Attention, contenu sexuel & violent déconseillé aux mineurs Chapitre 25 Malgré les haillons aux taches douteuses qui l’habillaient, une jeune fille de la beauté d’Elizabeth semblait tout à fait au goût des résidents des geôles... « Viens là ma jolie » Dit il en mauvais anglais, tendant une main crasseuse vers elle. Le cœur battant à tout rompre, Elizabeth recula jusqu’à ce que son dos entre en contact avec le bois crasseux du mur . En face d’elle l’homme continua sa progression jusqu’à être sur elle. Elle pouvait sentir son haleine puante sur son visage tandis qu’il ricanait en écartant d’une main purulente le sac qui la couvrait… Elizabeth faillit hurler en sentant ses mains empoigner sa poitrine tandis que les autres prisonniers poussaient des cris d’encouragements dans une langue qu’elle ne connaissait pas. Affolée, sentant le vêtement misérable glisser sur ses épaules elle jeta un regard vers les servantes qui, amusées regardaient sans broncher les mains de l’homme progresser sur elle Comprenant qu’elle n’avait rien à attendre d’elles, Elizabeth chercha des yeux de quoi se défendre . Au dessus d’elle les râles de l’homme se firent plus intenses tandis qu’elle sentait une main avide lui écarter les cuisses sans ménagements. Les doigts sales de l’homme s’immiscèrent en elle tandis qu’il défaisait son pantalon de l’autre, dévoilant un sexe violacé dont le degré d’excitation ne faisait aucun doute. L’homme murmura quelques mots en chinois , l’écrasant de toute sa stature, cherchant à la pénétrer. Les larmes commencèrent à rouler sur les joues d’Elizabeth tandis que déjà elle sentait son gland frôler son intimité… Révoltée elle referma sa main sur l’anse du seau que lui avait laissé les servantes et frappa le visage de l’homme de toutes ses forces. Le pauvre diable cria en se retirant d’elle et retomba en arrière .. Mais Elizabeth n’en avait pas fini ,elle le frappa à nouveau en hurlant, impassible devant le manque de réaction de l’homme. Au bout d’un moment elle s’arrêta, le cœur au bord des lèvres en voyant qu’il ne bougeait plus… Le regard fou mais décidé elle se tourna vers les servantes « Sortez moi de là !!!!!!!!!!! Faites appeler votre stupide maître et qu’on en finisse !! » Elizabeth laissa retomber le seau sanguinolent au sol, le cœur aux bord des lèvres devant l’horreur qu’elle avait commise.. Elle se mit à pleurer de dégoût envers elle-même, les épaules encore tremblantes de l’atrocité dont elle venait de se rendre coupable. Elle reprit d’une voix brisée par la terreur et le remords « Dites lui qu’il me tue maintenant . SAO FENG !!! »Hurla-t-elle d’une voix tremblante « Viens donc contempler ton oeuvre » Les trois servantes reculèrent à l’unisson en découvrant le regard que la jeune femme posa sur elles… Elle avait la mort dans ses yeux… un pas lourd résonna dans l’escalier … et les servantes commencèrent à trembler en reconnaissant celui de leur seigneur…
Des visages burinés se pressaient contre les barreaux pour mieux l’observer astiquer le sol, et des commentaires de plus en plus enthousiastes venaient saluer sa prestation.
Heureusement pour les chastes oreilles d’une fille de gouverneur, le dialecte employé lui était parfaitement inconnu.
Pour autant, il lui était facile de comprendre l’essentiel du sens des propos…
…et de saisir combien sa situation pouvait devenir encore plus âpre…
Elizabeth s’était déjà trouvé engeôlée : à l’époque, cependant, seul Jack avait partagé sa cellule.
Et des barreaux la protégeaient heureusement des autres forçats.
Sao Feng n'était visiblement pas aussi magnanime.
Les « prisons » de l’Empress n’étaient ni plus ni moins qu’une calle crasseuse et sombre. Hormis la petite pièce où elle avait goûté à un trop court sommeil, aucun endroit n’offrait de protection face aux autres occupants du terrible cloaque.
La plupart des prisonniers semblaient mal en point. Ces hommes aux mines sinistres portaient des chaînes aux chevilles, qui les entravaient à de grands anneaux d’acier plantés dans le sol.
Si l’Empress coulait, ces pauvres diables n’auraient aucune chance de s’en sortir.
Le terme « Diables » semblaient d'ailleurs leur aller comme un gant, songea la jeune fille; elle frissonna à nouveau devant les ricanements et les commentaires grossiers qu’elle ne cessait de déclencher par sa simple présence.
Elizabeth ne pouvait deviner exactement de combien de liberté les forçats disposaient, mais elle n’était pas désireuse de satisfaire sa curiosité… Tous ces hommes étaient asiatiques ; certains portaient sur eux la marque du traitement cruel que le seigneur de l’Empress imposait à ses « invités » : marque au fer rouge, trace de fouets, doigts ou mains tranchées.
Elizabeth évita au maximum de les regarder, tout en s'efforçant de maintenir une distance entre elle et eux.
Mais soudain, la belle eut un sursaut : alors qu’elle frottait le sol en s’efforçant d’ignorer superbement les invitations des prisonniers:
Une oreille tranchée reposait sur le sol ! Au milieu de la paille rudimentaire qui constituait le seul confort de l’endroit, l’organe séché reposait, a demi grignotée...par un rat, se surprit à souhaiter Elizabeth.
Tombée sur son séant, la jeune anglaise ne put réprimer un cri de surprise, et recula de quelques mètres, le regard écarquillé par le dégoût.
Elle sursauta à nouveau lorsqu’elle sentit une paire de mains la saisir par les épaules…Elizabeth retint un hurlement de terreur en découvrant le visage rongé par la vermine de l’homme qui partageait sa cellule. Ce dernier lui fit un sourire déformé avant de parler d’une voix chuintante
Sao n’avait pas rêvé…Il avait bien entendu son nom, crié par celle qui occupait toutes ses pensées ! Le seigneur de l’Empress pénétra dans la cale qui servait de geôles en poussant la porte d’un grand coup de pied.
Ses pupilles noires s’incendièrent, et tous purent lire une rage mêlée d’indignation lorsqu’il découvrit la sirène qui avait appelé son marin…
Elizabeth était au sol, vêtue de haillons déchirés, les mains couvertes de sang.
Non loin d’elle gisait le corps d’un obscur forçat qui avait manifestement osé…osé…s’en prendre à elle !
Le diable d’Asie tira la lame qui ne quittait jamais son côté en entrant dans la pièce, livide de rage. Ses servantes refluèrent vers les ombres de la pièce, tout en s’inclinant….Elles connaissaient cet expression sur le visage de leur maître…Elles étaient terrifiées…
Sans nul doute , tous les prisonniers allaient payer de leur vie d’avoir osé s’en prendre à l’étrangère…
Pourtant, Tous furent surpris d’entendre le cliquetis métallique de la lame de Feng tomber au sol….Le redouté capitaine l’avait laissé choir dans la poussière et il était lui-même tombé à genoux…
Face à Elizabeth.
Les yeux brillants, un imprudent aurait même pu oser dire « baignés de larmes », le terrible Feng prit le visage de la jeune femme dans ses mains….
Comme il aurait aimé lui dire sa souffrance, comme il aurait aimé savoir exprimer ses regrets, pour ce qu’elle venait de vivre, pour avoir été traité comme une indigente alors qu’elle méritait tous les égards d’une princesse…Il n'avait pas voulu ça!
Mais Sao Feng ne savait prononcer de telles paroles, aussi seuls son regard pénétrant, et une douceur inhabituelle qui les habitaient, s’exprimèrent pour lui….
Un instant il y eut, dans ce cloaque sordide, un échange qui n’avait rien de verbal, rien de traditionnel, entre le seigneur pirate et la courageuse fille de gouverneur.
Tous retenaient leur souffle, observant la scène, médusés…
Ce fut dans un silence religieux qu’une terrible salve secoua l’Empress.
"BOOOOOMMMM!!!"
Un fracas terrible…Le monde sembla exploser. Tout autour d’Elizabeth, des trombes d’eau, des échardes de bois volèrent…
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1. Julie Le 04/03/2008 à 09:29