Voici la suite, j’espère qu’elle vous plaira … Bonne lecture et.. Reviews ?
Attention contenu sexuel déconseillé aux mineurs
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Après avoir frotté sa peau jusqu’à l’arracher par endroit, Elizabeth jugea qu’elle était débarrassée de l’odeur de Beckett et sortit pour s’envelopper dans une serviette. En revenant dans la chambre, elle eut la satisfaction de voir cette dernière rangée et la robe disparue. Encore troublée par le ton péremptoire qu’Elizabeth avait employé un peu plus tôt, Estrella s’inclina à son entrée.
Elizabeth soupira. Estrella était la seule personne de son entourage actuel qui ne soit pas à la botte de Beckett. Inutile de s’en priver par un mouvement d’humeur
« Excuse moi Estrella. J’ai été sèche. Je n’aurais pas du te parler ainsi.
- A votre service Madame . Que souhaitez vous porter ce matin ? Votre mari a fait venir votre garde robe en attendant de vous en offrir d’autres » Annonça Estrella visiblement charmée par la générosité du Lord
Elizabeth sourit cyniquement. Quel homme prévenant réellement…
« Ma robe noire »
Une fois de plus le visage d’Estrella accusa la surprise, mais elle eut le bon sens de ne pas relever cette fois.
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Le visage de Beckett se crispa en la voyant pénétrer dans la pièce vêtue de noir
« Il semblerait que je doive donner des ordres quand à votre tenue à l’avenir.
- Dois je vous rappeler que je suis en deuil de mon père ? » Rétorqua Elizabeth avec sécheresse.
Le lord se crispa un peu plus et Elizabeth lui lança un sourire froid
« Quand à votre offre de cadeau. J’ai réfléchi.
- Oh et vers quelle nouvelle négociation vos réflexions vous ont-elles conduites ?
- J’ignorais qu’il faille négocier vos faveurs, persifla Elizabeth
- Excusez moi.. Une erreur d’interprétation de ma part. Vos faveurs sont effectivement les seules à être négociables»
La main d’Elizabeth se crispa sur la tasse pleine de thé brûlant qu’elle tenait. Beckett nota son geste et sourit
« Allons ma chère… Vous ne voudriez pas jeter une ombre sur cette magnifique journée par un geste aussi puéril qu’inconsidéré n’est-ce pas ?
- Je n’en suis pas sûre…
- Votre soulagement n’en serait que temporaire tandis que votre punition serait quand à elle, longue je vous l’assure »
Elizabeth frémit
« Ma punition ? Je ne suis pas un chien que l’on dresse Lord Beckett
- Un chien ? Non ma chère loin de moi l’idée de vous comparer à l’un de ces stupides animaux. Non… En fait vous êtes plus … comme une jument sauvage. Vous prenez facilement le mors au dent mais cela est compensé par le plaisir qu’il y a à vous monter. »
Elizabeth pâlit et Beckett se resservit d’un geste élégant
« Bien à présent que nous avons échangé les amabilités d’usage dites moi donc ce que vous désirez
- Vous le savez très bien…
- Tout comme vous savez que cela est hors de question Elizabeth. Allons dépêchez vous. Vous commencez à abuser de ma patience »
Elizabeth le fixa avec haine. Elle ne supportait plus son flegme, son ironie, ses répliques cyniques. A croire qu’il était fait de glace !! Exception faite des choses conjugales à son grand regret.
« Vous commandez bien Davy Jones n’est-ce pas ? »
Le regard de Beckett trahit brièvement sa surprise
« En effet mais j’ai du mal à comprendre où vous souhaitez en venir , si vous espérez que je libère ce monstre il faudra offrir plus que quelques gémissements en échange.
- Ne soyez pas stupide Lord Beckett. Je me moque de Jones. Ce que je veux c’est que vous lui ordonniez de libérer Bill Turner. »
Beckett cilla
« Turner ? Un rapport avec …
- Son père. Le coupa Elizabeth. Will a juré de lui rendre sa liberté. Mais comme il est enfermé ici…
- Vous vous êtes dit que vous pourriez le remplacer dans cette tâche » compléta Beckett d’un ton froid.
Elizabeth lui sourit tout aussi froidement
« En effet.
- Et bien ma chère…. Je dois reconnaître que je ne m’attendais pas à une telle requête… Je pensais plutôt à l’un de vos amis qui pourrissent dans mes geôles …
- Est-ce un refus ? » Lui demanda Elizabeth.
Beckett fit mine de réfléchir.
« Non. Si c’est-ce que vous souhaitez nous irons chercher Bill Turner. Je vous laisse le soin de l’annoncer à son fils. Vous n’aurez qu’à lui dire que c’est mon cadeau de mariage. »
Elizabeth blêmit à la pensée d’affronter Will et Beckett ricana
« Allons ma chère venez donc embrasser votre époux pour le remercier…. »
Le cœur au bord des lèvres, Elizabeth obéit. La main de Beckett se glissa sur sa nuque et il l’enfouit dans ses longs cheveux tout en l’embrassant avec ardeur. Finalement il se dégagea
« Je ne vous retiens pas Elizabeth. Je suis certaine que vous avez hâte de revoir ce cher Will Turner et ses amis. Vous avez beaucoup à lui raconter je crois. » Se moqua-t-il
Elizabeth déglutit et Beckett ricana
« Vraiment beaucoup… Monsieur Mercer va vous accompagner pour votre visite hebdomadaire. Vous voyez, je respecte notre marché »
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Elizabeth suivit Mercer dans le couloir sinistre qui menait aux geôles privées de Beckett. L’homme lui ouvrit la porte et la retint alors qu’elle avançait
« J’espère que j’aurais un rapport satisfaisant à transmettre à Lord Beckett. »gronda-t-il
Elizabeth lui répondit par un regard méprisant et s’engagea en tremblant
« Lady Beckett ! » annonça l’un des gardes, un peu trop zélé au goût de la jeune femme.
Elizabeth ferma les yeux et s’immobilisa. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait regarder Will dans les yeux et …
« Elizabeth ! Oh c’est bien toi »
Elle entendit la tendre inquiétude de Will dans sa voix et réprima un sanglot. Elle ne pouvait pas lui montrer sa peine. C’était elle qui avait passé ce marché. Et comme d’autres charges en d’autres temps, c’était à elle de porter ce poids.
Elle approcha de la geôle et Will fit de même. Le jeune homme hoqueta devant sa mine défaite
« Elizabeth que t’a-t-il fait…
- Je doute que t’aies envie d’avoir les détails mon gars. » Intervint Jack
Elizabeth s’empourpra tandis que Will baissait la tête. Un silence gêné s’installa.
Will déglutit et les recommandations de Jack lui revinrent en mémoire. Il était inutile d’accabler Elizabeth de son chagrin.
« Est-ce que … qu’il te traite bien ? »
Elle hocha la tête.
« Aussi bien que possible… »
Un nouveau silence.
Elizabeth serra les poings. Elle devait trouver … trouver …
« Beckett va exiger de Jones qu’il libère ton père »
Le visage de Will se remplit d’incrédulité
« Quoi ? Mais pourquoi ?
- C’est… c’est son cadeau de mariage » souffla douloureusement Elizabeth
Jack ricana cyniquement
« Ce maudit bougre de Beckett a du sacrément apprécier sa nuit de noces pour accepter ça » lâcha-t-il avec une pointe d’amertume.
Elizabeth se raidit et la mine de Will s’allongea
« Elizabeth… Ce .. Qu’Est-ce que tu as fait… »
La jeune femme maudit intérieurement Jack
« Rien.. Rien de plus que ce qui était … dans notre accord
- Votre accord… » répéta Will avec amertume.
Elizabeth rougit et expliqua
« Il a dit qu’il m’offrait la liberté d’un homme en cadeau de mariage…. A l’exception de Jack et de toi… Alors… Je, j’ai pensé à ton père
- Elle aurait pu penser à nous ! S’insurgea Pintel
- Ah ça oui ! Renchérit Ragetti
- Chuttttt » leur ordonna Gibbs qui n’en perdait pas une miette.
Will se crispa
« Je suppose que je dois remercier Beckett pour ça, ironisa-t-il
- Will…. Je … » s’inquiéta Elizabeth.
Le jeune homme inspira puis plongea son regard dans celui de la jeune femme
« Excuse moi…Et …merci pour mon père…
- Je ferais n’importe quoi pour toi » murmura Elizabeth.
Les doigts des jeunes amoureux s’entrelacèrent et Jack détourna le regard d’un air écoeuré.
« Je t’aime… » murmura Will
Elizabeth s’apprêtait à répondre mais un toussotement de Mercer la coupa net dans son élan. Au lieu de lui dire ce qui lui brûlait les lèvres, Elizabeth baissa le visage, résignée. Les doigts de Will caressèrent son menton
« Regarde moi… »
Les larmes aux yeux, Elizabeth releva le visage
« Je t’aime , répéta Will. Ma belle, ma courageuse Elizabeth. Quelques soient tes choix. Je t’aime et je t’aimerais toujours
- Oh Will » souffla la jeune femme
Elizabeth avait l’impression que son cœur allait exploser. A la fois de peine, d’amour et de haine pour Beckett.
« Il est temps de remonter Lady Beckett. Votre époux vous attend » déclara Mercer.
Will et Elizabeth se raidirent et la jeune femme lui lança un regard empli de regrets
« Je reviendrais…
- Comme il se doit » souffla Will avec amertume tandis que Mercer l’entraînait.
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Elizabeth se laissa conduire jusqu’à sa chambre par Mercer.
« Lord Beckett vous a fait préparer des vêtements » déclara-t-il simplement.
Elizabeth lui lança un regard rempli de défi et Mercer poursuivit
« Il vous attend dans le petit salon dans dix minutes. Les visites vont commencer »
Les visites… Elizabeth avait oublié les subtilités de la vie mondaine… Avec un soupir las elle regarda la robe en organdi rose qui l’attendait.
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Une fois Elizabeth hors de vue, Will se laissa tomber sur le sol de sa geôle . Jack haussa le sourcil en lisant son désespoir et secoua la tête
« On dirait que notre chère Lady Beckett vient de sauver ton père. La donzelle est décidément pleine de ressources
- Ne l’appelle pas ainsi. Jamais. Gronda Will
- Quoi donzelle ? Plaisanta Jack
- Tu le sais très bien…. »
Les deux hommes s’affrontèrent du regard et Jack haussa les épaules
« Comme tu voudras petit, mais ça vaudrait mieux pour toi de t’y faire… pasque c’est pas près de changer…
- Tais toi…
- Et en plus cela vient de sauver la vie de ce bon vieux bottier…
- A t’entendre ce marché sauve la vie de tout le monde !! Ragea Will
- C’est le cas. J’aimerais pas être à la place de Jones quand Calypso apprendra le rôle qu’il a joué dans son emprisonnement »
Will le regarda avec étonnement
« Que veux tu dire ?
- Que c’est Jones qui a livré Calypso à la Confrérie. Je ne doute pas que les Seigneurs ne se chargent de lui dire. Moi c’est-ce que je ferais.
- Tout le monde n’est pas aussi lâche que toi.
- Je ne vois pas de lâcheté dans le fait de vouloir sauver sa vie. Et oui aussi désagréable que soit le marché passé par Elizabeth, il sauve ta vie, celle de ton père, la mienne et celle de tout ceux qui sont ici. Alors j’ai tendance à penser que c’est une bonne chose… »
Will le toisa avec dégoût
« Et la vie d’Elizabeth ? Ça ne te fait rien qu’elle soit brisée ? »
Jack fit mine de réfléchir puis haussa de nouveau les épaules
« Il y a toujours un perdant petit »
Écœuré, Will se détourna résolument tandis que Jack ramassait une bouteille de rhum.
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L’après midi s’étirait longuement. Elizabeth posa un regard hostile sur Beckett qui lui tapotait la main
« Lady Beckett va se faire une joie de vous faire visiter son jardin. N’est-ce pas ma chère ? »
Elizabeth persifla
« J’avais cru comprendre que mon jardin était réservé à votre seul usage Lord Beckett »
L’homme sourit légèrement tandis que Lady Hillier les regardait stupidement
« Oh … J’ignorais qu’il fut privé… Si j’avais su jamais je n’aurais demandé à le voir … bredouilla-t-elle.
- Lady Beckett plaisantait. Vous verrez il contient de merveilleuses roses.
- Qui faneront vite faute de soins appropriés. » Rétorqua Elizabeth.
Beckett sourit un peu plus
« Dans ce cas ma chère, je m’occuperais personnellement de leur arracher la tête afin d’abréger leurs souffrances »
Leurs regards s’affrontèrent et Elizabeth abdiqua.
« Vous avez raison… Un tour dans le jardin sera une heureuse distraction. L’air est infect dans ce salon »
La pauvre Lady Hillier qui n’avait pas compris le moindre sous entendu la suivit donc à l’extérieur.
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Une fois les visiteurs partis, Beckett se tourna vers Elizabeth
« Approchez Elizabeth »
La jeune femme ne bougea pas.
« Il me semblait que c’était Lady Beckett en public.
- Nous sommes en privé Elizabeth. »
La jeune femme désigna Mercer d’un signe de la tête.
« Oh Mr Mercer serait il un meuble ? Ou mieux .. Un chien puisque je suppose que c’est ainsi que vous le considérez »
A sa grande surprise, Beckett pâlit
« Vous vous méprenez lourdement Elizabeth. Mais puisque vous semblez si pressée de vous retrouver seule avec moi…. Mr Mercer, voulez vous nous laisser je vous prie ? »
Mercer s’inclina et Elizabeth se mordit la langue. Elle aurait mieux fait de se taire….
Beckett se dirigea vers un meuble
« Vous avez été insolente Elizabeth.
- Vous trouvez ?ironisa-t-elle.
- C’est la dernière fois que vous me parlez ainsi devant nos invités, annonça Beckett en se penchant sur l’armoire
- Lady Hillier est tellement dépourvue d’esprit que même un enfant de cinq ans en possède plus qu’elle »
Beckett ne put retenir un rire
« Une juste description ma chère. Moi qui pensait être le seul à être la cible de vos sarcasmes me voici rassuré
- Oh vous pouvez l’être je ne me moque pas uniquement des êtres méprisables mais aussi des imbéciles…. Enfin attendu que vous êtes les deux… »
Elizabeth s’apprêtait à lui faire un gracieux sourire pour ponctuer ses paroles alors qu’il se retournait mais elle s’immobilisa net en voyant ce qu’il tenait. Beckett la regarda d’un air supérieur et éprouva la flexibilité de sa cravache.
« Vous n’oseriez pas… » souffla Elizabeth.
Le lord la toisa et avança vers elle. Tremblante, Elizabeth se força à rester immobile tandis qu’il se penchait à son oreille
« Rassurez vous Elizabeth…. Cette cravache n’est pas pour vous… Même si vous pourriez aimer cela… » susurra-t-il.
Outrée, Elizabeth le fixa avec haine et il reprit avec flegme
« Je vais faire un tour à cheval . Souhaitez vous m’accompagner ?
- Ai-je le choix ?
- Je suppose que cela signifie que vous ne le voulez pas. Soit… Je serais de retour après le dîner..
- Pour ce que je m’en préoccupe vous pourriez bien ne pas rentrer du tout, rétorqua Elizabeth
- Je n’en doute pas ma chère… Toutefois, je vous conseille de vous montrer un peu moins revêche cette nuit sans quoi je pourrais changer d’avis sur l’utilisation de cette cravache…
- Vous êtes odieux !! Ragea Elizabeth.
- Nous voilà donc parfaitement assortis » rétorqua Beckett avant de quitter la pièce.
Une fois seule, Elizabeth poussa un cri de rage pure et referma la main sur le premier bibelot qui lui tomba sous les yeux. Folle de colère, elle le projeta contre le mur et le regarda avec satisfaction se briser.
« Nettoyez ça » ordonna-t-elle au premier domestique venu avant de se réfugier dans sa chambre.
Sa colère passée, Elizabeth songea avec angoisse que la nuit arriverait bien trop vite….
1. 31/05/2011
Mon dieu mais c'est pire que l'enfer !!!
Jack a un tempéremment froid je trouve en disant qu'il y a toujours un perdant meme si c'est le cas !
2. 31/05/2011
Bah Jack est un pirate lol et ça pourrait être pire ou devenir pire....
Merci pour tes comms
3. 31/05/2011
la façon de parler ressemble bien à Beckett .Bravo
La suite vite .






4. 31/05/2011
Merci beaucoup ! La suite demain normalement
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1. Par Matthew le 12/05/2012
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