Mais non !! pas mort de Sao chapitre dramatique lol Chapitre 26 Elizabeth encore tremblante en raison des derniers événements sursauta violement lorsque une trombe d’eau inonda son visage, chassant la chaleur rassurante des mains de Sao Feng… Affolée, Elizabeth tandis la main, cherchant à retenir celui qui l’instant d’avant la contemplait avec une surprenante douceur mais une nouvelle salve retentit faisant exploser un nouveau morceau de la coque de la jonque…. A nouveau les trombes d’eaux déferlèrent dans les cales frappant de plein fouet Elizabeth et la projetant vers les parois . La jeune femme hurla sa terreur, ne parvenant pas à lutter contre les éléments. La nuit qui venait de s’écouler et le manque de sommeil et de nourriture avaient laissés des traces sur elle ainsi que son geste de défense désespéré contre son précédent agresseur qui avait eu raison de ses dernières résistances. Elizabeth se laissa emporter par le courant ne trouvant aucune main secourable pour la retenir De son côté Sao Feng fut repoussé loin d’elle, évitant de peu les débris acérés que l’explosion avaient projetés. Il se releva à demi sonné , cherchant des yeux la jeune anglaise mais ne voyant que des hommes hurlant de manière désordonnée tandis qu’au dehors la canonnade continuait. Dans un coin, serrées les unes contre les autres les servantes roulèrent des yeux effrayés, cherchant la protection de leur seigneur. Sao Feng , le cœur cognant à tout rompre dans sa poitrine passa à côté d’elles sans les voir, jetant des ordres d’une voix rude, cherchant à répliquer et à mettre l’Empress hors de portée mais ne cessant de fouiller la pièce à la recherche de son impératrice. Tai Huang se démenait, étonné par le manque de réactivité de son maitre, anticipant les ordres de ce dernier. Il canonna le navire responsable de l’attaque, allant jusqu’à fouetter des hommes afin qu’ils se dépêchent de mettre l’Empress hors de portée. Finalement, Tai réussit à se maintenir hors de portée des canons tandis que Sao Feng n’avait toujours pas bougé de la cale Le cruel seigneur pirate, la rage au cœur fouillait tout les débris de l’Empress, repoussant violement ses servantes qui cherchaient son réconfort « Où est elle ? » Marmonna t’il d’un ton anormalement inquiet, une angoisse sourde et totalement nouvelle grandissant en lui à l’idée qu’il pouvait avoir perdu la jeune occidentale qui avait enchanté sa nuit, avant de remonter sur le pont dans l’espoir de la trouver là Dans l’eau glacée, Elizabeth accrochée à un débris de la jonque, luttait faiblement contre l’engourdissement. Elle avait été éjectée du navire par une grosse vague et les haillons dont elle était couverte ne suffisaient pas à la protéger du froid, les lèvres glacées, elle murmura « Sao… » Depuis le pont de l’Empress, Sao Feng sentit son cœur faire un bon en reconnaissant la corolle claire des cheveux de la jeune anglaise. Il se tourna vers Tai et ordonna d’une voix sèche «Va la chercher .. ramène la moi » L’air terrifié le second désigna la chaloupe qui se rapprochait de la jeune naufragée … Sao Feng serrant les poings de rage assista avec impuissance au sauvetage d’Elizabeth par des hommes aux perruques poudrées et aux armes rutilantes, ne voulant pas risquer de blesser Elizabeth par un tir perdu…
Elizabeth sentit des mains l’extirper des flots glacés …Elle sentit le contact du fond rude d’une chaloupe, et un vent mordant particulièrement vicieux vint caresser le tissu trempé qui épousait son corps sans offrir aucune protection.
Au dessus d’elle, alors que l’épuisement menaçait d’un instant à l’autre de la faire basculer dans l’inconscience, elle perçut des visages introspectifs, affichant un étonnement de découvrir la teneur d’une prise inattendue ;
Un des soldats eut la présence d’esprit de retirer sa veste, et de couvrir la jeune femme.
Peine perdue, le moment était tout de même glacial.
Des minutes s’égrenèrent…Tombée sans doute dans le sommeil, la jeune femme crut entendre un cri déchirer l’air …Etait-ce bien son nom, qu’elle entendait, qu’on hurlait dans le lointain ? Etait-ce bien la voix de Sao Feng, qu’elle pensait percevoir ?
Mais une autre voix la rappela à la réalité : La chaloupe se trouvait à flanc d’un grand navire à présent. Un de ses sauveurs hurla aux soldats situés sur le pont :
« -Prévenez les officiers…Ce diable de Feng nous à peut être filé entre les doigts , mais nous avons découvert autre chose…C’est une jeune femme.. Son visage est familier, je ne saurai dire pourquoi….Je pense qu’elle était prisonnière »
« - Remontez à bord… Vous autres, faîtes avertir sire Mercer ! »
Elizabeth frissonna cette fois non plus de froid mais de terreur… Mercer. De tout les navires qui écumaient les océans, il avait fallu que l’âme damnée de Beckett soit à bord de celui qui les avait si brutalement assaillis …Tout plutôt que de tomber entre ses mains , songea t ‘elle en essayant d’échapper à ses « sauveurs » . Mais le jeune soldat avait une poigne ferme et il la retint sans douceur. Pensant à toujours que la jolie naufragée était prisonnière de Feng il tenta de la rassurer « Ne vous en faites pas .. Vous êtes libre maintenant… Lord Beckett s’occupera de vous et on fera pendre ce pirate qui vous maintenait captive » Assura t ‘il en glissant un regard sur les jambes nues d’Elizabeth. Cette dernière le dévisagea avec haine … elle avait la nausée devant ses hommes si bien mis, se gorgeant de leur prétendu droit d’imposer leurs vues aux autres. Les yeux emplis de larmes, elle tenta de discerner la silhouette de l’Empress… le navire a présent hors de portée des canons, et loin d’elle .. Tandis que le soldat lui faisait monter l’échelle de corde, Elizabeth tenta d’élaborer un plan et avant qu’elle ait le temps de prendre une décision, elle fut projetée en avant . Son cœur manqua un battement lorsqu’elle tomba à genoux devant Mercer…. Une lueur de reconnaissance illumina les yeux de ce dernier en la voyant ainsi.. Et c’est d’un ton sadique qu’il s’adressa à elle « Elizabeth Swann… quelle surprise de vous retrouver ici ..»
Le sourire que lui adressait Mercer n’avait rien d’encourageant…L’homme au visage émacié lui tendit une main pour se redresser, qu’elle accepta à contre cœur.
« - Lord Becket avait une nouvelle fois raison... …Cet océan est finalement plus petit qu’on ne le pense….
Mercer ne se priva pas d’un regard inquisiteur, scrutant la mise défaite de la jeune aristocrate.
« Il semblerait que Feng sache recevoir…C’est une bonne chose…
La main gauche de Mercer , vive comme l’éclair, vint saisir le menton de la jeune femme.
« Car une traîtresse coupable de piraterie ne mérite pas d’autres égards…. »
Son regard , dans celui d’Elizabeth, était brillant d’une malveillance sadique.
Ne lui laissant pas l’occasion de rétorquer, il repoussa la fille du gouverneur Swan dans les bras des soldats.
« Qu’on enchaîne cette renégate. Conduisez là au frais…. »
Les soldats, un peu surpris, obéirent néanmoins promptement…Tirant les poignets d’Elizabeth en arrière, ils lui lièrent les mains dans le creux des reins.
Mercer, lui, s’écarta d’un pas, et, de façon presque théâtrale, il leva une main.
« Bienvenue à bord du Hollandais Volant, Miss Swann ! »
Sur le pont supérieur, Elizabeth put apercevoir le terrible Davy Jones….
Ce dernier retira sa pipe de ce qui lui servait de bouche, et salua la belle d’un inquiétant sourire…Tout autour d’elle, la jeune anglaise pouvait voir un équipage grotesque, appartenant plus aux créatures marines qu’au genre humain s’activer sur le pont…Une véritable vision de cauchemar! Les soldats de la Compagnie des Indes étaient cependant postés stratégiquement sur le navire, leur uniforme et leur discipline contrastant fortement avec le ramassis de monstruosités qui composaient l’équipage de ce navire fantôme…
Mais déjà on poussait la jeune femme vers le cœur du vaisseau maudit…Sinistre, sombre, insalubre…Un parfum émanant des abysses que nul mortel ne devrait connaitre flottait dans les boyaux du monstre…Epuisée, Elizabeth traversa les couloirs comme une condamnée à mort, une inhabituelle résignation l’habitait en cet instant, née de la fatigue, et de tout les évènements terribles qu’elle venait de traverser.
Derrière elle, elle entendit encore la voix de Mercer :
« Qu’elle se repose : je la veux en forme lorsque je viendrai l’interroger… »
Les soldats la jetèrent sans le moindre égard dans les cales sombres et humides… Elizabeth ne réagit pas .. Elle commençait à avoir l’habitude de ce genre de traitement, seul un hoquet de protestation lui échappa lorsque le soldat lui reprit la veste dont il l’avait couverte, ne trouvant à présent plus le moindre intérêt à prendre soin d’une renégate destinée à être pendue… Elle ramassa autour d’elle les morceaux de ses vêtements et se cala dans un coin… fermant les yeux brusquement lasse de tout cela .. Dans quelques heures Mercer viendrait l’interroger et alors elle savait qu’il la tuerait, comme il avait tué son père. Une larme roula sur ses joues devant le gâchis qu’était devenue sa vie … et elle glissa dans le sommeil en tentant de s’accrocher à quelque chose d’heureux… le visage de Sao Feng alors qu’il était venu la trouver après qu’elle eut tué cet homme… Elle avait lu dans son regard, le remords, les regrets devant le traitement auxquels il l’avait subie et ça lui réchauffa le cœur … Elle finit par sombrer dans un sommeil sans rêve, profitant du répit inattendu qui lui était offert..
Elizabeth n’avait même pas remarquée qu’elle n’était pas seule à occuper les cellules.
Mais les prisonniers , cette fois, étaient d’un genre fort différent de tout ce qu’elle avait connu.
Parmi ces pauvres hères, hybrides marins dont certains faisaient même à présent cœur avec l’étrange navire qui les tenait captifs, se trouvait un individu des plus singuliers…
Dans sa mélancolie, celui qu’on appelait autrefois Bill le Bottier avait à peine adressé un regard à l’étrange nouvelle arrivante.
Qu’avait pu faire la malheureuse pour se trouver ainsi emprisonnée, encore vivante, au cœur du Hollandais Volant ?
Ca n’avait guère d’importance pour le vieux loup de mer, dont les pensées avaient de plus en plus de mal à se focaliser.
Les heures passèrent dans un silence quasi absolu…Seulement dissipé par les craquements sinistres du navire et des plaintes soudaines..
Puis un bruit résonna parmi toutes les cellules :
Clang-Clang-Clang
...C’était le bruit que faisait de l’acier contre de l’acier…
Clang-Clang-Clang
C’était Mercer qui approchait, à pas tranquille, flanqué de deux soldats….Une lame sortie, une longue main gauche forgée à Tolède, le sinistre personnage jouait à faire cingler celle-ci contre chaque barreaux des geôles.
Il s’arrêta devant la cellule où gisait Elizabeth. Et ordonna qu’on l’ouvre …
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1. Julie Le 08/03/2008 à 22:19