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Valentine's Day Massacre Partie 1

 

Titre : Valentine's Day Massacre
Auteur : Flying Dutchess

Résumé : OS écrite à l'occasion de la St-Valentin 2008. Que fait notre barbier préféré en ce jour un peu particulier ?


Pairing : Aucun =)

Rating : K+

Warnings : Petite song fic. Ouais, je les aime bien ^^ La chanson utilisée est "14 février" de Nolwenn Leroy, car je trouve qu'elle colle parfaitement à ce que j'ai voulu décrire.

Disclaimer : Les personnages apparaissant dans Sweeney Todd ne m'appartiennent pas. On sait à qui ils reviennent de droit. La chanson utilisée n'est pas à moi non plus.

 

Valentine's Day Massacre


Il était 6 heures du matin et Londres était encore endormie. Les premiers passants se faisaient voir dans la rue. Ils étaient tous dotés de parapluies car il pleuvait fortement. Les nuages étaient si sombres et si épais qu'on aurait dit la fin du monde. Alors que la plupart des habitants dormait encore, un homme veillait, comme toujours. Il ne dormait jamais. Il était posté devant la grande fenêtre de la petite pièce qu'il avait élue pour domicile, et observait tout ce qui se passait à l'extérieur. C'est dans cette même pièce qu'il exerçait son art. Il était barbier, le plus habile de Londres, disait-on. Mais le plus sanguinaire également. Loin des regards, lorsqu'il recevait des clients qui n'avaient aucune famille ni personne pour se soucier de leur absence, il s'exerçait sur leurs gorges. Il les tranchait d'une oreille à l'autre, vidant ainsi ces pauvres diables de tout leur sang en quelques secondes. Ensuite, il les expédiait à Mrs Lovett qui s'occupait des les dépecer et d'en faire des tourtes à la viande qu'elle vendait par la suite dans sa boutique. Il faisait tout ça en attendant le moment propice, celui où le juge Turpin viendrait finalement frapper à sa porte. Il attendait de se venger de cet homme qui lui avait tout pris. Jusqu'à ce que cela arrive, tout le monde était logé à la même enseigne chez Sweeney Todd, personne n'avait droit à un traitement de faveur.

Le barbier était perdu dans son imagination et il n'entendit même pas frapper. Alors le jeune homme finit par entrer.

- Mr Todd, fit-il

- Qu'y a-t-il, Anthony ? demanda-t-il en se retournant vers lui

- Je viens de voir Johanna. Le juge est déjà partit au tribunal, alors j'ai pu lui parler.

- Il est encore très tôt...

- Oui, mais selon elle, il voulait se dépêcher de terminer ses affaires en cours car il veut rentrer tôt.

- Ah, pourquoi ça ? demanda le barbier intrigué

- Ne savez-vous donc pas quel jour nous sommes aujourd'hui, Mr Todd ?

- ...Non, j'avoue que j'ai perdu la notion du temps depuis quelques jours...

- Nous sommes le 14 février.

- La Saint-Valentin, murmura-t-il entre ses dents

Quelques souvenirs vinrent alors le hanter. Il se rappela les 14 févriers passés en compagnie de sa Lucy, lorsque tous deux étaient ensemble et heureux. Et le dernier qu'ils avaient passé ensemble était celui où leur petite Johanna était venue au monde. Il se souvint que sa fille fêtait ses 17 ans aujourd'hui même. La douleur l'envahit d'autant plus fort.

- Mr Todd... ?

- ...Je te prie de m'excuser, Anthony, j'étais perdu dans mes pensées.

- Johanna m'a demandé de l'aider, elle veut s'enfuir aujourd'hui, Monsieur.

- C'est tout à fait compréhensible...

- Monsieur... ?

Il regarda Anthony dans les yeux.

- Tu vas l'aider. Retournes-y et sors la de là-bas pendant que le juge est encore au tribunal. Ensuite, reviens avec elle ici, ou plutôt en bas chez Mrs Lovett, elle vous accueillera.

- Et le juge, Monsieur ?

- Je m'occupe du juge, rassura Todd

- Merci, Mr Todd, merci, fit Anthony avant de sortir en courant

Il resta figé quelques instants et repensa au passé. Il entendit du bruit et décida de descendre voir sa voisine car visiblement elle aussi était déjà levée.

Et en effet, Mrs Lovett passait un coup de chiffon sur son plan de travail pendant que Toby passait le balai. Lorsqu'elle vit le barbier arriver, elle arrêta tout de suite et lui sourit.

- Bonjour, Mr T. Comment allez-vous aujourd'hui ?

- Oh, je vais parfaitement bien, fit-il le regard vide et sans aucune intonation dans la voix

- Vous avez faim ?

- Non, je passais juste vous dire qu'aujourd'hui...

Il regarda alors Lovett lui faisant comprendre que le jeune garçon était de trop.

- Toby, tu devrais aller au bureau de poste voir s'il n'y a rien pour nous aujourd'hui, dit-elle

- Bien, M'dame, répondit-il en s'arrêtant de balayer

Une fois qu'il fût partit, Todd s'approcha d'elle.

- Je vous écoute, mon cher. Qu'aviez-vous à me dire ?

- Je crois que la marchandise coulera à flots aujourd'hui.

- Tiens donc et pourquoi ça ?

- C'est la Saint-Valentin... Oh et le petit va amener Johanna ici d'ici peu de temps. Je lui ai dit qu'ils pouvaient rester là en attendant que je m'occupe du juge.

- C'est noté, dit-elle

Il tourna les talons et avant de sortir il ajouta :

- Aujourd'hui est une journée vraiment spéciale.

- Très spéciale, Mr T, dit-elle en le regardant partir


Une fois qu'il fût remonté à sa boutique, il sortit un rasoir de son holster et commença à l'aiguiser lentement. Aujourd'hui, puisqu'il ne pouvait être heureux, alors personne n'y avait droit non plus. Sa rage et sa folie étaient des plus intenses. Tout en écoutant la pluie tomber contre la vitre de la grande fenêtre il repensait à cette date maudite.


Il y a des jours

Des jours où les dieux vous oublient

Où certains souvenirs vous pèsent

Des jours qu'il ne faudrait pas vivre

Où mettre entre parenthèses

Juste un jour

Que j'ai rayé

Pour toujours

14 février


Son premier client de la journée arriva vers 8 heures. C'était un dandy d'une trentaines d'années, grand et svelte. Il entra tout souriant en sifflotant un air gai.

- Mr Todd ?

- A votre service, Monsieur. Que puis-je pour vous ?

- Un rasage s'il vous plaît.

- Très certainement, donnez-moi votre manteau et asseyez-vous je vous prie.

Une fois que l'homme fût installé, Sweeney s'approcha de lui.

- C'est la Saint-Valentin qui vous met de si bonne humeur, mon bon Monsieur ? demanda-t-il

- En effet, voyez-vous j'ai rendez-vous avec ma fiancée tout à l'heure. Nous devons passer notre journée ensemble à pique-niquer.

- Aujourd'hui c'est un tarif spécial pour les amoureux.

- Oh vraiment ? demanda l'homme en regardant le barbier

- Oh oui, vraiment.

Il posa alors une main sur l'épaule du dandy afin de le maintenir fermement contre la chaise et lui ouvrit la gorge de l'autre avant que celui-ci de puisse hurler. Il le regarda agoniser quelques secondes puis le fit disparaître sous la trappe.

- Joyeuse Saint-Valentin, fit-il en essuyant son rasoir


Le client suivant ne tarda pas. Celui-là était plus âgé que le précédent, mais n'en avait pas l'air moins heureux.

- C'est ici les meilleurs rasages de la ville ? demanda-t-il

- Vous n'aurez jamais été rasé d'aussi près, répondit le barbier en souriant

L'homme s'installa sur la chaise et mit sa tête en arrière en fermant les yeux.

- Dois-je vous faire le traitement spécial Saint-Valentin ?

- Bien volontiers, répondit l'homme, ma femme n'en sera que ravie.

- Avec joie et transport alors.

Sans plus tarder, il trancha la carotide de l'homme faisant gicler le sang tout autour de lui. En le faisant passer à travers la trappe, il ajouta :

- En vous souhaitant une très bonne Saint-Valentin.


Le même sort fût réservé aux sept autres hommes qui avaient eu le malheur de venir frapper à sa porte en cette matinée. Alors que les visites semblaient se calmer, il s'assit quelques instants et prenant la photo de sa femme et de sa fille. Il observa le cliché avec une lueur de profonde tristesse dans les yeux. Il avait oublié la date d'aujourd'hui avant que le jeune Anthony ne la lui rappelle. Il avait oublié la douleur intense de ne pas être auprès de sa femme en ce jour avant qu'elle ne revienne le dévorer. Il avait oublié la tristesse destructrice de ne pas pouvoir fêter l'anniversaire de sa fille auprès d'elle avant qu'elle ne revienne l'envahir. Il avait oublié qu'en ce jour, ça faisait encore plus mal.


Il y a des jours

Des jours qui sont des ennemis

Pire que des vendredis 13

Des jours qui passent au ralenti

Sans que les pendules se taisent

Juste un jour

Du calendrier

Juste un jour

14 février


Ce n'était pas faute d'avoir essayé. Durant toutes ces années passées loin des deux femmes de sa vie il avait tenté de tout oublier et d'enterrer l'amour qu'il leur portait, mais tous ses efforts avaient été vains. Plus il essayait, moins il y arrivait. Le vide profond qui s'était installé au fond de son coeur le jour où on lui avait tout enlevé était comme un tatouage, une marque au fer rouge qui ne partirait jamais. L'amour qu'il leur portait était de plus en plus fort et n'avait d'égal que son espoir de les revoir un jour.


Quand on sait le temps

Quand on sait le mal

Que ça demande pour oublier


Quand on sait le vide

Quand on vit ce manque

En attendant de ne plus aimer

De ne plus aimer




Mrs Lovett monta le voir. Il n'avait toujours pas bougé de la chaise, la photo à la main.

- Je vous amène le déjeuner, dit-elle

Il ne réagit pas alors elle s'approcha.

- Mr T... ? Tout va bien ?

- Tout va bien dans le meilleur des mondes, Mrs Lovett.

- Mouais... Je suis passée vous apporter à manger et vous prévenir que le garçon avait ramené la petite.

Il fût soudain tiré de sa rêverie.

- Elle est ici ?!

- En bas, chez moi. Je leur ai donné à manger et à boire. Ils sont dans la salon maintenant, ils discutent de la Saint-Valentin. Vous devriez peut-être aller les voir.

- ...Non. Pas tout de suite.

- Cela fait des années que vous attendiez ce moment, non ?

- Si. Mais je dois faire quelque chose avant.

- Quoi ?

Il se leva sans rien dire.

- Où allez-vous ?

- Je ferme la boutique, j'ai une course à faire.

Elle comprit que ce n'était pas la peine d'insister, il n'allait rien lui dire. Alors elle se retira. Lorsqu'elle fût partie, il s'empara de deux rasoirs et les rangea soigneusement dans son holster en cuir après avoir vérifié qu'ils étaient parfaitement aiguisés. Il enfila sa veste et sortit.

Il marcha d'un pas rapide et sûr, ne s'arrêtant pas sur son chemin, ne saluant personne, en regardant droit devant soi. Le moment tant attendu était enfin arrivé. Il allait obtenir la vengeance tant attendue. Lorsqu'il arriva devant le tribunal, il s'arrêta quelques instants et observa l'édifice. Puis il finit par y entrer. Il regarda autour de lui, sentant les mauvais souvenirs remonter. Il tourna à gauche et arriva à un long couloir. Au bout de celui-ci, se trouvait le bureau qu'il cherchait. Et à l'intérieur de celui-ci, se trouvait l'homme qu'il cherchait. Le juge Turpin. Alors qu'il se dirigeait vers la porte, il croisa le bailli Bamford. Après s'être assuré que personne ne pouvait le voir, il l'égorgea et le laissa baigner dans son sang au milieu du couloir. Il alla alors frapper à la porte du juge et entra.

- Monsieur Todd, fit-il

- Bonjour, Juge Turpin.

- Que puis-je pour vous ?

- J'ai une affaire qui traîne depuis trop longtemps. Et ce n'est qu'avec vous que je pourrai enfin y mettre un terme.

- Vraiment... ?

- Oui.

- Dîtes m'en plus, je vous prie, fit le juge intrigué

- Tout à commencé il y a une quinzaine d'années...

En parlant, le barbier se promenait dans la pièce, doucement et calmement, essayant de déstabiliser son interlocuteur.

- Une quinzaine d'années, vous dîtes...

- Oui. A cette époque, vous avez injustement fait mettre un jeune barbier en prison, afin de lui voler sa femme, la belle et douce Lucy Barker.

- Non..., commença le juge en se levant, ce n'est pas possible...

- Pourtant, si, Juge Turpin.

- Benjamin Barker !

- Ne vous méprenez pas. C'est Sweeney Todd à présent.

- Vous êtes complètement fou.

- Nul doute à ce sujet. Et Mr Todd s'est promis une chose.

- Laquelle ?

- D'obtenir vengeance.

Il sorti alors un rasoir et le déplia. Le juge eût un mouvement de recul.

- Je vous conseille de ranger ça tout de suite, Barker.

- Allons, approchez. Cela ne durera qu'une minute.

Il essaya de fuir, mais Todd le rattrapa aussitôt et l'immobilisa contre le mur.

- Vous m'avez tout volé. Tout, jusqu'à ma liberté. Et toutes ces années à pourrir au fond d'une cellule m'ont fait devenir ce que je suis aujourd'hui. Voyez cette mèche grise sur ma tête, dit-il en la montrant à l'aide de son rasoir, voyez ce que je suis devenu ! Tout ça n'est que le fruit de votre abominable machination !

- Barker, je vous somme de me lâcher sur le champ !

- Comme vous voudrez.

Il le lâcha et alors qu'il tenta à nouveau de fuir, le barbier lui cassa une chaise sur le dos, ce qui le fit tomber en avant. Il s'approcha ensuite de lui et lui souleva la tête par les cheveux.

- Je vous souhaite de passer une très bonne Saint-Valentin, Juge Turpin. Ce soir, en enfer, levez un verre à ma santé !

Puis il passa la lame de son rasoir sous la gorge du juge et l'ouvrit d'un geste rapide et sec. Il le laissa se vider de son sang et rangea son rasoir. Il ouvrit ensuite la fenêtre et sortit en vitesse en s'assurant que personne n'ait pu le voir.


Il arriva trempé à la boutique. Sur le chemin du retour, il s'était mis à pleuvoir mais cela ne l'avait guère pressé. Il avait laissé l'eau glisser sur son corps afin de laver toutes les mauvaises choses qui le hantaient depuis trop longtemps. Mrs Lovett l'accueillit en passant une couverture autour de ses épaules.

- Asseyez-vous ici, je vais vous servir un bon thé chaud, dit-elle

Il s'assit en soupirant. Elle posa une tasse devant lui et la remplit du liquide bouillant.

- Voilà, mon bon ami, buvez, ça va vous faire du bien.

Il observa la vapeur émanant de la tasse, sans la toucher. Lovett s'assit en face de lui et posa ses coudes sur la table.

- Alors, où étiez-vous passé ?

- ...

- Mr T... ? Vous m'entendez ?

- Je suis allé voir le juge.

- Ca y est ? Vous l'avez fait ?

- A l'heure qu'il est il doit y avoir des litres de sang autour de lui.

- C'est merveilleux ! Vous allez enfin pouvoir mettre toute cette histoire derrière vous.

Il ne répondit pas. Le jeune Anthony arriva alors en compagnie de Johanna.

- Mr Todd ?

Il leva la tête.

- Tu n'as plus rien à craindre Anthony, le juge ne te causera plus d'ennui.

- Oh, merci Monsieur. Je vous en serai infiniment reconnaissant.

- ...

- Je tenais absolument à vous présenter Johanna.

Le barbier posa les yeux sur la jeune fille. Il fût émerveillé par sa beauté et sa grâce. Sa ressemblance avec Lucy était flagrante.

- Je suis ravie de faire votre connaissance, Mr Todd. Anthony m'a beaucoup parlé de vous. Il m'a dit que c'est grâce à vous que nous pouvons enfin être ensemble et heureux.

Il esquissa un sourire.

- Je vous souhaite tout le bonheur du monde, répondit-il

Les deux jeunes gens sourirent.

- Ce soir j'emmène Johanna au restaurant, afin de fêter la Saint-Valentin, dit Anthony

- C'est une très bonne idée, Anthony, fit Todd, amusez-vous bien.

- Nous n'y manquerons pas, Monsieur. De plus, nous fêterons également les 17 ans de Johanna ce soir, c'est son anniversaire.

Il leva les yeux et la regarda.

- Je te souhaite alors le plus joyeux des anniversaires, Johanna...

- Merci, Monsieur, répondit-elle en souriant

- Nous devrions y aller si nous ne voulons pas être en retard, dit Anthony

- Oui, oui allez-y et soyez sans crainte. Vous êtes libres.

- Merci, Monsieur, répétèrent les deux en choeur avant de quitter la pièce

- Pourquoi n'avez-vous rien dit ? demanda Lovett

- ...Je n'ai pas pu.

- Mr T, vous attendez ce moment depuis si longtemps et maintenant que vous avez l'opportunité de serrer votre fille dans vos bras, vous ne dîtes rien.

- Ce n'était pas le bon moment.

- Y'a-t-il vraiment un bon moment pour retrouver ceux qu'on aime ?

Il se leva sans répondre et se dirigea vers la porte.

- Où allez-vous ?

- Je remonte.


La nuit était tombée. La pluie avait cessé et avait laissé place aux étoiles et à un ciel clair. Le barbier était assis sur son lit, près du berceau qui avait autrefois appartenu à Johanna. Il se souvenait dès heures d'insomnies passées à la bercer afin qu'elle s'endorme et à lui chanter des berceuses. Il tenait sa poupée dans ses mains, cette poupée que lui et sa Lucy avaient acheté pour leur bébé le jour de sa venue au monde. Johanna ne s'endormait jamais sans elle. Tout semblait terminé à présent. Il avait eu sa vengeance et allait pouvoir recommencer à vivre. Cela semblait simple, et pourtant... Le fait de tuer le juge n'avait pas comblé le vide au fond de son coeur. Cela avait ravivé la flamme destructrice qui brûlait en lui et qui avait transformé son âme en cendres. Il n'était pas heureux et avait toujours envie de trancher d'autres gorges innocentes.


Il y a des nuits

Qu'on ne voudrait pas voir venir

Vous mettent au bord d'une falaise

Des nuits trop blanches pour s'enfuir

Parce qu'elles vous rendent mal à l'aise

Comme ce jour

Du sablier

Juste un jour

14 février


Il entendit frapper à la porte et vit Mrs Lovett entrer. Elle portait une robe rouge sang et avait remonté ses cheveux. Il l'observa sans rien dire.

- Venez avec moi, Mr T, dit-elle

- Où ça ?

- Venez, vous verrez.

Il se leva et reposa la poupée dans le berceau avant de suivre Lovett.
Lorsqu'ils arrivèrent chez elle, elle le fit entrer dans le salon. Là, elle avait installé une petite table ronde sur laquelle elle avait mit une nappe des plus blanches, allumé quelques bougies et orné le tout d'un dîner encore chaud.

- J'ai pensé que nous pouvions fêter ce qui s'est passé aujourd'hui ainsi que la Saint-Valentin. N'est-ce pas une bonne idée ?

- Si, Mrs Lovett... si.

- Asseyez-vous je vous en prie. J'ai envoyé Toby chez une amie pour la nuit.

Il tira une chaise et s'assit. Elle amena deux verres et une bouteille de vin.

- C'est une très vielle bouteille, que je gardais pour une occasion spéciale. J'ai pensé que nous pouvions la déboucher ce soir.

- Comme il vous plaira, fit-il

Elle ouvrit alors la bouteille et versa le vin. Elle prit un verre et le leva.

- A votre santé, Mr T, et à nous.

Il se contenta de boire le contenu de son verre d'un seul coup.

Ils passèrent la soirée à manger ce qu'elle avait préparé. Ils parlèrent peu, Mrs Lovett avait pourtant essayé mais n'avait pas réussi à lui faire dire quoi que ce soit. Juste quelques "oui" et "non" par ci, par là. Aux alentours de 11 heures, il décida de rentrer chez lui.

- Merci d'être venu, Mr T. Cela m'a rendue vraiment heureuse.

- Heureuse, vraiment ? fit-il

- Oui. Je suis certaine que c'est le début d'une grande histoire pour nous.

Il ne répondit rien et tourna les talons.


To Be Continued ....

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Commentaires (2)

1. JessSwann Le 30/10/2008 à 17:30

ATTENTION NE RATEZ PAS LA FIN DE L'HISTOIRE !!! RUBRIQUE VDM Partie 2
Enjoy

2. Julie Le 30/10/2008 à 17:55

Je vais aller lire ça de suite !
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Dernière mise à jour de cette page le 30/10/2008
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