Contenu sexuel déconseillé aux mineurs
Chapitre 16
Elizabeth reprit douloureusement conscience dans un environnement parfumé…
De l’encens se consumait non loin, diffusant à la pièce une fragrance apaisante…
Avant même qu’elle eut ouvert ses yeux, la jeune femme avait reconnu l’ambiance feutrée de la chambre de Sao Feng.
Dès qu’elle s’agita, les deux servantes s’écartèrent du lit sur lequel elle était allongée…
Apparemment son dos avait été soigné, huilé….mais la brûlure des zébrures qui lui décoraient la peau lui remirent en mémoire les derniers évènements…
L'ombre d'une silhouette se dessina sur elle.
Elizabeth ouvrit lentement les yeux percluse de douleur , engourdie, affaiblie par le manque de nourriture elle plissa les yeux pour mieux voir . Son visage blême portait les traces du traitement drastique qui accentuait l’impression de fragilité qui se dégageait d’elle… Elle leva un regard las sur Sao Feng et se remit sur le dos, écartant les cuisses, un air de défi encore dans les yeux« Finissons en avec un peu de chance ça me tuera » Déclara-t-elle, impudiquement offerte sachant qu’il ne lui laisserait pas de répit, espérant juste mourir avant qu’il ne la donne à ses hommes
Les ombres de la pièce empêchèrent Liz de lire sur le visage de son tourmenteur. Sao Feng s’était changé, et il arborait à présent un kimono pourpre et or.
A nouveau, le pirate entama la conversation par un poème Chinois.
Tout en égrenant les vers, Sao s’approchait davantage de la silhouette offerte.
Sao plongea ses prunelles noires dans l’entrejambe de la jeune femme, dardant sans ambages son regard sur les chairs de sa captive, comme captivé par l’examen de sa féminité.
« Considérez vous comme privilégiée, Elizabeth. Je prend rarement autant soin d’une femme qui se montre entêtée…."
D’un signe de main, il congédia ses servantes.
Puis il reprit avec un sourire glacial:
« Privilégiée…Certes…mais n’imaginez pas pour autant que je vous autoriserai à rendre votre dernier souffle cette nuit. »
Les mains de Sao se posèrent sur l’intérieur des cuisses d’Elizabeth…Chaudes et viriles, elles ouvrirent davantage la suppliciée…Grimpant sur le lit tel un serpent, Sao Feng approcha le visage des pétales qu’exposait impudiquement la fille de gouverneur..
Elizabeth frissonna en sentant le souffle chaud du pirate sur son intimité offerte . La voix brisée par la fatigue et les souffrances endurées elle reprit la parole Sur ces paroles elle posa ses lèvres sur les siennes , l’embrassant avec passion, glissant ses mains sur l’étoffe soyeuse de son kimono
Feng demeura imperturbable : il avait déjà vu craquer moult femmes, et chacune avait une façon différente d’exprimer leur reddition.
Pourtant, le vieux renard des mers n’avait encore jamais vu de femme comme Elizabeth.
Le pirate accepta de jouer le jeu du baiser, curieux de voir jusqu’où la pression conduirait la farouche fille de gouverneur…
Ses mains ouvrirent son kimono, exposant au regard de sa compagne un torse musclé aux zébrures nacrées.
Presque’ aussitôt ses paumes cueillirent la nuque d’Elizabeth…puis glissèrent sur ses épaules, laissant toutefois l’initiative à la délicieuse jeune femme qui semblait en de prometteuses dispositions
Elizabeth luttait contre l'aversion que cet homme lui inspirait , il l'avait battue, torturée, humiliée et rien que le fait de sentir ses mains noueuses sur ses épaules lui soulevait le coeur. Mais elle se devait de paraître douce et docile... dressée comme il disait.
Posant ses mains sur le torse nu de Feng elle laissa glisser ses doigts sur ses muscles. La peau était dure, marquée à de nombreux endroits de cicatrices témoignant de la vie rude du pirate La jeune femme suivit du doigt le sillon laissé par une cicatrice, fouillant rapidement la pièce du regard localisant rapidement ce qu'elle cherchait. Portant alors à nouveau toute son attention sur Feng elle rapprocha son corps du sien avant de glisser une main derrière sa nuque, laissant l'autre continuer sa lente descente sur son torse, effleurant à présent son bas ventre. Sa bouche effleura les lèvres du pirate avant de changer d'avis brutalement, glissant sur son cou avant de venir se poser sur son torse, le bout de sa langue suivant le tracé d'une cicatrice avant de venir mourir sur l'un de ses seins jouant avec le petit morceau de chair qui le surplombait . Ses mains délaissèrent alors le torse, venant se poser sagement sur les cuisses de l'homme, les caressant doucement à travers l'étoffe
Les yeux mi clos , Elizabeth attendait le bon moment... celui où l'homme se détendrait. Elle se concentra sur son but, s'efforçant de ne pas penser à la sensation provoquée par ses mains chaudes et fermes sur sa poitrine sensible
Feng réprima un soupir…
Que ce petit chat sauvage savait être doux lorsqu’il rentrait ses griffes…Songea t’il.
Malgré lui envoûté par la douceur de la vierge et curieux de voir jusqu’à quel sacrifice la peur qu’il lui inspirait la pousserait, Sao se laissa lentement glisser sur le lit.
Le pirate le plus craint des mers de chine, tel un tigre qui se laisserait malgré lui apprivoiser par une dompteuse trop charmante pour être croquée, s’allongea peu à peu , au rythme des caresses d’Elizabeth dos sur le lit.
Le visage du grand Feng ne trahissait aucune émotion…Mais la jeune femme put sentir dans les pectoraux secs les battements d’un cœur s’accélérant…
Elizabeth continua ses caresses, laissant une de ses mains remonter haut sur la cuisse, continuant à le toucher à travers le tissu qui se tendait lui montrant l’effet qu’elle produisait sur lui… Elle remonta sa bouche, tandis que peu à peu elle se plaçait à califourchon sur le pirate, le forçant à s’allonger Sa bouche revint se poser sur celle de Feng sa langue allant à la rencontre de la sienne tandis qu’une de ses mains négligemment posée sur le torse de Feng suivait avec attention l’accélération de son cœur … Bientôt songea-t-elle .. Ce sera le bon moment ….
Sao se détendit davantage…Même ses mains aux ongles noirs se posèrent sur le lit, le pirate se lançant chevaucher alors qu’il sentait les doigts de la jeune femme caresser le dessin qu’avaient tracés sur ses pectoraux, ses épaules, son ventre, tous ses combats.
Feng se cambra soudain, décollant la belle à la simple force de ses hanches, comme un cheval fougueux aurait rué sous sa cavalière pour lui rappeler son caractère sauvage.
Pour autant, l’étalon d’Asie resta offert, un fin sourire aux lèvres…presque complice .
Elizabeth lui sourit en retour… un sourire rempli de promesses mais aussi de triomphe … qu’il eut a peine le temps d’apprécier … D’un geste brusque Elizabeth lui jeta à la tête un des bassins qui entouraient le lit et se rua vers le fond de la pièce. D’une main qui ne tremblait pas elle braqua le pistolet qu’elle avait repéré sur le pirate, vérifiant qu’il était chargé elle enleva le cran de sécurité
« Ne bougez pas … Je n’hésiterais pas à vous tuer »Lui dit elle, un dangereux sourire aux lèvres
«-Dangereuse….Comme la rose du mont Shïkraïlar. Une fleur unique…Qui ne pousse, dit-on, qu’une fois par millénaire »
Sao s’était redressé. Assis sur le lit, il faisait face sans crainte apparente à la jeune femme qui braquait sur lui le canon de son arme.
« plus pure que la neige, son immaculé drapé de pétales est d’une douceur sans égale…Une douceur trompeuse qui cachent ses épines empoisonnées.. »
Le pirate au visage balafré s’était levé, et il s’approcha lentement de la vierge ; écartant grand ses bras, il exposa son torse à la peau de bronze.
« Seras tu pour moi aussi mortelle que la rose de Shïkraïlar, Elizabeth ? »
Ses prunelles noires se plongèrent dans celles de la jeune femme alors que son torse se plaquait sans hésiter sur le canon du pistolet qu’elle tenait.
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