Chapitre 49 Rancoeur et séduction

 

Hem voici un chapitre où, je pense, Thomas ,ne va pas se faire d’amies … Je vous laisse découvrir et j’attends vos reviews !

Attention, léger contenu sexuel déconseillé aux mineurs


Chapitre 49



Fou de rage après leur échec dans leurs négociations avec Feng, Dominic remonta sur le Pearl sans un mot, passant devant Marie sans même lui accorder un regard. Jack se crispa en le voyant faire et leva une main pour le retenir avant de se raviser. Dominic ne l’écouterait pas, pas alors qu’il était dans un tel état.


Jack lui-même ne savait plus exactement où il en était. La perte de Lizzie était comme un poids sur son cœur, l’empêchant même de goûter aux joies les plus simples comme celle de sentir le vent marin dans ses cheveux, le rhum dans son gosier, de savoir ses enfants non loin de lui. Sauf que ces derniers le laissaient perplexe. Surtout Kiara. Il devait reconnaître qu’il avait à la fois été choqué et fier de voir sa fille se défendre comme elle l’avait fait, parant les coups avec une adresse dont il ne l’aurait pas crue capable. Seulement, Kiara ne faisait pas que se défendre. Jack regarda vers l’Empress d’un air inquiet en se rappelant de l’air radieux qu’avait eu sa fille après l’abordage et du ton léger qu’elle avait adopté pour parler des hommes qui étaient morts. Il avait cherché en vain un signe de remords sur le visage de Kiara lorsqu’il avait parlé de l’homme (ou des hommes ? ) qu’elle avait tué. Il avait lu plusieurs choses dans le regard de sa fille: fierté, incompréhension, gêne . Mais pas une once de chagrin ou de regret … En vérité, l’espace d’un instant il avait même cru y voir une étincelle de plaisir.


Il ignorait quand sa fille avait changé mais il était à présent obligé de se rendre à l’évidence. Kiara n’était plus la même … ou alors peut être était ce lui qui ne la connaissait pas comme elle l’en avait accusé. Le résultat était le même, Kiara savait mystérieusement se battre et semblait dotée d’un froideur et d’un manque de scrupules qui le dérangeaient … Bien entendu, il ne fallait pas chercher bien loin pour identifier le maître d’arme de sa fille… Pas plus que pour découvrir qui influençait aussi cruellement les pensées de Kiara. Feng. Tout le ramenait à lui….


Le regard vers l’Empress, Jack fronça les sourcils, le cœur brusquement serré à la pensée qu’il ignorait ce qui était arrivé à Kiara à Singapour. Il ne s’était inquiété que d’une seule chose, que l’honneur de Kiara soit sauf… En d’autres circonstances il aurait pu rire de se voir devenu l’un de ces pères qui ont peur de voir leurs filles compromettre leur honneur… Mais il n’avait pas le cœur à rire. Il était évident que Sao Feng ne pouvait pas s’intéresser à Kiara de manière sexuelle … (Jack serra les poings à cette pensée ). Lorsqu’il avait vu que Kiara n’était pas Elizabeth, il avait du changer ses plans… Sauf qu’à sa grande honte, Jack n’avait pas la moindre idée de ce qui s’était passé à Singapour et qui avait changé sa douce et innocente petite fille en une meurtrière froide.


Jack jeta un nouveau regard vers l’Empress, cherchant dans la pénombre les silhouettes de Kiara ou de Feng mais aucun d’entre eux n’était visible. Il grinça des dents en se remémorant son compas. Lorsque Kiara l’avait ouvert il avait désigné Feng sans la moindre hésitation. Ce qui l’inquiétait plus que tout le reste. Bien entendu, le fait que Kiara reste avec Feng sous entendait qu’elle désirait ramener Lizzie autant que lui cependant Jack s’inquiétait de l’influence que le cruel pirate pouvait avoir sur sa tendre Kiara.


La mâchoire contractée, Jack lança un regard sombre vers l’Empress, résolu à parvenir le plus rapidement possible au bayou. Une fois là bas, il pourrait enfin récupérer sa fille et la soustraire à Feng. Jack soupira et songea qu’il lui faudrait aussi apprendre la vie de pirate à sa fille puisqu’elle clamait que c’était ce qu’elle désirait… Dommage que son frère ne soit un peu plus comme elle… Finalement, Jack se détourna de l’Empress et se pressa à la barre.

- Debout tas de chiens ! Pressez vous ! Je veux arriver chez Tia Dalma le plus vite possible ! Hurla-t-il faisant sursauter ses hommes qui se mirent en branle avec un soupir .


*


Dans un coin du Pearl, Dominic entendit l’appel de son père et gratifia ce dernier d’un regard noir. Croyait il donc être un si bon capitaine et père ? Lui qui avait marchandé sa fille et sa femme comme de vulgaires marchandises et qui avait osé trompé sa mère dans sa propre cabine … Le jeune homme soupira, sa famille n’existait plus … Sa mère était morte, retenue au fond du Purgatoire de Jones avec son ancien fiancé… Son père l’avait trompée avec une petite intrigante sans intérêt. Sa sœur était à présent une étrangère pour lui et il en venait même à se demander si Kiara n’était pas devenue folle. Sûrement que son premier séjour auprès de Sao Feng l’avait plus ébranlée qu’il ne l’avait cru de prime abord. Sinon comment expliquer cette froideur soudaine , cette indifférence face à la mort d’autres hommes … Sans oublier le léger éclat cruel qu’il avait cru discerner un bref instant dans le regard de sa petite sœur. Dominic lança un nouveau regard à son père qui se tenait fièrement à la barre du Pearl. Il désapprouvait à présent toutes les décisions de ce dernier. Jack n’aurait pas du laisser Kiara aux mains de Feng. Pas après l’abordage auquel ils avaient assisté. Kiara était une jeune fille douce qui n’aurait pas du être mêlée à une telle débauche de cruauté gratuite. Le destin de sa sœur n’était sûrement de voyager avec Sao Feng mais de se trouver un homme qui saurait prendre soin d’elle comme Dominic et ses parents l’avait toujours fait jusqu’à récemment.


Avec un soupir, Dominic leva la bouteille de rhum qu’il tenait et la porta à ses lèvres, ses yeux glissant vers Marie qui semblait plongée dans une passionnante conversation avec ce Norrington qu’ils traînaient comme un boulet. Dominic but une large gorgée de rhum, ne quittant pas les deux autres des yeux. Encore un point sur lequel il était en désaccord avec son père. L’amant d’une nuit d’Elizabeth n’avait rien à faire avec eux … Encore moins depuis qu’il semblait avoir jeté son dévolu sur Marie qui le buvait des yeux. Cette constatation fit mal à Dominic et il détourna le regard avec un sourire cynique pour sa bouteille.

- Il n’y a que toi et moi ma belle…Marmonna-t-il avant de boire à nouveau.


*


Marie jeta un regard inquiet à Dominic qui semblait s’être replié sur lui-même, plus taciturne que jamais. Une voix en elle la pressait d’aller lui parler mais elle ne parvenait pas à s’y résoudre encore trop peinée par sa dernière conversation avec le jeune forgeron. Les paroles de Dominic l’avaient blessée et déçue car elles révélaient ce que Dominic pensait véritablement d’elle. Apparemment le jeune homme ne la voyait que comme une catin qui, à l’instar de sa mère, serait prête à se jeter dans le premier lit accueillant.

- Cessez donc de vous tourmenter au sujet de Sparrow Marie… Lui suggéra Thomas.

- Je ne me tourmente pas ! Je suis juste déçue. Répondit elle en rougissant.


Thomas s’approcha d’elle, l’enveloppant d’un regard caressant.

- Bien sur que si vous vous inquiétez… Je le lis dans votre regard Marie… C’est d’ailleurs une des choses qui me plait en vous …

Cette fois Marie se retourna vers lui, l’air surpris.

- Allons Marie … Ne me dites pas que vous n’avez pas remarqué que mon … intérêt à votre égard dépassait la simple amitié.

Marie rougit de plus belle tandis que Thomas se rapprochait un peu plus d’elle.

- J’en suis le premier surpris, je ne pensais ressentir cela à nouveau si rapidement après le.. Départ d’Elizabeth. Murmura Thomas avec émotion. Mais vous êtes la jeune fille dont j’ai toujours rêvé Marie.

- Mr Norrington… Souffla la jeune femme, le cœur battant la chamade dans sa poitrine.

- Thomas. La corrigea-t-il. Pour vous je ne veux être que Thomas. Peu m’importe la position de mon père ou la profession de votre mère, vous êtes une femme parfaite Marie. Une femme telle que celle que j’aimerais avoir à mes côtés.


Le souffle court, Marie sentit son cœur s’affoler tandis qu’il lui prenait doucement la main.

- Vous méritez ce qu’il y a de mieux Marie… Et j’ai hâte de vous présenter à ma famille … du moins si vous le souhaitez…

Perdue Marie sentit les lèvres de Thomas effleurer doucement sa main et elle ferma les yeux, songeant à la perfection du moment. C’était presque comme dans les livres, c’était comme ce que sa mère lui avait dit de l’amour. A cette pensée, elle recula brutalement. Thomas s’aperçut de son mouvement et la regarda d’un air triste

- Oh … Je comprends … Sparrow… Pardonnez moi dans ce cas Marie … J’ai cru… enfin j’espérais que peut être vous et moi nous étions en quelque sorte destinés l’un à l’autre… J’ai été stupide. Sourit il tristement.


Le cœur battant Marie plongea son regard dans le sien, émue par ses paroles qui faisaient si bien écho à l’idée qu’elle se faisait de l’amour.

- Vous n’avez rien à vous faire pardonner…

- Je ne veux pas vous importuner, Marie… A présent vous savez ce que je ressens … Murmura Thomas, ses lèvres à quelques centimètres de celles de la jeune fille. Je suis prêt à attendre… Ajouta-t-il en s’éloignant.

Marie, la bouche sèche le suivit des yeux tandis qu’il retournait dans sa cabine et passa lentement ses doigts sur ses lèvres. Il avait été sur le point de l’embrasser … Son premier baiser. Son cœur battit plus vite tandis qu’elle savourait chaque mot qu’il avait prononcé. Thomas était si séduisant … si respectueux et courageux … Elle rougit à ces pensées et ne vit pas Dominic s’approcher d’elle, une bouteille de rhum à la main.

- Oh … Vous avez jeté votre dévolu vers ce bâtard de Norrington finalement ? Grinça le jeune homme.


Marie se retourna et plissa le nez avec dégoût en sentant son haleine chargée d’alcool qui la ramena à Tortuga et aux clients de La Fiancée Fidèle.

- Vous êtes ivre Dominic.

- Sûrement … Je suis ivre et vous êtes une catin attirée par l’argent comme une chenille par la lumière … Non c’est pas une chenille c’est … Chercha Dominic.

Il n’eut pas longtemps le loisir de réfléchir. La main de Marie s’écrasa sur sa joue et il se retourna vers elle avec colère.

- Je ne crois pas avoir mérité cela Marie ! S’écria-t-il en la saisissant par le poignet.

- Lâchez moi ! Cria Marie d’une voix tremblante. Vous me faites mal …

- Vraiment ? Vous voyez Marie … C’est-ce que font les pirates dans mon genre aux catins …

Marie poussa un gémissement étranglé et Dominic s’approcha d’elle.

- Je disais donc que vous êtes attirée par l’argent comme …


Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Le poing de Thomas s’écrasa sur son visage, le forçant à lâcher prise.

- Ne lui manque plus jamais de respect Sparrow. Dit il calmement avant de se tourner vers Marie. Tout va bien ?

- Oui … Je … Murmura-t-elle en lançant un regard navré vers Dominic étendu sur le sol.

- Ne vous occupez pas de lui Marie … Venez. Murmura Thomas en glissant son bras autour de sa taille et en l’entraînant vers sa cabine. Je vais regarder votre poignet.

La jeune femme hocha la tête, tandis qu’au sol, Dominic lui lançait un regard éperdu de regrets

- Marie ! Cria-t-il en tentant maladroitement de se remettre debout.


Alors que Thomas et Marie disparaissaient à l’intérieur du navire, la main ferme de Jack remit son fils sur ses pieds.

- J’ai pas besoin de ton aide Jack !

- Bien sur que si. Soupira Jack. Regarde toi, tu tiens à peine debout.

- Ça te va bien à toi de dire ça . Ironisa Dominic.

- Dominic … Il y a deux types de personnes, ceux qui savent boire du rhum et ceux qui ne savent pas. Toi tu ne sais pas.

- Oh … Le grand Jack Sparrow a parlé. Ironisa Dominic. Tu oublies un autre genre d’homme… le genre de bâtard qui trompe sa femme à la première occasion avec des catins, qui marchande sa fille comme un objet et qui se croit supérieur aux autres alors qu’il n’est qu’un minable tellement incapable de sauver sa femme qu’il a besoin de l’aide de l’amant de celle-ci pour le faire !!!


Jack plissa les yeux de colère et secoua fermement son fils.

- Suffit Dominic !!! Tu parles de choses que tu ignores

- Ah oui c’est vrai … Les choses que j’ignore … Comme le fait que c’était le cœur du Capitaine du Hollandais Volant qui battait dans la poitrine de ma mère ou que mon père n’est en définitive qu’un lâche doublé d’un salaud ! Voilà donc ce qu’est en définitive le grand Capitaine Sparrow ! Cracha Dominic avec hargne.


Un lourd silence salua sa déclaration sur le pont et Gibbs fit un mouvement en direction de Jack, affolé par ce qu’il lisait dans le regard de son capitaine.

- Si tu n’étais pas mon fils. Je te ferais ravaler tes paroles. Gronda Jack.

- Oh ??? Ironisa Dominic en tirant brutalement son épée. Et bien qu’est-ce que tu attends Jack ? Prouve moi donc que mon père n’est pas un lâche…

Jack écarquilla les yeux tandis que son fils, l’épée à la main se jetait sur lui. D’un mouvement preste il s’écarta.

- Arrête Dominic !

- Pourquoi ? Tu as peur ? Se moqua Dominic.

- Je ne veux pas te faire mal… Répondit Jack d’un ton cynique.

-Tu parles. Lâcha Dominic ivre de colère, de frustration et de rhum en fendant vers son père.


Avec un soupir triste, Jack para aisément l’attaque de son fils, se contentant de se défendre tandis qu’autour d’eux, l’équipage faisait cercle, médusé par le soudain antagonisme entre le père et le fils. Dominic, rageur fit volte face et attaqua de nouveau.

- Tu as tué maman !! A cause de toi !!!

Jack, le cœur lourd, para de nouveau le coup tandis que Dominic repartait à l’attaque.

- Je te hais. Cria Dominic tandis que Jack se bornait à le repousser.

Finalement, le jeune homme s’essouffla, le regard vague et chancela, complètement ivre. Jack saisit l’occasion et le désarma d’une brève torsion du poignet avant de se tourner vers Gibbs.

- Emmène le dans ma cabine. Il a besoin de cuver. Ordonna-t-il avec froideur.

- Jack … Commença Gibbs tandis que deux hommes entouraient Dominic sans piper mot.

- Pas maintenant. S’empressa de dire Jack d’un ton las. Pas maintenant…

Le pirate jeta un coup d’œil circulaire et se crispa en réalisant que tout ses matelots le regardait d’un air circonspect.

- Au travail !! Hurla-t-il avant de reprendre la barre, laissant son regard errer sur l’horizon.


Les hommes obéirent sans que Jack ne s’en préoccupe, ce dernier étant absorbé par la peine que lui avaient causé les paroles de son fils . Un lâche et un salaud … Voilà donc ce que Dominic pensait de lui. Jack soupira tristement. Une fois de plus il avait tout gâché… Avec Lizzie, avec Kiara et maintenant Dominic.

- Offre moi son pardon … leur pardon… Murmura-t-il tristement avant de consulter inutilement son compas.


*


Thomas et Marie n’entendirent pas la bataille entre Jack et son fils (enfin Thomas si mais il choisit de ne pas s’en mêler …il détestait les histoires de famille et avait mieux à faire) Marie se tourna vers Thomas, légèrement rougissante.

- Merci de m’avoir défendue …Mais je ne pense pas qu’il m’aurait vraiment fait du mal.

Thomas grimaça et prit délicatement le poignet de Marie dans ses mains.

- Il avait bu. On ne sait jamais de quoi est capable un homme ivre … Mais ça ne lui donne pas d’excuses pour vous avoir traitée ainsi.

Marie poussa un petit cri étranglé alors que le pouce de Thomas caressait légèrement l’intérieur de son poignet. Le jeune homme retira prestement sa main.

- Oh .. Je vous ai fait mal ? Demanda-t-il avec une feinte innocence.

- Non… Bredouilla Marie, gênée par l’émoi qui la gagnait à chaque minute de plus passée en compagnie de Thomas.


Le jeune homme s’approcha légèrement d’elle et sourit, glissant l’air de rien une main dans ses cheveux.

- Je vous protégerais aussi longtemps que ma présence ne vous indisposera pas Marie … Souffla-t-il en remerciant intérieurement Dominic de sa stupidité qui allait sans nul doute le faire progresser plus rapidement que prévu avec la jeune Marie … Ce qui n’était pas plus mal car il commençait sérieusement à être las de jouer les jeunes hommes romantiques et amoureux .

- Elle ne m’indispose pas … Murmura Marie en rougissant.


Thomas lui sourit avec douceur et approcha doucement son visage du sien.

- Il est si facile de désirer prendre soin de vous … Commença-t-il. Aussi fragile et belle qu’une fleur qui vient d’éclore… Ajouta-t-il se demandant un instant s’il n’en faisait pas un peu trop.

Marie se mordit légèrement les lèvres, posant sur lui un regard émerveillé tandis qu’il se rapprochait d’elle. Dans un instant il allait l’embrasser. Le cœur de la jeune fille s’emballa à cette idée et elle entrouvrit inconsciemment les lèvres. Thomas eut un bref sourire victorieux en sentant son pouls s’affoler sous ses doigts et franchit la distance qui séparait leur deux bouches, l’embrassant avec douceur.


Marie avait l’impression que son cœur allait exploser tant il battait fort sous l’effet de la douce pression des lèvres de Thomas sur les siennes. Surprise, elle sentit la langue du jeune homme caresser légèrement ses lèvres, l’incitant à les ouvrir . Marie obéit à son appel muet et une douce chaleur prit possession d’elle tandis que la langue de Thomas explorait sa bouche, caressant la sienne. Marie ferma les yeux, savourant le baiser qui lui était donné avant de les rouvrir en sentant la bouche de Thomas déserter la sienne. Le jeune homme, affectant parfaitement l’air embarrassé, lui lança un regard contrit.

- Veuillez me pardonner Marie … Je ne voudrais pas que vous croyez que je ne vous respecte pas. Mon .. Baiser était déplacé après que vous m’ayez signifié votre indifférence à mon égard.


Marie s’affola en comprenant qu’il pensait qu’il ne voulait pas d’elle et tendit une main timide dans sa direction.

- Vous ne m’êtes pas indifférente …

Thomas lui sourit joyeusement, se forçant à ressembler à un amoureux naïf .

- Marie … Vous, tu veux dire … que … enfin que mes sentiments pourraient être payés de retour ?

Un nouveau soubresaut agita le cœur de Marie alors que Thomas lui faisait ce qui était la déclaration la plus jolie, la plus touchante qu’elle ait jamais entendue … Néanmoins elle se força au calme.

- Oui . Souffla-t-elle en baissant les yeux.

Thomas sourit gaiement et lui prit le menton, la forçant à le regarder.

- Ne te cache pas, je t’en prie … J’aime voir tes beaux yeux Marie …

- Thomas … Souffla Marie, se sentant fondre.


Le jeune homme sourit et posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, l’entourant doucement de ses bras tandis que leur baiser s’approfondissait. Le cœur de Marie s’affolait, bondissant de joie dans sa poitrine, tandis que, l’air de rien , la main de Thomas errait sur sa poitrine. La jeune fille s’affola brutalement en sentant une main légère mais décidée effleurer ses seins et elle recula, rompant leur baiser. Pestant intérieurement contre toutes les petites vierges prudes du monde, Thomas retira sa main et lui adressa un regard contrit.

- Pardon… C’est juste que tu es tellement belle Marie … Et je suis si heureux de penser que tu m’aimes un peu … Que je ne peux pas m’en empêcher. J’ai envie de te connaître, de caresser chaque parcelle de ton corps, de t’embrasser là où d’autres t’ont blessée. Déclara-t-il en embrassant le poignet que Dominic avait tordu. Cela fait des semaines que je retiens les sentiments que tu m’inspires et t’avoir enfin si près de moi… Marie … Murmura-t-il faisant mine d’être à court de mots…

Ce qui à peu de choses près était le cas : il ne savait plus quelles fadaises inventer !


Marie le fixa et s’approcha doucement de lui

- Thomas… Souffla-t-elle avant de l’embrasser maladroitement.

Souriant sous sa bouche, le jeune homme approfondit leur baiser, ses mains reprenant leur ballet sur son corps ferme et juvénile au bout d’un moment. Marie, le cœur rempli d’émotion, se serra contre lui, goûtant la sensation de ses mains sur ses vêtements, la chaleur de ses lèvres sur les siennes. Ravi, Thomas glissa une main « timide » le long du dos de sa robe, la défaisant peu à peu avant de s’écarter, faisant mine d’être essoufflé.

- Tu es si belle … Murmura-t-il avec tendresse avant de déposer un léger baiser sur son cou, laissant sa bouche glisser sur la peau qu’il découvrait peu à peu, la dénudant jusqu’à la taille.

-Thomas … S’affola légèrement Marie en sentant l’air froid sur sa poitrine.


Le jeune homme lui lança un regard qu’il espérait amoureux et posa ses mains chaudes sur sa poitrine nue avant de la faire taire d’un bref baiser auquel elle répondit.

- J’ai tellement rêvé de cet instant Marie … T’enlever ces vêtements indignes de toi … Goûter la soie de ta peau … Qui mériterait d’être vêtue des plus belles étoffes. Murmura-t-il en glissant de nouveau ses lèvres sur son épaule.

Éperdue, Marie soupira de plaisir, tandis qu’il glissait une main habile sous ses jupons, les relevant à mesure qu’il caressait les jambes nues de la jeune fille, glissant jusqu’à ses cuisses.

- Marie … Tu es si douce … si belle … Comment pourrais je te résister ? Souffla-t-il en l’embrassant de nouveau avec passion cette fois.


Sous sa bouche, Marie gémit, le désir torturant ses reins comme jamais. Elle écarta instinctivement les cuisses tandis qu’une des mains de Thomas défaisait l’attache de son jupon.

- Parfaite … tu es parfaite… Murmura Thomas avec dévotion en la soulevant légèrement pour la débarrasser de ses derniers vêtements.

Les sens en alerte, Marie posa une main timide sur le torse de Thomas et commença à défaire maladroitement les boutons de sa chemise tandis qu’il l’embrassait à nouveau, posant la main fine de la jeune fille sur son entrejambe gonflé de désir.


Éperdue d’amour et de désir, Marie laissa le jeune homme l’allonger doucement sur son lit, oubliant la plus importante des leçons de sa mère …. Ne jamais laisser un homme la posséder … avant de lui avoir passé la bague au doigt …


Hem …. Bien , je me permets d’intervenir à présent lol … Pour dire (c’est un clin d’œil … pas une leçon de morale ) que des Thomas Norrington existent … pas seulement dans les fics . J’espère qu’au dela de l’aspect très « gnangnan » de la dernière partie du chapitre,certains auront appréciés le cynisme de Thomas et de la situation (lol Kira ? ) qui tranche véritablement avec la relation de Kiara & Sao que j’ai présentée au chapitre précédent . …(la succession des deux scènes “d'amour “est volontaire et calculée lol) J’attends avec impatience vos comm … Julie … pas crier pas taper … lol

PS autopromotionnel (lol) : je viens de commencer une nouvelle fic intitulée L'envol du cygne qui raconte l'enfance d'Elizabeth à Londres. Cette fic s'inscrit dans ma série (Les chemins, Cet horizon, Seul & cette fic lol une vraie saga ) et reprendra des persos existant dans cette fic (le père de Julia par ex ) donc si vous aimez mes histoires et si leur vous en dit ... Lisez (sachant qu'il n'est pas nécessaire de lire L'envol pour suivre cette fic et inversement ) A bientot et merci de votre présence

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