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Le Tourbillon de la Vie

 

Titre : Le Tourbillon de la Vie
Auteur : Flying Dutchess

Résumé : Petite OS sur le passé de Sweeney, avant qu'il revienne à Londres pour trancher les gorges =) encore (et toujours) en chanson.


Pairing : Sweeney/OC (pas de Mary-Sue, hein U.u)

Rating : K ou K+

Warnings : A priori aucun. Sauf peut être que la chanson est "Le tourbillon de la vie" de Vanessa Paradis.

Disclaimer : Sweeneychou ne m'appartient pas, mais la petite OC, si. La chanson n'est pas à moi non plus. Et voilààà.


Le tourbillon de la Vie



La légende raconte qu'il y avait un barbier, d'une dextérité exceptionnelle qui maniait la lame comme personne. Un barbier jeune et naïf, marié à une femme si belle qu'elle était le centre de toutes les convoitises. Une femme qu'il aimait tellement qu'elle était toute sa vie. Ils avaient une petite fille et filaient le parfait amour. Jusqu'au jour où le barbier perdit tout ce qu'il avait. Un autre homme avait décidé de s'emparer de sa femme et de sa fille, un homme plein de pouvoir qui le fit juger puis enfermer afin d'avoir le champ libre. Alors le barbier passa 15 longues années en prison, à suer et a espérer qu'un jour il pourrait revoir sa bien-aimée et leur fillette. Durant ces 15 longues années il nourrissait ce rêve qui lui était si cher, mais il avait également un autre rêve. La vengeance. Elle s'était emparé de lui, le faisant devenir petit à petit quelqu'un d'autre, lui faisant oublier peu à peu le visage de sa femme, allant jusqu'à frôler la folie et à ne devenir qu'un spectre et une ombre. Il avait changé, ce n'était plus le même homme. En sortant de prison, arborant une mèche grise sur sa chevelure foncée, un regard vide et sombre, il avait pris une autre identité et il parcourait le monde, à la recherche d'on ne sait quoi. On raconte que lui même l'ignorait. Mais il ne s'arrêtait jamais de voyager, ne restant jamais longtemps au même endroit, espérant qu'un jour, il obtiendrait enfin la vengeance et le salut.


Un navire l'avait mené jusqu'à une nouvelle destination. Après avoir débarqué, il erra dans les ruelles sombres de la petite ville portuaire. La nuit était tombée et avait amené la pluie. Les habitants étaient bien au chaud chez eux et il n'y avait personne sur sa route. Les rarissimes personnes qu'il croisait hâtaient leur pas ou rebroussaient chemin en le voyant, ayant l'impression d'apercevoir un fantôme. Cela ne lui importait guère, il continuait à marcher à travers la ville sans se soucier de la pluie. Après avoir traversé la place du marché, il arriva au coin d'une rue dans laquelle se trouvait une taverne. Il fut tout de suite attiré par une douce voix féminine et singulière venant de l'intérieur. Il décida alors d'entrer afin de satisfaire sa curiosité. Il s'assit à une table et se fit servir un verre. Puis il posa son regard sur l'une des plus belles créatures qu'il avait jamais rencontré en ce bas monde. La jeune fille ne devait pas avoir plus d'une vingtaine d'années. Elle avait une longue chevelure dorée et ondulée et une silhouette à couper le souffle. Elle était chanteuse dans cet établissement et toutes les personnes la connaissant l'adoraient. Il se laissa bercer par sa voix porteuse de rêves, sans détourner son regard d'elle.


Elle avait des bagues à chaque doigt,

Des tas de bracelets autour des poignets,

Et puis elle chantait avec une voix

Qui sitôt m'enjôla


Une fois qu'elle eût fini de chanter, elle alla s'asseoir au bar et bu quelques gorgées de cidre, tout en discutant avec l'aubergiste qu'elle avait l'air de bien connaître. Le barbier n'avait pas bougé d'un pouce. Il avait toujours son regard sur elle, l'observant de haut en bas, de bas en haut, suivant les magnifiques courbes de son merveilleux corps. Sentant qu'elle était épiée, la jeune femme tourna la tête et le vit assis là, immobile. Le personnage l'intriguait. Elle n'avait jamais vu cet homme auparavant et le mystère qui semblait l'entourer la poussa à le rejoindre à sa table.

- Bonsoir, fit-elle

- Asseyez-vous, je vous en prie, se contenta-t-il de dire

Elle remarqua alors son accent londonien.

- Vous venez de loin, il me semble.

- Oui, je crois qu'on peut dire ça, répondit-il sur un ton ironique

Après qu'elle se soit installée en face de lui, ils se présentèrent l'un à l'autre et engagèrent une longue conversation. Au cours de celle-ci, il n'avait cessé d'être intrigué par le bleu profond de ses yeux et son visage à l'air si innocent, mais sachant bien cacher son jeu. Elle avait un sourire particulier qui l'attirait. Il n'arrivait pas à le croire, mais il sentait son coeur s'emballer. Elle avait réussi à le toucher et à l'émouvoir.


Elle avait des yeux, des yeux d'opale

Qui m'fascinaient, qui m'fascinaient,

Y avait l'ovale d'son visage pâle

De femme fatale qui m'fut fatal


La nuit leur appartint. Elle l'avait invité à la suivre dans sa chambre située à l'étage. Lorsqu'il lui avait demandé si elle faisait ça avec tout le monde, elle avait sincèrement répondu non. Au cours des heures qui suivirent, ils se découvrirent l'un l'autre, dans les moindres détails, réchauffant ainsi leurs coeurs et leurs corps respectifs. Au lendemain matin il avait quitté la ville, lui promettant de revenir la voir bientôt. Et ce fût chose faite, car il se rendit à nouveau dans cette taverne quelques semaines plus tard.


On s'est connus, on s'est reconnus,

On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue

On s'est retrouvés, on s'est réchauffés

Puis on s'est séparés


Chacun pour soi est reparti

Dans l'tourbillon de la vie

Je l'ai revue un soir, aïe, aïe, aïe !

Ça fait déjà un fameux bail


Après leur deuxième rencontre, il se passa un long moment sans qu'ils se rencontrent à nouveau. Il était retourné une fois à ce fameux endroit, mais ne l'avait pas trouvée. Elle était partie, lui avait-on dit. Alors il décida de reprendre la mer à la découverte de nouveaux horizons. Et ce fût chose faîte. Il fit presque le tour du monde, découvrant ainsi ses merveilles et ses pires bas-fonds, ne trouvant jamais ce qu'il cherchait éperdument. Il sombrait un peu plus chaque jour et son désir de vengeance ne cessait de grandir. Un soir, alors que le navire qui le transportait mouilla dans un port pour la nuit, il décida de visiter la ville. Mais au lieu de ça, il se rendit à la taverne la plus proche afin d'essayer de noyer son chagrin dans un verre ou deux. Lorsque la serveuse s'approcha de lui afin de prendre sa commande, il fut surpris en levant les yeux de la trouver là. Elle avait prit quelques années, mais n'avait pas changé. Elle semblait encore plus belle. Le hasard avait bien fait les choses.

- Vous avez une sale mine, dit-elle

Il ne réagit même pas, il baissa juste la tête. Elle s'assit alors près de lui.

- Que se passe-t-il ?

- Vous chantez toujours ? demanda-t-il

- Non. Ce temps-là est révolu. Aujourd'hui je ne suis que serveuse ici. Je ne suis plus assez jeune et belle pour chanter.

- Vous l'êtes pour moi.

- Ce n'est pas ce que pensent les gens.

Il la regarda alors droit dans les yeux.

- Ne laissez pas les autres guider votre destin...

Elle n'avait pas compris sa dernière phrase, mais voyant qu'il allait mal, elle le pris par le bras et l'emmena dans une chambre à l'étage. Il s'assit sur le lit et regarda son doux visage.

- Chantez pour moi, s'il vous plaît, dit-il

Elle s'approcha de lui et prit sa tête dans ses bras, la posant contre son ventre, puis elle commença à chanter. Il ferma les yeux et se laissa bercer par sa douce voix, ne retenant pas les quelques larmes qui coulaient le long de ses joues.


Au son des banjos, je l'ai reconnu

Ce curieux sourire qui m'avait tant plu

Sa voix si fatale, son beau visage pâle

M'émurent plus que jamais


Plus tard, ils firent l'amour. Il avait essayé de chasser toutes ces choses qui occupaient son esprit sans succès. Sa femme et sa fille lui manquaient terriblement. Il ne comptait plus le nombre d'heures où il était resté sans rien faire dans l'obscurité, à penser à elles. Il s'allongea près d'elle et attrapa une bouteille qui était posée non loin de là.

- Chantez encore, s'il vous plaît.

Elle se tourna sur le côté et se mit à chanter à nouveau. Il l'écoutait tout en buvant de larges gorgées de rhum, espérant que cela allait l'aider à oublier quelques heures. Il finit par s'endormir dans l'ivresse. Il ne fût réveillé qu'au petit matin par des baisers sur son front. En ouvrant les yeux, il sentit la migraine s'emparer de lui.


Je me suis soûlé en l'écoutant

L'alcool fait oublier le temps

Je me suis réveillé en sentant

Des baisers sur mon front brûlant


Le soir même, il était reparti. Il lui avait à nouveau promis de revenir un jour ou l'autre, espérant qu'elle ne quitterait pas cette taverne cette fois. Au bout de quelques semaines, il était revenu la voir et ils se sont retrouvés comme au premier jour. Elle était heureuse de retrouver cet homme qui la fascinait et n'avait pas résisté à son charme.


On s'est connus, on s'est reconnus,

On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue,

On s'est retrouvés, on s'est réchauffés

Puis on s'est séparés


Chacun pour soi est reparti

Dans l'tourbillon de la vie

Je l'ai revue un soir ah la la

Elle est retombée dans mes bras


Après quelques jours passés ensemble, à se raconter leur vie, elle lui fit une proposition qu'il ne refusa pas. Il ignorait pourquoi il avait accepté, mais il l'avait fait. Il lui promit de rester auprès d'elle pour toujours. Après tout, il se sentait bien auprès de cette femme, elle réchauffait son coeur et cela lui faisait le plus grand bien.


Quand on s'est connus,

Quand on s'est reconnus,

Pourquoi s'perdre de vue,

Se reperdre de vue ?

Quand on s'est retrouvés,

Quand on s'est réchauffés,

Pourquoi se séparer ?


Alors tous deux, on est repartis

Dans l'tourbillon de la vie

On a continué à tourner

Tous les deux enlacés


Mais cela ne dura guère. Il n'arrivait pas à oublier l'amour qu'il portait à sa femme et n'arrivait pas à se résigner à faire un trait sur elle et à refaire sa vie avec une autre, une pâle copie, une aventure. Leur relation se dégrada alors. Elle avait tout fait pour le retenir auprès d'elle, lui promettant même de l'aimer plus que cette femme ne l'avait jamais fait. Cela le mit dans une rage folle. Il ne supporta pas qu'on rabaisse la seule femme qui ait jamais compté pour lui, celle pour laquelle il vivait encore et qu'il espérait malgré tout revoir un jour.


La légende raconte qu'il y avait un barbier, d'une dextérité exceptionnelle qui maniait la lame comme personne. Un barbier assoiffé de vengeance prêt à tout pour obtenir ce qu'il cherchait. On retrouva la chanteuse baignant dans son propre sang, la gorge coupée d'une oreille à l'autre avec une précision incomparable. Personne ne sût jamais ce qui s'était vraiment passé ni les motivations du tueur. Quant à lui, il décida alors de se rendre à Londres pour trouver enfin ce qu'il cherchait depuis si longtemps. Et la légende dit que Sweeney Todd, fût le barbier le plus diabolique que le monde ait jamais porté et qu'il exerçait son art à Fleet Street, à Londres. Et que toutes les personnes s'étant retrouvées sous sa lame avaient mystérieusement disparu.

 

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Dernière mise à jour de cette page le 30/10/2008
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