Chapitre 35 Un nouveau départ

 

Ok voilà la suite, comme toujours merci aux reviewers, quand aux autres bah cliquez… Nous retrouvons Jack…. Et les autres …


Chapitre 35



L’aube se levait à peine lorsque Jack ouvrit les yeux, le regard encore brouillé par l’excès de rhum de la veille. A ses côtés une forme remua vaguement et Jack posa son regard sur la nuée de cheveux blonds reposant sur l’oreiller. Il leva la main dans un geste machinal pour les caresser avant de sentir son cœur se serrer à l’idée que cette chevelure claire n’était pas celle de sa Lizzie. Cela faisait des jours que sa femme était morte et, loin de s’apaiser, la peine était plus forte à mesure que le temps passait. Bien sur, aux yeux du monde, il gardait sa carapace insensible, se vautrant dans les bras de Julia comme dans le rhum. Mais il ne parvenait pas à oublier. Chaque instant, chaque minute passés lui rappelaient douloureusement l’absence d’Elizabeth que ce soit dans ses gestes anodins pour barrer le Pearl ou dans son incapacité à consoler Kiara. Même Julia ne parvenait plus à lui faire oublier Elizabeth, même les nuits passées à faire l’amour à la jeune femme ne suffisaient pas à calmer son chagrin. Pourtant, chaque soir, Julia venait rejoindre sa couche, se comportant comme si elle était sa femme, tachant de lui dispenser du plaisir en petit animal qu’il avait bien dressé. Mais cela ne suffisait pas. Aucune caresses (pourtant à présent fort habiles ) de Julia ne réussissaient à l’assouvir, aucun des serments prononcés par la jeune fille n’apaisait son cœur comme ceux d’Elizabeth. Les rares conversations qu’il avait avec la jeune fille lui laissaient un goût de cendres, à mesure qu’il la trouvait de plus en plus … stupide.


Avec un soupir, Jack se leva et laissa sa main traîner sur une robe abandonnée par Elizabeth. Lentement, il la porta à son visage, sentant encore une vague fragrance du parfum de violettes qu’elle s’obstinait à porter. Jack sourit avec nostalgie en songeant à quel point Elizabeth était obsédée par ce qu’elle appelait l’hygiène… Même couverte de sang, même décoiffée après un coup de vent violent ou une après midi passée à faire l’amour, sa femme sentait toujours la violette… Et finalement il réalisait qu’il aimait cette odeur. Parce qu’elle était tellement Lizzie… Jack laissa sa main parcourir les bijoux de sa femme, cadeaux et prises d’abordage et sentit une boule lui remonter dans la gorge, reconnaissant enfin ce qu’il refusait depuis des jours. Elle lui manquait. Sa voix chaque matin, le petit sourire mutin qu’elle avait pour lui alors qu’il tentait de la séduire, la manière dont elle veillait sur Kiara… Tout en Elizabeth lui manquait….


Derrière lui, Julia commença à bouger, s’éveillant et grognant de trouver la place vide à ses côtés avant d’ouvrir les yeux pour de bon.

- Jack ? Demanda-t-elle. Qu’est-ce que tu fais ? Il est trop tôt… Viens te recoucher.

En l’entendant, Jack crispa ses doigts sur le flacon qu’il tenait, brisant le cristal fragile alors qu’une forte odeur de violette se répandait dans la cabine comme une reproche muet.

- Bugger. Souffla-t-il sans sentir les éclats de verre plantés dans sa chair.

Julia fronça le nez avant d’éternuer. Sans prendre la peine de passer un vêtement, elle se leva et glissa ses bras autour de la taille de Jack.

- Ce n’est rien… On va aérer.. Cette odeur nauséabonde va bien finir par s’en aller. Murmura-t-elle d’un ton câlin.

Jack se raidit à son contact, son regard s’étrécissant.

- J’aime la violette. Murmura-t-il.

- Oh ! Tu t’es blessé ! S’écria Julia sans l’écouter. Montre, que je soigne ça. Ordonna-t-elle en prenant sa main.


Jack se retourna vers elle et plongea droit dans son regard. Ses yeux lui parurent brusquement délavés, sans vie, comme le souvenir dont ils étaient le dépositaire. Effaré, il regarda Julia, se demandant comment il avait pu trouver beaux ces yeux pales et ternes dont la teinte était si éloignée du marron chaleureux dans lequel il avait plongé son regard des années durant. Sans se soucier d’être brutal il retira sa main de celle de Julia.

- Non.

Croyant à un jeu, la jeune fille lui sourit et reprit sa main.

- Allons donne. Je sais faire un bandage tu sais…Enfin je crois. Et après je m’occuperais d’ouvrir les fenêtres pour faire partir cette odeur.

Jack la repoussa à nouveau.

- Est-ce que tu n’écoutes rien ? J’aime cette odeur, j’aime la violette et je ne veux pas de toi Julia.

- Qu’est-ce que tu dis ? Bredouilla Julia, les larmes aux yeux.


Jack la considéra avec froideur et la repoussa.

- Ce que je dis … C’est ce que je dis depuis le premier jour Julia. Je ne t’aime pas. C’est Lizzie que j’aimais… Murmura-t-il avec tristesse. Pas Anne, ni toi. Juste Lizzie… Maintenant sors d’ici et n’y revient jamais Julia.

Julia poussa un cri de douleur, sentant son monde s’écrouler autour d’elle.

- Jack… Non , je .. Je t’aime… Dis moi… Dis moi ce que je dois faire …

- Il n’y a rien à faire Julia. Tu n’es pas elle. Maintenant sors d’ici.

- Mais … elle t’a trompée… Argua faiblement Julia. Moi je ne le ferais jamais…

- Peu importe ce qu’elle a fait. C’est elle que j’aime, mon seul et unique amour c’est elle… Murmura Jack, réalisant tristement qu’il disait vrai, il se moquait de la nuit que Lizzie avait passée avec Will, comme de celle passée avec Thomas..


Julia porta la main à son cœur avant de ramasser le drap, s’enveloppant à l’intérieur avant de courir hors de la cabine, les larmes roulant sur ses joues. Jack ne fit pas un geste pour l’arrêter, au lieu de ça il mit un genou à terre, ramassant l’un après l’autre les morceaux de verre du flacon d’Elizabeth.

- Je suis désolé Lizzie. Murmura-t-il le cœur serré.


*


A l ‘extérieur, Gibbs regarda passer Julia et hocha la tête en voyant son visage bouleversé tandis que Thomas glissait un regard appréciateur sur ses courbes apparentes. Julia lança un regard hostile et noyé par les larmes vers Gibbs.

- Qu’est-ce que vous regardez comme ça ? C’est rien … Juste une dispute. Murmura-t-elle pour se rassurer.

Gibbs secoua la tête

- Je crois pas Miss Julia… Mais vous direz pas que le vieux Gibbs vous avait pas prévenue…

- Ça vous fait plaisir hein !! C’est-ce que vous vouliez, vous tous, à regretter cette chère Elizabeth !!! Hurla-t-elle.


La voix de Jack stoppa net sa diatribe.

- Tais toi Julia. Ordonna-t-il d’un ton froid. Et va passer quelque chose dans ta cabine. Norrington tu l’accompagnes, fais en ce que tu veux je ne veux ni la voir ni l’entendre… Et toi non plus d’ailleurs, occupez vous donc l’un et l’autre loin de ce pont

Thomas sourit largement en comprenant l’implication des paroles de Jack. Avec un geste ferme, il saisit Julia par le bras l’attirant à lui.

- Venez Julia… Murmura-t-il d’une voix caressante.

Ce geste attisa la colère de Julia qui lui asséna une gifle magistrale.

- Ouch… Je l’ai vraiment méritée celle là ? Demanda Thomas en se frottant la joue avec nonchalance.

- Ce n’est pas parce que la précieuse Elizabeth se comportait comme la dernière des catins que je suis comme elle !! Hurla Julia en se tournant vers Jack.


Le pirate n’eut pas le temps de répondre… Kiara, folle de rage et les yeux rougis de la mort de sa mère qu’elle ne cessait de pleurer se jeta sur la jeune fille, la plaquant au sol.

- Je t’avais prévenue… Souffla-t-elle. Je t’avais dit de ne JAMAIS parler de ma mère…

Julia, blême de terreur, sentit sa vessie se tordre avant de pousser un soupir de soulagement en voyant Jack écarter sa fille d’elle. Bien sur dans un instant, il allait la prendre dans ses bras, lui dire qu’il regrettait et que…

- Va dans ta cabine Julia. Avec ou sans Norrington, je m’en moque… Déclara Jack d’un ton froid.


Choquée, Julia se releva et progressa vers sa cabine, rouge de honte devant les regards à la fois méprisants et concupiscents de l’équipage.


*


Une fois qu’elle fut partie, Jack se tourna vers Kiara, osant la regarder en face pour la première fois depuis la mort d’Elizabeth et la révélation de son infidélité.

- Kiara… Commença-t-il.

- Quoi ? Tu veux offrir ton désir comme justification de tes actes ? Ou des siens ? S’exclama la jeune fille en le repoussant.

La bouche de Jack se tordit en une grimace en l’entendant lui parler si durement.

- Non… Kiara .. Je … Viens par là. Ordonna-t-il en l’entraînant vers sa cabine tandis qu’une expression frustrée se propageait sur les visages des hommes les plus proches. Vous autres, à vos postes on sera à Tortuga dans quelques heures. Dit il a leur adresse, son cœur se tordant à l’idée de devoir annoncer à Dominic que sa mère était morte.


Kiara lui lança un regard hostile avant de le suivre. Une fois dans la cabine elle jeta un regard méprisant vers le lit défait.

- Alors c’est comme ça que tu pleures maman…

- Kiara… Tenta Jack à nouveau, cherchant ce qui pourrait consoler sa petite fille.

- Elle ne t’avait pas trompée…

- Je sais… Mais tu ne dois pas en vouloir à Julia… Kiara,ma petite fille, ce sont des choses qui arrivent, je sais que c’est difficile à comprendre pour toi .. Et je ..

- Alors toi non plus tu ne dois pas en vouloir à Thomas Norrington. Cracha Kiara. Après tout , lui il l’aimait ! S’écria-t-elle en claquant la porte à la volée, laissant Jack désemparé.


*


Une fois dehors, Kiara appuya sa tête contre le bois du navire, laissant ses larmes s’écouler. Bien sur elle avait rêvé que son père lui accorde une telle attention, s’occupe d’elle seule, mais le prix s’avérait trop lourd à payer. Jamais elle n’avait dit à sa mère qu’elle l’aimait, parce qu’elle ne l’avait pas réalisé avant, trop aveuglée par sa jalousie et son sentiment d’infériorité. Seulement, sans qu’elle s’en rende compte, son voyage à Singapour, sa réclusion forcée, l’avait changée, ou plutôt l’avait grandir. A présent elle comprenait ce qui unissait son père et sa mère… Ce qui grandissait dans leurs entrailles, les poussant dans leur cabine à son détriment. Kiara soupira, songeant que comme sa mère, elle aurait aimé avoir des bras dans lesquels se lover… Seulement ce n’était pas ceux de son père qu’elle voulait et elle désespérait de trouver quelqu’un qui fasse battre son cœur et l’éloigne du drame permanent qu’était devenu sa vie.


Elle avait envie de vivre, d’exister, mais aussi de sang de batailles et de luttes… De laisser tomber ses robes de petite fille pour se jeter à corps perdu dans l’aventure. Retrouver le goût des nuits de Singapour, l’odeur feutrée de la vapeur et l’excitation du danger permanent. Envie qu’on la regarde comme une femme. Envie d’en devenir une plutôt que d’être l’éternelle petite fille d’Elizabeth et du Capitaine Jack. Envie de partir loin du Pearl et de faire son propre chemin. Elle en était capable, elle le sentait… Seulement, son père ne la verrait jamais ainsi. Avec un soupir résigné, Kiara songea que Jack la verrait toujours comme la petite fille fragile qu’elle était loin d’être…


Gibbs lui frôla doucement l’épaule, l’arrachant à ses pensées et Kiara essuya rageusement ses yeux, rouge de honte d’avoir été surprise en train de pleurer comme une enfant.

- On est arrivés Miss Kiara… On est à Tortuga. Précisa le vieil homme, un sourire désolé sur les lèvres.

- Oh .. Et bien allez prévenir mon père, Monsieur Gibbs.

- Miss Kiara… Se dandina le vieil homme d’un air incertain.

- Quoi ???

- Je… Pense que ça serait bien que vous alliez avec lui… Il a besoin de vous Miss.

- Le Capitaine Sparrow n’a besoin de personne… Enfin si on oublie les catins. Cracha Kiara.

Gibbs secoua à nouveau la tête d’un air navré.

- Ne croyez pas ça Miss Kiara… Il a besoin de vous et de Dominic, même s’il refuse de l’admettre. Il a déjà réagi comme ça la première fois…

- La première fois ????


Sans lui répondre Gibbs entra dans la cabine de Jack, le cœur serré à l’idée de ce qu’il allait y découvrir.


*


Quelques minutes plus tard, Kiara et Jack cheminaient tristement dans Tortuga, perdus dans leurs pensées respectives. Jack redoutait la réaction de Dominic, le cœur serré devant le rejet que Kiara semblait lui porter. Loin de penser à son frère, la jeune fille ne cessait de retourner dans sa tête les paroles énigmatiques et inhabituelles de Gibbs, s’interrogeant sur leur véritable sens.


Silencieux tout deux, ils parvinrent devant la forge et Jack faillit pousser un soupir de soulagement en trouvant la porte close.

- Où est Dominic ? Demanda Kiara.

Un badaud s’approcha d’eux et ricana.

- Parti…Envolé depuis hier . Parait qu’il s’est sauvé avec la petite qui servait à La Fiancée Fidèle. Vous êtes pas les seuls clients à le chercher…

Jack soupira lourdement … C’était de pire en pire, voilà que son fils s’était fait la belle avec une des catins de Tortuga, laissant derrière lui la forge à cause de laquelle il avait failli briser le cœur de sa mère en lui annonçant qu’il la reprenait .


Kiara grinça des dents, songeant que son frère, lui avait commencé à vivre sa vie…

- Alors papa … On fait quoi maintenant ? Dominic s’est envolé …Et maman est … Morte… S’étrangla-t-elle à demi.

Jack le cœur lourd, se pencha sur Kiara, la serrant contre lui.

- Kiara… S’il y avait le moindre moyen de la ramener, je….

- Le feriez vous ? Intervint un vieille femme aux origines hispaniques.

Jack tout comme Kiara regardèrent la nouvelle venue d’un air méfiant.

- Oui … Vous deux … S’il y avait la moindre chance pour ramener la précieuse Elizabeth d’entre les morts… Le feriez vous ?

Kiara hoqueta en entendant la vieille femme.

- Comment nous connaissez vous ? Demanda Jack en serrant sa fille contre lui pour la protéger.

- Là n’est pas la question. Répondit la femme. Alors le feriez vous ?

- Elle n’a pas hésité pour moi… Murmura Jack.

- Oui ! S’écria Kiara en sentant l’espoir renaître brutalement.

- Alors dépêchez vous … Le temps vous est compté et le destin doit s’accomplir. Siffla la femme. Cherchez celle qui pourra vous indiquer le chemin… Murmura-t-elle en fixant Jack dans les yeux.


Kiara, perdue, se tourna vers son père.

- Papa .. Tu la connais ?

- Ce n’est pas de connaître mon nom qui vous apportera la connaissance mais vous diriger vers celle qui sait depuis toujours…

Jack, songeur, regarda la vieille femme.

- Et Dominic ? Demanda Kiara qui ne comprenait plus ce qui se passait.

- Il n’a pas sa place dans ce destin… Vous devrez vous passer de lui… Sinon il sera trop tard. Et ce qui est immatériel… deviendra pour de bon immatériel.. Répondit la femme.

Kiara la regarda sans comprendre tandis que Jack déglutissait.

- Viens Kiara… On rentre au Pearl… Dit il en l’entraînant.

- Le temps est compté ! S’exclama la femme. Le destin doit s’accomplir ou il sera trop tard.


Kiara suivit Jack sans comprendre, le pirate l’entraînant à sa suite.

- Papa ! Mais quoi ? Que se passe t’il ?

- Plus tard . Grogna Jack en remontant sur le Pearl. Monsieur Gibbs !!!

Gibbs, l’air peiné approcha.

- Le jeune Dominic n’est pas avec vous ?

- Pas le temps. Coupa Jack. On va devoir remonter le fleuve…

A ces mots, Gibbs se décomposa et Kiara ouvrit la bouche pour parler mais Jack lui intima le silence d’un geste.

- Jack… Vous êtes sur ? Ce ne serait pas un petit besoin ? Osa Gibbs.

- Non. C’est comme la dernière fois. Un besoin fort et inébranlable. Affirma Jack en se dirigeant vers la barre d’un pas décidé tandis que Gibbs donnait l’ordre de lever l’ancre avec un enthousiasme mitigé.


Thomas, l’air endormi et mécontent que toutes ses tentatives d’approches auprès de Julia aient échouées (la jeune fille ne faisant que pleurer depuis des heures) s’approcha de Kiara.

- Il est bizarre quand même ton père … Glissa-t-il en observant Jack qui s’agitait nerveusement à la barre.

Kiara lui lança un regard hostile avant de répondre d’une voix remplie d’espoir.

- Non … Je crois qu’il a trouvé un moyen de faire revenir maman…

Thomas la regarda avec attention avant de s’éloigner prudemment. C’était bien sa veine … Coincé entre une pleureuse et une folle… Ou deux pleureuses ? Ou alors deux folles ? Des folles pleureuses ! Enfin il verrait bien ce que l’avenir lui réserverait. Songea-t-il tandis que Jack guidait son navire en dehors de la baie de Tortuga…


*


Sur le quai,la vieille femme regarda le Pearl s’éloigner, un sourire mauvais aux lèvres.

- C’est fait. Murmura-t-elle à l’adresse de son dieu.

Une vague de chaleur et de bien être inonda son corps alors que Tezcatlipoca la récompensait, s’insinuant dans sa tête du même coup.

- Parfait Amalia. Tu es une bonne servante… Murmura la voix du dieu dans son esprit.

- Tezcatlipoca… Pourquoi les envoyer vers elle alors que j’aurais pu leur révéler les augures ? Geignit Amalia, se sentant malgré tout négligée.

- Parce qu’elle aussi fait partie de ce destin qu’elle se refuse à lire… Ricana Tezcatlipoca en lui envoyant une nouvelle onde de bien être.

- Tant mieux.. J’espère qu’elle en souffrira. Cracha Amalia sans prendre garde à ceux qui la dévisageaient comme si elle était folle, croyant qu’elle parlait seule.

- N’ai crainte… Souffla Tezcatlipoca en se retirant de son esprit, son rire y résonnant longtemps après son départ….

 

 

 

 

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