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Trop Jeune Pour Etre Veuve By RVK

Auteur : RVK

Disclaimers : Jack est une création Disney

Résumé : Comment Jack Sparrow est il entré en possession de l'une de ses bagues ? Jack POV

Rating : T

Genre : One Shot, Romance, Lime...



Trop jeune pour être veuve

L'Espagne... je n'avais plus foulé son sol depuis tant d'années... je n'ai pas grand souvenir de ces terres là. Il n'y règne aucune agitation, pas même au port.
A vrai dire, je m'y ennuie à mourir alors je bois !
J'y viens pour affaires : échanger quantité de bijoux pour des devises. Il m'arrive de me réviser au dernier moment et d'enfiler à mon doigts une bague que je refuse de céder... puis je finis par jouer l'objet dans une taverne pour me saouler ou l'échanger pour quelques tonneaux d'alcool local.

Dans cet endroit là, je ne m'attendais pas à croiser le destin d'une femme...
Son arrivée a soulevé murmures et ricanement dans la taverne : « Voilà la veuve ! »
Veuve ? Je me retourne et je suis subjugué par son visage potelé et enfantin, front balayé par une lourde frange sombre, anglaises qui encadrent son visage. Sa peau est fine et blanche... ce n'est pas la fille d'un paysan ou d'un marin ; sa tenue et sa peau m'indiquent qu'elle vient de la haute société du pays.
Qu'est-ce qu'une blanche colombe vient chercher dans un endroit pareil ?!
Les hommes se pressent autour d'elle et la provoquent, lui manquant de respect. Ce spectacle m'est insupportable. Je quitte les lieux. Au moment de passer à côté d'elle, nos regards se croisent.
« Le pirate Sparrow... » souffle-t-elle.
« Nous nous connaissons ? » demandais-je en m'arrêtant un moment.
« Qui n'a pas entendu parler de l'homme qui a pillé Nassau sans un coup de feu ? »
« N'attachez pas tant d'importance aux légendes, elles enflent souvent en voyageant d'un continent à l'autre. » Je joue le blasé mais quelque part ma notoriété grandissante me flatte !
Elle s'accroche soudain à mon bras : « Venez... nous serons plus tranquilles pour discuter hors de ce lieu. Je vous attends depuis si longtemps... »
Les marins autour de nous s'esclaffent ! Je me dégage de son emprise : « Nous n'avons rien à faire ensemble. Vous semblez avoir été élevée dans la soie et la dentelle. Moi je ne connais que le goût salé de l'océan. » Je bluffe, bien sûr !...
Je quitte la taverne. L'intérêt que me porte cette jeune veuve ne me laisse pas indifférent ! Je réglerai cela ultérieurement. Chemin faisant je commence à me renseigner sur le lieu de sa résidence, ainsi que de sa situation. Elle est bien veuve depuis près d'un an maintenant. « Trop jeune pour être et rester veuve... » songeais-je.
En outre, elle a toujours fréquenté le port et ses tavernes, fascinée par les hommes se trouvant là... et trop souvent délaissée par son mari, richissime homme d'affaires ayant prospéré dans toutes sortes de négoces.

Je ne refuse jamais le regard accordé par une femme... voilà bien longtemps que je n'ai pas goûté à la peau blanche et parfumée d'une lady... faire l'amour dans des draps de soie, hmmm... voilà une idée qui me tente. On peut être pirate et aimer la délicatesse, ce n'est pas incompatible, croyez-moi !
Ma grande particularité est d'avoir envie de goûter à tout... de fait, je me lasse rapidement des femmes de mauvaise vie qui pullulent dans les ports ! Je ne prends que le plaisir dû et pour lequel je suis sensé payer... pour finir dans ce qui me sied le plus : une pirouette qui roule la fille et me permet de m'éclipser sans aucun paiement ! Oui, je crois que c'est là le plus intéressant : le défi de prendre sans payer, de trouver le stratagème me permettant de me « servir » sans y mettre le prix !

Je me rends donc précautionneusement, la nuit tombée, jusqu'à la résidence de cette veuve.
La bâtisse se trouve à flanc de colline.
Il m'est aisé d'enjamber les quelques terrasses me menant aux balcons. Je finis par me retrouver sur le seul éclairé. Elle se trouve là, devant la coiffeuse, à se brosser les cheveux – que je n'imaginais pas si longs, du reste, de couleur comparable à de la soie noire. Je frappe à la fenêtre. Elle se lève d'un trait : « Qui est-ce ? » demanda-t-elle un peu inquiète.
« Auriez-vous préféré que je m'annonce auprès de vos gens ? »
Reconnaissant ma voix, elle vient m'ouvrir.
« Le pirate Sparrow... » dit-elle, les yeux brillants.
J'attrape doucement sa main et y pose mes lèvres : « Vous m'honorez, Madame. »
Mon attitude est diamétralement opposée à celle que j'avais dans la taverne.
Sa chambre est parfumée. Sa peau aussi...
« Voilà bien longtemps que cette chambre n'a plus vu la fréquentation d'un homme... excusez-moi donc de me montrer troublée par votre présence. »
« Ce n'est rien. » dis-je en commençant à inspecter la chambre, tout à mon aise. Coffret à bijoux... penderie... bougeoirs... pièces de valeur...
Je m'installe sur un fauteuil tapissé par un très beau brocard, monte mes pieds sur la petite table attenante, me saisis d'un fruit et y mord avec appétit.
Elle est debout et me regarde, un peu étonnée par mes manières.
« Allons, Madame, mettez-vous à votre aise... » dis-je en finissant mon fruit.
J'attrape un livre sur la table : « Vous possédez une fascination pour les pirates... » dis-je en lisant le titre de l'ouvrage.
« Depuis mon enfance, il est vrai... » avoue-t-elle.
« Jusqu'où cette fascination serait-elle capable de vous mener, Madame ? »
Ma question fouille en elle.
« Vous... vous êtes un homme plaisant... » bredouille-t-elle.
Un silence... que je brise par une boutade.
« Vous vous remarirez, Madame ? »
« Pardon ?... »
« Il n'est pas bon pour une femme de demeurer seule. » dis-je en me levant et en me dirigeant d'un pas doux vers elle, en roulant des hanches.
« Aucun homme... ne m'a convaincue de me marier à nouveau. »
« Voulez-vous dire... qu'aucun homme... n'a trouvé grâce à vos yeux ? »
J'accompagne mes dires par un geste lent de la main, remettant une de ses mèches de cheveux en arrière : « Vous savez... je pense que vous devriez cesser d'entretenir votre goût pour les pirates ; ce ne sont pas des hommes fiables. »
Le ton dont j'ai usé est si doux qu'il me semble qu'elle n'a même pas pris garde au contenu de ma phrase et à cette mise en garde.
« Pensez-vous vraiment que nous soyons en mesure de choisir le type d'hommes que la raison nous recommanderait ? »
« Allons, Madame... ne tentez pas le pirate que je suis. » alors que je pense exactement le contraire : « Continuez à me tenter, Madame !... »
Je suis proche de ses lèvres. C'est ma moustache qui effleure d'abord sa peau. Le rendu est somptueux de sensualité... je n'ose pas immédiatement le baiser ; j'aime ce qui est indirect. De plus, on ne brusque pas une femme de laquelle on compte obtenir quelque chose...
Ses mains viennent de s'accrocher aux pans ouverts de ma chemise.
« S'il vous plaît... juste une nuit... juste cette nuit... » me murmure-t-elle à l'oreille.
Quel homme dirait non ? La tête me tourne un bref moment ; de telles paroles sont étourdissantes de beauté... et ont sur moi un effet dévastateur... il est inutile de réitérer deux fois ce type de demande.
D'une main soulevant sa lourde chevelure, je pose mes lèvres sur son cou. Douce, blanche et parfumée... son corps ploie contre le mien. Elle est à moi.

****

C'est un cauchemar qui me tire du sommeil. Il est près de 3 heures du matin...
A côté de moi, la beauté s'est endormie.
Je me redresse prudemment et ramasse mon pantalon, enfile ma chemise, mes bottes, récupère un à un mes effets.
Je me remémore une ultime fois son corps gracieux, aux formes délicieusement arrondies... je suis à deux doigts de siffler un air mais me reprends au dernier moment.
Avant de boucler mon baudrier et mes ceintures, je traîne le regard du côté du coffret à bijoux.
Non qu'elle me le doive... comme les pies, je suis attiré par ce qui brille !
Je suis immédiatement séduit par une bague d'assez grosse taille, à motifs sur pierre noire.
Je la passe à l'annulaire gauche. Parfaite ! J'en tirerai un bon prix !...
Je me retire de la même manière que je suis venu.

****

Le soleil inonde ma face. L'horizon s'offre au Pearl. Les cales pleines de rhum. Plein Sud !
Je regarde le bijou à mon doigt. Son goût subsiste sur mes lèvres. Il est fort probable que je garde ce souvenir... eh oui, que vous le croyiez ou non, je suis un pirate sentimental !...

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Dernière mise à jour de cette page le 01/06/2008
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