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Chapitre 5 Une main libre ?

Bien voilà le 5 eme chapitre, on invite les lecteurs à laisser des comm hein !! 

 

Chapitre 5

Elizabeth trébucha lorsqu'il la repoussa vers le lit, sa progression étant rendue maladroite par l’étroitesse de la coupe des vêtements qu'elle portait. Son regard se teinta d'effroi en voyant la lame dans la main de l'homme qui lui faisait face. Levant les yeux jusqu'à son visage, elle rencontra ses prunelles sombres et ce qu'elle y lut fini de la terrifier pour de bon.

D'un geste guidé par l'instinct elle s'empara d'un lourd chandelier de bronze, le serrant entre ses mains tremblantes
"N'approchez plus ! Je ne vous ai rien offert et vous n'aurez rien de moi !!! Je ne vous laisserais pas me toucher !! Un pas un seul et je vous jure que vous le regretterez ! Jamais vous ne me posséderez !!" Hurla t'elle d'une voix que la peur rendait stridente, le coeur battant à tout rompre, regrettant à présent amèrement de s'être mise dans une telle situation, tandis que ses yeux fouillaient la pièce à la recherche d'une échappatoire

Sao Feng conserve un sourire aux lèvres, qui ne dit rien de bon à la jeune femme…
Continuant de s’approcher, acculant toujours davantage Elizabeth vers le lit , le pirate lève bien haut sa main armée…menaçante….Et lui envoie finalement une gifle magistrale de l’autre

Elizabeth poussa un cri lorsque la main de Feng heurta sa joue, la repoussant contre les bords du lit sur lesquels elle trébucha, basculant en arrière et retombant maladroitement sur le matelas. Des larmes brûlantes commencèrent à rouler sur ses joues alors qu'elle le voyait se rapprocher, elle se mordit les lèvres ne voulant pas ajouter des suppliques à son humiliation

Ses yeux fouillaient toujours la pièce à la recherche d'une idée mais elle était trop affolée pour raisonner correctement. Ses mains serraient toujours le chandelier dont elle s'était munie, le gardant contre elle comme s'il pouvait la protéger. Ses prunelles embuées rencontrèrent, celles froides, de Sao Feng qui s'approchait inexorablement d'elle...

Sao franchit les mètres qui le séparaient d’Elizabeth avec une lenteur toute calculée…Le seigneur pirate savourait la peur, la surprise qu’il lisait dans les yeux de la jeune effrontée…
Cette apprentie aventurière allait apprendre ce qu’était réellement la piraterie.
Tôt ou tard cette belle ingénue aurait été amenée à perdre ses amusantes illusions…Mais Sao Feng , dès qu’il l’avait vue, avait décidé que ce serait lui, qui déniaiserait cette farouche beauté.

Feng était à présent tout prêt d’Elizabeth, et paraissait si grand, si puissant , alors qu’il la dominait de toute sa hauteur…Le pirate se dressait debout, son couteau toujours en main, devant les jambes ouvertes de l’effrontée ( encore une preuve d’une trop grande assurance, ou d’une innocence qui dépassait tout ce que Sao avait connu…)


Nul prince charmant , nul corsaire aux frasques tonitruantes ne viendrait , cette fois, tirer Elizabeth d’affaire.

Sao savait que la fille aux abois suivrait avec appréhension chacun de ses gestes. Il s’appliqua alors à capter son regard, et à le garder prisonnier, ses yeux noirs s’écarquillant à la manière de quelque reptile hypnotisant sa proie.
Avec des gestes tout aussi lents qu’un prédateur au sang froid, Sao se voûta, lentement, très lentement, il fléchit ses appuis…





Et d’un bond, il fut sur le lit.

A califourchon sur Elizabeth…Sans qu’elle n'ait rien pu faire pour l'anticiper.

Elizabeth poussa un cri de pure terreur cette fois en le sentant sur elle, le poids de son corps l'empêchant de faire le moindre mouvement. Les larmes perlaient à ses paupières sans qu'elle tente de les retenir,se déversant en flot continu, toute fierté disparaissant à mesure qu'elle réalisait dans quelle situation elle s'était fourrée. Entre ses larmes elle lut la volonté inexorable de Feng dans son regard, son désir qu'il ne parvenait pas tout à fait à cacher, tandis qu'elle sentait son coeur s'affoler

Elle gémit lamentablement avant d'essayer de récupérer un reste de dignité, se débattant pour échapper à ce corps qui l'écrasait. Les mains de Sao Feng saisirent ses poignets, l'immobilisant sans effort, Elizabeth se débattit de plus belle, tentant de se rapprocher du couteau que Feng avait laissé tomber pour lui saisir les mains. Mais elle n'arrivait à rien, l'homme ayant véritablement une poigne de fer, ne bougeant pas un muscle et paraissant la maintenir sans effort tandis qu'elle s'épuisait peu à peu dans des gestes désordonnés guidés par la panique. Des sanglots dans la voix,oubliant toute dignité, elle finit par s'adresser à son geôlier

"Je vous en prie ... laissez moi partir "

Avec une virile fermeté , Sao Feng remonta les poignets prisonniers d’Elizabeth au dessus de sa tête, les plaquant sur le matelas.

Usant de son poids, l’intraitable pirate les immobilisa alors sans douceur, assurant sa prise d’une main seulement.


Sa main libre, Sao vînt prendre le menton de la jeune anglaise, qui , encore quelques minutes auparavant, osait toiser le seigneur des mers le plus craint d’Asie avec tant d’arrogance ...Et croyait pouvoir s'en tirer à bon compte.



Plantant ses prunelles noires cruelles, dans laquelle dansait à présent un feu bien masculin, Sao lui dit, tout bas :


«-Je veux t’entendre me supplier avec plus de conviction…
...A cette condition seulement Sao Feng sera peut être d’humeur clémente, femme. »


Sa main droite délaissa le menton d'Elizabeth pour faire glisser ses doigts aux ongles longs noirs dans les cheveux de la belle captive…

Elizabeth sentait de plus en plus la panique l'envahir, la lutte lui paraissant de plus en plus inégale. Elle ne s'était jamais sentie aussi impuissante qu'en ce moment, les mots de Feng lui parvenant comme dans un brouillard. La lueur qui dansait dans ses yeux suffisait à la terrifier. Elle sentit tout son être se recroqueviller au contact de ses doigts glissant dans ses cheveux. Fermant les yeux, elle murmura d'une voix tremblante sa reddition, sachant que cette fois elle n'aurait pas le dessus.

" Je ... S'il vous plait ... je ferais ce que vous voudrez mais ... pas ça "

Elle le dévisagea des larmes s'échappant toujours de ses yeux, humiliée par la situation mais décidée à tout tenter pour se préserver.


« Bien » Lui répondit simplement , avec une douceur feinte, le terrible maître des océans d’Asie.


« Commence par me présenter tes plus plates excuses pour ton insolence, petite Elizabeth… »
Tout en prononçant ces mots, Sao Feng laissait à présent courir le revers de sa main glacée sur la jour d’Elizabeth.
Un rictus ourlant ses lèvres, il ajouta :
« Implores mon pardon pour n’être qu’une catin de l’ouest en mal de dressage…Supplies moi de te pardonner pour toute l'effronterie dont tu as osée te parer devant moi… »
Sao tendit un index griffu sous la peau tendre de la gorge de la jeune femme , comme s’il tenait particulièrement à ce qu’elle prête attention à sa doléance suivante…


« Et je veux t'entendre m'appeler Maître, comme il sied à toute femme à mon bord. »


Elizabeth se raidit en entendant sa requête.... S'efforçant de se dérober à son contact elle réfléchit à toute allure. Ployer la tête devant cet homme la répugnait plus que tout autre chose mais elle ne voyait pas comment réussir à conserver sa fierté et son innocence. Elle voyait que Feng n'était pas comme les pirates qu'elle avait côtoyés jusqu'à présent, il était sans conteste pire que Jack et Barbossa réunis. Elle voyait l'éclair froid de ses yeux que nulle pitié ne venait faire ciller. Elle serra les dents devant l'humiliation se forçant à adopter un ton de soumission


"Pardonnez moi de vous avoir offensé sur votre navire "
Commença t'elle en lui jetant un regard brûlant de haine, s'efforçant de ménager sa fierté . Elle hésita une fraction de seconde avant de terminer sa phrase " Maître" finit elle d'une voix presque inaudible que la colère et la peur faisait trembler

Elle s'efforça de soutenir son regard, priant qu'il la laisse enfin partir

Sao soutînt le regard ardent de la jeune fille ...et retînt un sourire de satisfaction :
Décidément l’entretient avec ce petit chat sauvage promettait d’être intéressant.
Pour dissimuler tout signe de plaisir, et conserver en tout point son masque impénétrable, le pirate au visage constellé de balafres quitta un instant la jeune femme du regard.


Les ongles noirs de sa main droite caressèrent le cou si délicat d’Elizabeth, puis sa joue à présent empourprée par l’âpreté de sa situation , cette joue à la peau si chaude, si vivante…Avant de remonter jusqu’à son front, où sa main vînt cueillir le couvre-chef de la fille de gouverneur... Et le retirer.


D’un geste plein de menace implicite, Sao Feng laissa choir au sol le chapeau…Et reprit :


« Cette interprétation de ce que je viens de demander ne me sied guère. Je ne t’ai pas entendu t’excuser de n’être que la catin de Barbossa et de ses pirates. Pourtant c’est ce que tu es…n’est-ce pas ? Je veux t’entendre ces mots sortir de ta bouche : »


Ses pupilles noires étaient revenues accrocher celles d’Elizabeth.




«Maintenant. »

Elizabeth soutint son regard, rouge de rage devant ce qu'il osait suggérer, elle garda le silence de longues minutes avant de se décider à parler

"Non ... je ne suis pas la catin de Barbossa pas plus que celle de ses pirates ! Je ne m'excuserais pas pour quelque chose que je ne suis pas, je peux m'excuser d'être la fille d'un gouverneur, je peux m'excuser d'avoir causer la mort de Jack Sparrow mais pas d'être une catin "Elle reprit son souffle quelques instant avant d'ajouter d'une voix teintée d'ironie "
Maître"

Le coeur battant à tout rompre à la fin de sa tirade, elle plongea son regard encore furieux dans celui de son ennemi, décidée à ne plus lui céder un pouce de terrain


Bien que cela paraissait difficile, l’expression de Sao sembla se durcir encore…
Son visage changea de couleur, s’habillant de la couleur du sang qu’il était connu pour aimer répandre…
La colère rehaussant le tracé des cicatrices qui courraient sur sa peau.

Terminés les faux semblants, ajournés les jeux :
Sao Feng était à présent tel que l’Asie avait appris à le craindre ;
Sa main droite dénoua avec des gestes rapides la ceinture de son propre kimono ; tirant d’un geste aussi ample que sec, le pirate la retira tout à fait.

Tirant cruellement sur les bras d’Elizabeth, il entoura le poignet gauche de la demoiselle et le contraignit à remonter jusqu'aux bords du lit.

Ces derniers étaient étrangement sculptés, leur forme pouvant évoquer un dragon….Ou une sorte de poignée, pour peu qu’on ait l’esprit disposé à rêver aux choses de la chair.

Toujours fermement campé à califourchon sur le torse d’Elizabeth, Sao commença à lier la main gauche de la belle à la literie.

Elizabeth cria de douleur lorsqu'il remonta sans douceur son bras vers le haut du lit, la panique l'envahissant en sentant la caresse du tissu sur son poignet. Elle savait ce qu'il allait faire et qu'une fois qu'il aurait immobilisé ses mains, elle n'aurait plus aucune chance de se défendre et serait alors entièrement à sa merci

La peur décuplant ses forces, écrasée sous son poids elle se mit à le frapper de toutes ses forces, profitant du bref laps de temps pendant lequel il lia son bras gauche au montant du lit

" Lâchez moi !! Je vous l'ai dit je ne suis pas une de vos servantes dociles !! Je ne vous appartiens pas " Répéta t'elle, apeurée par la lueur sauvage qui brillait dans ses yeux

Sao ne se donna même pas la peine de s’imposer physiquement à la belle.
Du revers de la main gauche, il la gifla sèchement, puis une seconde fois de sa paume, avant qu’une troisième fois sa main ne revienne saluer les joues si délicates de la fille de gouverneur.
Campé sur ses appuis, Sao recommença, variant les angles, anticipant implacablement les tentatives de protection d’Elizabeth pour toujours au final toucher sa cible.
Lorsqu’il estima qu’il avait suffisamment tancée la rébellion de la jeune fille, Sao revint à son nœud et acheva soigneusement de nouer le poignet.

Dire que Sao savait faire les nœuds aurait été très en dessous de la vérité.
Excepté les plaisirs que lui apportait sa vocation de pirate, faire des nœuds était sa grande passion.
Des nœuds coulant , étranglant un ennemi en un éclair, aux nœuds des robes complexes qu’il offrait à ses servantes, il y avait mille et une façons d’attacher une demoiselle…

Sao tira fort, très fort sur les liens d’Elizabeth.

Lui laisser une main libre était un choix stratégique. Cette demi liberté offrirait à Elizabeth quelques faux espoirs…Des espoirs savoureux qu’il briserait un à un.
Oui, cette main libre serait un nouveau jeu fort distrayant…

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Commentaires (3)

1. reox Le 25/11/2007 à 12:32

Dediou ! C'est le retour des sadiques...? (ou ne sont-ils jamais vraiment partis ...? :p)

Eh bien, eh bien, moi je dis, Elizabeth est mal tombée....

La suite ?

2. Litany Le 12/01/2008 à 23:22

bande de perverses.... XD je crois que je vais aller me coucher pas envie de la suite moi !!!

3. Lit' Le 12/01/2008 à 23:24

Il a de la chance quand même Feng...
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Dernière mise à jour de cette page le 31/05/2008
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