Bonjour à tous ! Voici la suite de mon histoire ! Je vous informe que ce chapitre et les suivants sont à lire en parallèle. En effet, les histoires de Will & Elizabeth sont étroitement mêlées à défaut de se rejoindre et les événements arrivant à chacun des deux personnages se passent en simultané. ( Je sais que c’est compliqué mais c’est comme ça , désolée il n’y a pas d’autres moyens… du reste ceux qui ont lu Seul donc euh bah tous normalement vu que c’est la suite ont l’habitude du procédé. )
Avertissement: ce chapitre contient du vocabulaire et des situations crues pouvant choquer les plus jeunes d’entre vous.
Bonne lecture et review !
Chapitre 29
A Tortuga, totalement ignorant de la tempête qui agitait le couple formé par ses parents, Dominic rongeait son frein depuis maintenant plusieurs semaines tandis que Marie lui battait froid sans qu’il puisse s’expliquer les raisons de ce recul dans une relation qui était déjà peu avancée. L’interdiction temporaire de pénétrer à La Fiancée Fidèle ne lui avait du reste pas facilité les choses et c’était avec un soulagement mêlé de plaisir que Dominic avait recommencé à fréquenter l’établissement. Pourtant, en dépit de ses efforts répétés pour réussir à entretenir une conversation avec la jeune Marie, cette dernière lui battait froid sans qu’il ne sache pourquoi. Aussi, chaque soir, Dominic reprenait sa place dans le fond de la salle, attendant, un sourire aux lèvres que Marie, une chope de rhum à la main, se penche sur sa table.
Le jeune homme la regarda avec contentement alors qu’elle s’approchait de lui et attendit qu’elle dépose son verre pour lui saisir le poignet.
- Bonsoir Marie. Déclara t’il de son ton le plus avenant, retenant une grimace en sentant la jeune fille dégager son poignet sans douceur.
- Voilà votre rhum. Répondit Marie avec froideur et le fixant de ses yeux d’un bleu limpide avant de commencer à s’éloigner.
- Marie ! Attendez … qu’est ce que j’ai fait de mal ? Lui demanda Dominic. Si c’est à cause de la bagarre et bien je ne pouvais réellement pas laisser ces hommes insulter ma mère et la faire passer pour une catin. Expliqua t’il avant de rougir brutalement en se rappelant que c’était justement la profession de la mère de la jeune fille.
Marie lui renvoya un sourire méprisant et s’écarta de la table.
- Je ne vous demande aucunes justifications Maître Sparrow. Je vous sers, comme les autres clients. Le reste ne me concerne pas.
Dominic la fixa, son regard sombre se rivant de nouveau au sien.
- Il ne tient qu’à vous d’être concernée….
A ces mots, Marie rougit brutalement avant de lui lancer un nouveau regard glacial.
- Cela ne m’intéresse pas Maître Sparrow, VOUS ne m’intéressez pas…. Aussi je vous conseille de vous concentrer sur des femmes à votre portée ou comme ma mère ainsi que vous en avez l’habitude. Suis-je claire cette fois ? Répondit elle en haussant le ton.
Blanc comme un linge, Dominic lui rendit son regard avant de serrer les mâchoires d’un air décidé.
- Parfaitement Miss….
Attiré par le bruit de la dispute, l’aubergiste arriva avec une rapidité étonnante au vu de son embonpoint et posa une main grasse sur la taille de Marie qui rougit sans toutefois oser répliquer.
- Un soucis petite ? Il t’embête ? Demanda t’il d’un ton peu amène en toisant Dominic.
- Non… non ça va. Affirma Marie. Je crois que les choses sont claires à présent.
L’aubergiste regarda Dominic et fit signe à Marie de reprendre son service. Une fois certain que la jeune fille était suffisamment loin, l’homme se pencha sur Dominic et reprit d’une voix avinée et hostile
- Ça fait un bout de temps que tu tournes autour de la petite, Sparrow et jusqu’à présent je ne t’ai rien dit, seulement là je t’avertis que si tu continues il va t’arriver des problèmes…
Dominic lui répondit d’un air ironique, pas intimidé du tout par le vieil ivrogne
- Et je peux savoir pourquoi ?
- Parce que la petite sera bientôt ma femme et que je ne laisserais pas un Sparrow mettre ses sales pattes sur elle … ou alors dans quelques temps mais faudra payer cher.. Ajouta l’homme avec un rire gras.
Dominic lui renvoya un regard mauvais avant de finir sa chope d’un trait et de jeter d’un air négligent quelques pièces sur la table qu’il occupait.
- Je vois… Dit il en se levant et en s’approchant d’une démarche souple de Rosa, qui du fond de la salle, lui lançait des œillades enflammées depuis son arrivée. Tu viens ma belle ? Lui demanda t’il tout en surveillant du coin de l’œil Marie qui regardait précisément dans leur direction.
Rosa lui décocha un grand sourire.
- Oui… Tu m’emmènes où ? Minauda t’elle
- Chez moi … Souffla Dominic avant de l’embrasser goulûment tandis que Marie, l’air choquée, détournait la tête à sa grande satisfaction.
*
Impuissante, Marie regarda Dominic quitter la salle en compagnie de Rosa, le cœur lourd. Un sourire avenant aux lèvres, son patron s’approcha d’elle, fronçant les sourcils en remarquant que le regard de la jeune fille s’appesantissait sur le couple enlacé.
- Il en vaut pas la peine ma jolie… Il ne t’apporterait rien… Pourquoi être la maîtresse d’un forgeron coureur, voleur et désargenté quand tu peux prétendre à beaucoup mieux. Insinua-t-il, ses petits yeux vicieux traînant sur ses courbes féminines.
Marie rougit violemment et l’homme prenant son silence pour un aveu muet posa sans gêne sa main grasse sur sa taille.
- On devrait parler tout les deux Marie… Reste après le service ce soir. J’ai une proposition à te faire.
Le cœur au bord des lèvres, Marie se dégagea doucement sans toutefois oser le gifler.
- Ce soir … Je c’est impossible… J’ai rendez vous. Mentit elle piteusement, espérant ainsi se tirer de ce qui lui paraissait de plus en plus être un mauvais pas.
- Un rendez vous ! S’exclama l’aubergiste, son éclat faisant se retourner sur eux plusieurs clients qui se trouvaient à proximité au grand embarras de Marie. Et avec qui petite ? Avec un de ces marins qui te basculera contre un mur au milieu des ordures comme ils le font déjà avec ta mère ?
Les larmes aux yeux, rougissante de honte, Marie s’éloigna légèrement de lui.
- Non… Je, je ne suis pas ainsi. Souffla-t-elle.
- Pour l’instant mais si quelqu’un ne fait pas de toi une femme honnête tu finiras catin comme ta mère ! Hein les gars, tout le monde ici connaît Gisèle, la meilleure suceuse de Tortuga. Se moqua l’aubergiste alors que plusieurs hommes hochaient la tête en guise d’accord.
Marie baissa la tête, les larmes commençant à couler silencieusement sur ses joues. Elle avait beau savoir depuis son enfance quelle profession exerçait sa mère, elle ne parvenait toujours pas à contrôler son dégoût devant ce qu’elle faisait pour les nourrir. Voyant ses larmes, l’aubergiste s’adoucit légèrement et passa sa main grasse et sale sur sa joue dans une pantomime de geste tendre.
- Allons … Si tu sais prendre les bonnes décisions tu n’auras pas à finir sur le trottoir…
- Les bonnes … décisions. Répéta Marie en se hérissant à son contact.
- Si tu étais une femme mariée, tu serais respectable…
- Mariée…
- Oui je suis seul et j’ai besoin d’une petite poulette dans ton genre pour veiller sur mes vieux os… Et autre chose. Ricana l’homme en adressant un clin d’œil égrillard aux clients qui écoutaient leur conversation et qui partirent dans des rires gras. En plus tu connais déjà le travail de la taverne.
Marie se raidit en comprenant que ce qu’elle redoutait depuis plusieurs semaines était en train de se produire.
- Je … j’ai des clients à servir…
- Dis donc poulette me prend pas de haut… Tu seras pas jeune et jolie éternellement et c’est pas un de ces marins qui pourra t’offrir son nom… Tu trouveras pas meilleur parti que moi ici alors réfléchis bien …
Marie, sonnée, hocha la tête et commença à se diriger vers la salle. Sa première demande en mariage. Et cette dernière était bien loin des rêveries romantiques de son enfance… En effet, beaucoup aurait été étonné d’apprendre que Gisèle, meilleure suceuse de Tortuga de son état, avait élevé sa fille de manière à préserver ses rêves. Aussi, depuis qu’elle était petite, Gisèle lui avait inculqué que les sentiments sur lesquels reposaient le mariage était l’amour et le respect. Et aussi qu’une femme qui offrait son corps sans être mariée ne méritait plus le respect et était souvent condamnée à une vie de prostitution et de passes sordides. Or, Gisèle ne voulait pas ça pour sa fille, elle désirait que sa petite Marie ait tout ce qu’elle n’avait pas pu avoir. Un mari respectable et respecté et une vie heureuse loin des ruelles crasseuses et des bouges qui constituaient la sienne. Marie regarda l’aubergiste qui lui rendit son regard en souriant, essuyant à peine son front couvert de sueur.
- Réfléchis bien Marie.
La jeune fille soupira et hocha la tête, songeant qu’en effet, le choix de prétendants était réduit à Tortuga. Les marins ne voulaient pas se marier ou alors lorsqu’ils l’étaient, disparaissaient du jour au lendemain laissant leur femme assurer seule les besoins des enfants qu’ils leur avaient faits, les condamnant à exercer le seul métier rentable possible à Tortuga pour une femme: putain. Bien sur il y avait aussi l’autre solution… Celle que chaque soir, Scarlett et sa mère abordaient : partir sur une île, construire sa vie et ne jamais révéler la fange de laquelle elle était issue. Le cœur de Marie se serra à cette pensée, revoyant sa mère recouvrir avec une crème blanche chaque soir plus épaisse les plaies qui maculaient son visage. Elle ne pouvait pas partir, elle ne pouvait pas abandonner Scarlett et sa mère qui avaient toujours fait en sorte de lui procurer la meilleure existence possible. Marie soupira de nouveau et déposa une chope de rhum devant son client, songeant malgré elle à la proposition de l’aubergiste.
*
Le Hollandais Volant émergea à quelques miles de Tortuga avec à son bord Will, qui la main crispée sur sa poitrine à l’endroit où aurait du battre un cœur hurla à ses hommes de mettre une chaloupe à la mer.
- Will… Commença Bill inquiet devant son état. Es tu vraiment obligé d’aller à terre … Tu devrais … rester ici plutôt.
Le regard assombri par la rage et la souffrance, Will se retourna vers lui haineusement, se servant de ses tentacules pour le soulever et le plaquer contre le mur.
- Depuis quand t’autorises tu à me dicter ma conduite !!! Un jour à terre, dix ans en mer. C’est dans mon contrat. Et je compte bien profiter de ma journée, enfin de ma nuit plutôt. Ricana Will.
A ces mots, l’étoile de mer qui recouvrait le visage de Bill commença à palpiter,trahissant son émotion.
- Will… Ce n’est pas pour toi là bas … Que comptes y trouver ? Demanda-t-il en évitant de regarder le corps déformé de son fils.
- Ce que je veux … ce que je désire le plus au monde . Commença Will d’un ton amer. C’est oublier ! Faire partir cette… Souffrance !!! La sorcière m’a menti !! Elle avait promis que je n’aurais plus mal une fois mon cœur arraché et là c’est pire !!! C’est comme la première fois. Cracha-t-il en repoussant Bill avec violence. Maintenant tais toi ! Le Capitaine du Hollandais Volant va à terre… Et vous tous, tenez vous prêt à réveiller le Kraken si je vous en donne l’ordre. Cracha froidement Will en reposant sa main sur sa poitrine.
Impuissant et à demi assommé, Bill n’eut pas d’autres choix que de le regarder partir, priant pour que son fils ne charge pas son âme de nouvelles atrocités durant cette nuit passée à Tortuga…
*
Emmitouflée dans sa capeline de jute, Marie cheminait plus lentement qu’à l’accoutumée dans les rues de Tortuga. Elle avait eu du mal à partir de La Fiancée Fidèle sans être interceptée par l’aubergiste, qui une fois sa déclaration faite, l’avait couvée d’un regard plus pervers qu’amoureux durant toute la durée de son service. La jeune fille soupira lourdement, levant brièvement son visage vers les étoiles pour éviter de regarder vers la forge à l’approche de laquelle elle avait senti son cœur s’accélérer. Elle savait pourtant que Dominic Sparrow n’était pas pour elle et qu’à cette heure il devait être loin de penser à elle, sûrement trop occupé à coucher avec Rosa mais elle ne pouvait empêcher ses pensées de dériver vers lui.
Marie, regarda rêveusement le ciel, imaginant un instant qu’au lieu de son gras patron c’était Dominic qui lui avait demandé de l’épouser et soupira. C’était impossible. Les marins appartiennent à l’océan, pas aux femmes. Quand à elle, si elle voulait éviter d’être catin elle n’avait pas le choix… Il lui faudrait épouser l’aubergiste qui la dégoûtait tant. Faire semblant d’être amoureuse pour ne pas peiner sa mère qui avait tant d’espoirs pour elle.
Perdue dans ses pensées, Marie ne prit pas garde au pas lourd qui se rapprochait de plus en plus d’elle et sursauta quand une voix haineuse l’interpella.
- Eh toi… Combien pour faire oublier sa peine à un marin ?
Marie frissonna et ne se retourna pas, resserrant sa cape autour d’elle et hâta le pas.
- J’ai dit combien sale garce menteuse !!! Cria l’homme derrière elle.
Marie étouffa un cri en sentant une chose visqueuse se refermer autour de son cou et se retourna, découvrant le visage monstrueux de son agresseur. Ce qu’elle avait pris au départ pour une lanière de cuir ayant trempé dans un liquide peu recommandable était en fait un des tentacules qui recouvraient presque entièrement le visage de l’homme… Terrifiée, Marie sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine alors que celui qui ne pouvait être que le capitaine du Hollandais Volant continuait à serrer son tentacule autour de son cou, souriant de sa peur.
- Tu me vois maintenant … Tu me reconnais n’est-ce pas ? Si tu savais quel effet ça fait … D’être craint. Ricana Will.
Marie ouvrit la bouche pour inspirer une goulée d’air et sentit le tentacule se desserrer lentement, lui débloquant la trachée.
- Que … que voulez vous ? Haleta-t-elle, morte de peur et sachant que la fuite était impossible car on n’échappait pas au Capitaine du Hollandais Volant.
Will grimaça, sa main toujours sur sa poitrine avant de pousser un cri de rage.
- Je te l’ai dit non ?
Marie se mit à pleurer alors qu’il la poussait contre le mur sale au milieu des ordures.
- Pitié… Pitié… Supplia-t-elle.
Will regarda la fille qui le suppliait et ricana méchamment.
- Pitié ? Pourquoi devrais je avoir pitié de toi ? Tu n’es qu’une catin comme les autres … et tu vas me faire ce que tu fais aux autres … mais gratuitement cette fois. Le Capitaine du Hollandais Volant a droit à certains privilèges… Déclara froidement Will en remontant sa jupe haut sur sa cuisse.
Sentant sa peau froide et grumeleuse sur la sienne, Marie hurla de terreur, se débattant faiblement sans pouvoir s’opposer à la poigne qui la maintenait fermement contre le mur. Will la regarda avec haine et son tentacule glissa une nouvelle fois sur son cou frêle.
- Je te dégoûte hein… Tu te crois mieux que moi ? J’ai connu une fille dans ton genre… Et elle aussi elle m’a cédé… Elle aussi était une putain menteuse . Cracha-t-il en crispant brutalement la main sur sa poitrine. Tu vas devoir … Devoir faire cesser cette douleur. Lâcha Will d’une voix altérée par la souffrance.
Bouleversée, les larmes franchissant facilement ses cils, Marie ferma les yeux, songeant qu’après ça même l’aubergiste ne voudrait plus d’elle… qu’elle-même ne voudrait plus vivre… Will se pencha sur elle et la gifla de toutes ses forces.
- Regarde moi sale catin ! Je refuse que tu fasses comme elle, que tu penses à un autre lorsque tu es avec moi !
Marie, tremblante, hurla à nouveau, terrifiée et sentit le corps du monstre se frotter au sien. Au moment, où Will se décidait à défaire ses pantalons au grand effroi de Marie, il s’immobilisa et baissa les yeux tandis que Marie tremblante de peur sentait contre sa robe la pointe de l’épée qui venait de transpercer le corps du démon.
- Je ne ferais pas ça si c’était toi. Déclara la voix calme de Dominic derrière Will. Il me semble que cette fille ne veut pas de toi.
Un rictus mauvais aux lèvres, Will tordit la lame de l’épée, empêchant son agresseur de la récupérer et se retourna, laissant son tentacule autour du cou de sa proie. Ce qu’il vit alors décupla sa rage. Le jeune homme qui, l’air bravache, se tenait derrière lui ressemblait à s’y méprendre à celui qui hantait ses pires cauchemars, à l’homme qui lui avait tout pris. Jack Sparrow… De son côté Dominic blêmit sous son hâle en découvrant la créature qui lui faisait face et qui ne pouvait être que le fameux Capitaine du Hollandais Volant, que ses parents n’avaient heureusement jamais rencontré sur les mers contrairement aux autres marins.
- Qui es tu ? Demanda Will en maintenant toujours Marie.
Dominic plissa les yeux pour discerner les traits de la fille et son cœur manqua un battement en reconnaissant Marie. Fou de rage, il chercha du regard de quoi affronter le monstre.
- Peu importe le nom … Du moment que tu lâches cette fille !
Marie, a demi étranglée par le tentacule de Will battit des paupières, ne sachant si elle devait se réjouir ou au contraire trembler pour Dominic qui, seul parmi tous, volait à son secours.
Will sortit son épée et attaqua violemment Dominic, relâchant quelques instants sa proie.
- J’aime connaître le nom de ceux que je vais tuer, sale pirate.
Dominic para maladroitement, constatant avec soulagement que l’autre avait desserré son étreinte sur Marie.
- Marie !! Cours !! Sauve toi !! Cria-t-il à l’adresse de la jeune fille tandis que Will le pressait insensible aux blessures qu’il lui infligeait.
- Ton nom. Rugit Will en lui donnant un violent coup dans l’estomac.
Plié en deux, les larmes aux yeux sous la douleur, Dominic leva son épée par réflexe, évitant ainsi la lame qui s’apprêtait à le transpercer.
- Sparrow … Dominic Sparrow… Répondit il en toisant le monstre.
Will le regarda avec dégoût et le gifla, le faisant sombrer dans l’inconscience.
- Sparrow … Marmonna-t-il. Il serait encore trop généreux de te tuer … Non je vais te prendre ce que ton père m’a volé. Ce n’est que justice après tout. Ricana-t-il en se lançant à la poursuite de Marie.
La jeune fille hurla en sentant le tentacule se refermer sur ses longs cheveux, la tirant brutalement en arrière et tomba à genoux sur le sol sale de la ruelle.
Will la retourna sans douceur, la forçant à s’allonger sur le sol.
- Toi aussi tu veux un Sparrow hein… Mais cette fois il ne gagnera pas… Commença-t-il en retroussant à la hâte les jupes de Marie.
- NON !! Hurla une voix que Will reconnut à peine tandis que le souffle de Marie se bloquait dans sa poitrine.
Will poussa un cri de rage en sentant un corps lourdement parfumé s’abattre sur le sien, tenant de dégager la jeune fille qui sous lui, serrait ses cuisses pour lui bloquer le passage. Avec un soupir exaspéré, il se retourna et sourit méchamment en découvrant le visage recouvert de poudre de la fille dont il avait acheté les faveurs la nuit où Elizabeth l’avait quitté.
- Je t’ai manqué à ce point ma belle ? Ne t’en fait pas j’en ai assez pour toi aussi catin…
Gisèle, blême, jeta un regard en direction de sa fille, soulagée de voir que l’autre ne l’avait pas encore touchée. Prenant sa voix la plus avenante, les mains tremblantes elle passa sa main sur la joue de Will, s’efforçant de ne pas grimacer à son contact.
- Avec moi … toute la nuit … Susurra-t-elle d’une voix tremblante. J’ai .. J’ai un cadeau pour toi Will.
- Maman … non … Gémit Marie en comprenant ce que sa mère s’apprêtait à faire.
Will éclata de rire.
- La mère et la fille … Qui se vendent toutes les deux à Sparrow … Pourquoi ne pourrais je pas avoir ce qu’il possède … C’est mon tour après tout !! Dit il en se penchant de nouveau vers Marie.
Voyant cela, désespérée, Gisèle lui saisit le bras et tomba à genoux tandis que Marie, les larmes aux yeux détournait le visage.
- Will Turner … Ne fait pas ça .. Pas à ta fille… Jeta Gisèle mortifiée.
Will s’immobilisa brutalement tandis que Marie se tournait vers sa mère avec horreur.
- Ma quoi ? Cria Will en scrutant malgré lui les traits de Marie.
- Ta fille … Cette nuit là quand tu m’as prise dans cette même ruelle. Jeta rapidement Gisèle. Elle s’appelle Marie.
Will éclata d’un rire froid avant porter la main à sa poitrine et posa un regard noyé par la souffrance sur Gisèle.
- Tu essaies de me faire croire que cette catin est ma fille ! Dit il en se levant relâchant Marie pour plaquer sa mère contre le mur.
Dominic, sonné, reprit conscience à cet instant et se hâta vers Marie, qui paralysée et toujours au sol, observait la scène d’un regard horrifié.
- Aide la …Souffla Gisèle alors que le premier coup de Will la faisait hurler de douleur.
Dominic, comprenant qu’il n’y avait rien à faire, se précipita vers Marie et la souleva dans ses bras.
- Non !!! Maman non !! Je ne te laisserais pas ! Cria Marie en se débattant alors que Will défaisait son pantalon, remontant rageusement les jupes de la catin.
Le corps de Gisèle se crispa alors que le père de sa fille la prenait brutalement, plus encore que la première fois et elle ferma brièvement les yeux.
- C’est mon métier Marie … Dit elle d’une voix blanche. Emmène la. Ajouta-t-elle à l’adresse de Dominic en posant ses mains sur le corps de Will, s’efforçant de le caresser ainsi qu’elle le faisait avec ses clients.
Dominic hocha la tête et emporta Marie dans ses bras, refusant d’écouter ses suppliques tandis que contre le mur, Will passait sa rage et sa douleur sur Gisèle. La femme ferma les yeux, écoeurée plus encore que la première fois et poussa un cri alors que les coups de reins de Will gagnaient en brutalité. La nuit promettait d’être longue ….
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