Salut les pervers ! Bien bien ... voici donc la suite, Jack est toujours malade et revit son passé tandis qu'en parallèle Liz découvre les joies du mariage Chapitre au contenu sexuel réservé aux plus de 18 ans
Le soleil était déjà fort haut dans le ciel lorsque la toute jeune Lady Beckett fit son entrée dans le bureau de son époux. Cela faisait peine trois jours que leur union avait été prononcée et si Cutler s’avérait être un époux avare de grandes déclarations il en était tout autrement pour les relations physiques qui la laissait étourdie de plaisir et parfois vaguement honteuse. Tout les soirs, Elizabeth précédait Cutler dans leur chambre et y découvrait alors une nouvelle série de gravures à l’érotisme trouble qui repoussait chaque nuit les limites fixées par la décence. Les scènes que Cutler offrait à sa vue était de plus en plus audacieuses (révoltantes aurait dit son père) et avaient toujours pour personnage central la jeune femme aux yeux mauves qui intriguait tant Elizabeth. Elle n’avait pas osé demander à son époux qui elle était, se contentant de graver ses traits dans sa mémoire et se laissant emporter par l’érotisme des scènes qu’ils reproduisaient ensuite dans la tiédeur de leur chambre. La vie ou tout du moins les nuits d’Elizabeth était devenue un tourbillon de plaisir, son corps répondant chaque jour un peu plus vite, un peu plus fort aux caresses de son époux. Pourtant Elizabeth sentait qu’il manquait quelque chose à sa relation avec Cutler… Leur union charnelle, sensuelle la laissant pantelante de plaisir mais pourtant rien ne s’éveillait dans son cœur à la pensée de son époux.. Il manquait à son plaisir cette douce chaleur, le sentiment de tendresse et d’aboutissement qu’elle avait éprouvé dans les bras de Jack et souvent lorsque son corps tendu à l’extrême par les savantes caresses de son époux réclamait un assouvissement,elle atteignait l’orgasme en imaginant que c’étaient les bras de Jack qui la serraient . Elle avait beau faire, aucune caresse, aucun mot de Cutler ne parvenaient à lui faire oublier le pirate et la douceur de la nuit qu’ils avaient passés sur leur île. Les raffinements dont Cutler entourait leurs ébats, la sensualité qu’il avait apportée dans leur relation la ravissait et la décevait tout à la fois, regrettant la sensation simple du cœur de Jack battant contre le sien, de leur corps nus s’épousant à la lumière d’un feu, de la caresse du vent déposant du sel sur leurs corps… Elle se souvenait avec émotion des sentiments que Jack provoquait en elle et que Cutler, malgré toute sa science ne parvenait pas à éveiller. Avec Jack elle avait connu l’abandon réciproque qui avait à la fois comblé son cœur et son corps… avec Cutler c’était le vertige des sens mais lorsque la nuit était finie… elle laissait place à la solitude de l’âme. Et à la culpabilité. Pour chaque gémissement poussé en pensant à Jack, Elizabeth se sentait coupable vis-à-vis de son époux, aussi méprisable que le pirate qui l’avait trahie en se vautrant dans les bras d’une autre… Même si elle savait confusément que pour Cutler leur union était avant tout charnelle, elle ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir de sa trahison.
Avec un soupir, chassant ces pensées qui la hantait, la jeune femme fit son entrée dans le bureau de son mari, qui, comme chaque matin, travaillait en compagnie de Mercer ce dernier, ne le quittant presque jamais
- Bonjour Cutler
Il releva la tête en la voyant et grimaça ouvertement en découvrant sa tenue
- Ma chère… ne vous ai-je pas dit à de nombreuses reprises qu’il me déplaisait de vous voir habillée comme l’une de ces matrones. Assena-t-il avec la politesse glacée qu’il s’amusait à employer avec elle de temps à autres
Elizabeth baissa les yeux sur sa robe d’organdi rosé au décolleté pudique dont la couleur mettait en valeur la fraîcheur de son teint et releva les yeux vers son époux
- Je ne vois pas en quoi cette robe vous déplait autant mais en tout les cas elle me plait à moi. Répondit Elizabeth avec la même politesse glacée, une pointe de défi dans la voix.
Cutler s’en aperçut et sourit brièvement, amenant la jeune femme là où il le désirait depuis le début. Il répondit d’un ton qui se voulait courtois mais aussi sans appel
- C’est donc que vous ignorez les vêtements qui vous flattent ma chère Elizabeth. Retournez vous changer. Jeta-t-il sur le ton qu’il aurait employé envers le majordome
Elizabeth sentit la rage bouillonner en elle, tandis que, l’air de rien, Mercer ne perdait pas une miette de la conversation entre les époux
- Je ne vois pas pourquoi j’irais me changer. Cette robe est parfaite. Répondit elle vivement
Cutler sourit à nouveau en entendant sa réponse et se leva souplement allant se placer derrière la jeune femme, la laissant faire face à Mercer qui ne perdait rien de la scène. Cutler posa ses mains sur les épaules d’Elizabeth, savourant la sensation de la respiration de la jeune femme sous ses doigts avant de se pencher vers son oreille
- Enlève la robe… et va en mettre une qui correspond mieux à celle que tu es… ma petite catin.. Souffla-t-il d’un ton enjôleur qui ne parvenait pourtant pas à adoucir l’insulte contenue dans sa phrase.
Elizabeth blêmit devant le regard narquois que lui lança Mercer et se retourna vivement vers son époux.
- Comment osez vous ?
- Allons Elizabeth, ne faites pas semblant d’être une autre que vous-même. Reprit Cutler sur le même ton, s’amusant à reprendre le vouvoiement. Je vous apprécie telle que vous êtes.. Ma petite catin. Sourit il en laissant glisser son doigt le long du cou d’Elizabeth jusqu’à écarter lentement le col de sa robe, découvrant peu à peu son corps.
Un instant désarçonnée, Elizabeth se reprit et saisit vivement à l’aveuglette le coupe papier qui se trouvait derrière elle et le posa contre la gorge de Cutler, ivre de fureur.
Derrière elle, Mercer fit un pas avant de s’interrompre obéissant au regard de Beckett. Ce dernier sourit et murmura
- Vous aimeriez le faire ma douce petite catin.. Voir le sang couler, infliger la douleur.. Et le plaisir qu’elle procure… Je vous apprendrais Elizabeth. Souffla-t-il en prenant doucement sa main dans la sienne et en y posant les lèvres. Pour l’instant allez vous changer je vous prie.
Elizabeth cligna des yeux interdite, son visage trahissant à la fois son trouble et son incompréhension devant ce qui venait de se produire mais aussi devant les images que les mots de Cutler avaient fait naître dans son esprit avant de reprendre d’une voix tremblante
- Je vais rendre visite à mon père aujourd’hui. Cette robe est la plus indiquée pour cette occasion
Les yeux dans les siens, Cutler massa doucement l’intérieur du poignet délicat qu’il tenait toujours et sourit à mesure qu’il testait l’étendue de son pouvoir sur elle. Elizabeth soupira, ne parvenant pas à se souvenir des raisons de sa colère ou même de l’endroit où elle se trouvait, de la présence de Mercer et ferma les yeux, son corps tendu dans l’attente du plaisir. Par-dessus son épaule, Cutler échangea un bref regard complice avec Mercer avant de la relâcher
- Portez la rouge plutôt Elizabeth. J’adore cette couleur sur vous.. Et relevez vos cheveux j’aime voir votre nuque.
La jeune femme hésita un moment, elle se sentait toujours furieuse mais curieusement les seuls mots qu’elle réussit à prononcer furent une capitulation sans restrictions
- Oui.. Je vais mettre la robe rouge.
- Une dernière chose Elizabeth…. Vous avez réussi à me surprendre tout à l’heure.. Ce qui prouve que vous avez retenu ma principale leçon alors que je l’ai oubliée.. Ne jamais sous estimer son adversaire. Sachez que cela n’arrivera plus.. Murmura-t-il contre ses lèvres avant de se détourner moqueusement
Elizabeth rougit l’air perdu, ne sachant que dire et finit par sortir. Beckett se tourna alors vers Mercer, un sourire ravi aux lèvres
- Intéressante non ? Avez-vous vu comme elle résiste ? Et pourtant sa luxure naturelle la conduit vers la soumission, une caresse et la voilà docile ! Cette fille est pleine de contradictions .. Rêvant de dépravations mais voulant être traitée comme une reine. Lorsqu’elle a pris ce coupe papier, j’ai lu la haine dans ses yeux…Savoura Beckett
- Sans l’anneau elle vous aurait tué My Lord !
Beckett ricana cruellement
- C’est cela qui est stimulant Mercer… La voir combattre en sachant qu’elle a perdu d’avance.. Son âme se pervertit inexorablement malgré ses efforts pour être quelqu’un de bien. Son corps répond sans réserves à toutes les caresses… cette fille est folle amoureuse d’un autre pourtant elle se vautre chaque nuit dans ma couche comme la pire des catins…
- N’empêche.. Elle a résisté suffisamment pour vous menacer. L’anneau aurait du garantir sa totale docilité
- Mais alors si je laissais le pouvoir de l’anneau s’exercer je n’aurais plus le plaisir de la voir descendre lentement dans la luxure. Ses luttes imbéciles, ses rébellions et la manière dont son petit cœur se met à battre follement lorsque je la traite comme la traînée qu’elle est. Et son incompréhension quand grâce à l’anneau je la contrains à m’obéir .. Tout cela n’a pas de prix Mercer…
L’homme de main sourit devant le plaisir évident de son maître qui poursuivit son explication
- Vous voyez c’est comme laisser la bride sur le cou d’une jument rétive… et exercer son pouvoir quand il le faut. Néanmoins sa petite démonstration mérite une punition, car si elle n’était pas dangereuse je préfère ne pas la laisser croire qu’elle pourrait me menacer. Ricana-t-il. Il est temps qu’elle commence à réaliser que je suis son maître et la première leçon sera pour ce soir.
Mercer sourit et ricana à son tour
- Je vais vous chercher les gravures Lord Beckett. Déclara-t-il avant de sortir laissant Beckett seul avec ses sombres desseins.
*****
Tandis qu’Elizabeth se conformait aux désirs de son époux et changeait de robe, dans le port de Tortuga, l’état de Jack n’empirait pas.. Mais ne s’améliorait pas aussi rapidement que Gibbs l’aurait souhaité. Le pirate alternait de brèves périodes de sommeil profond et de veille agitée durant lesquelles Gibbs veillait sur lui avec un soin jaloux, ne comprenant pas comment l’homme insouciant qu’il connaissait si bien pouvait être le même que celui qui gémissait dans sa cabine depuis bientôt une semaine. Jack finit par ouvrir les yeux, posant un regard fiévreux sur Gibbs
- Lizzie. Murmura-t-il
- Elle est à Port Royal.. Elle est en sécurité Jack. L’apaisa Gibbs sans comprendre pourquoi le sort de la jeune femme l’angoissait autant
- Dois ..la retrouver… l’empêcher … cet homme.. Beckett. S’agita Jack prêt à se lever
- Non Jack. Tu dois te reposer et guérir.
- Non… comprend pas … Lizzie.
- Chut Jack.. Bois. Ordonna Gibbs en lui donnant une tisane soporifique qui renvoya Jack dans le cauchemar de son passé…
Il était à nouveau dans la cabine de Beckett, à l’intérieur du Wicked Wench… La femme brune, inconnue le regardait, ses yeux vides de vie comme si elle était déjà morte. Derrière elle, le capitaine Beckett ricana
- Alors Lieutenant Sparrow comment trouvez vous mon épouse ?
Jack déglutit, horrifié, n’osant regarder la jeune femme en face…
- Libérez la.. Elle , elle a obéi non ?
Beckett sourit méchamment
- Tu as entendu putain ? Il veut que je te libère … Je vais donc lui montrer ce qu’est la libération pour les chiennes comme toi
Lentement, un sourire pervers aux lèvres, il accentua les allers et venues de la tige, lui imprimant un rythme lent mais profond
- Regarde notre ami… Regarde le qu’il voit celle que tu es.. Ordonna-t-il
Audrey, le visage tendu, fixa Jack dans les yeux tandis que ses hanches ondulaient au rythme décidé par Beckett. Ce dernier continua avec une lenteur exaspérante, ne semblant pas avoir conscience du carnage qui se déroulait sur le pont, mais dont les cris résonnaient douloureusement aux oreilles de Jack.
Le jeune homme fit un pas en avant, profondément écoeuré mais aussi honteux du désir brutal, quasi animal qui l’envahissait devant le plaisir évident de la femme du capitaine.
- Vous êtes immonde !
- Oh.. De la part du fils d’un hors la loi notoire pour qui l’honneur n’est qu’une vague notion rhétorique ce doit être un compliment
Jack s’immobilisa, réalisant que malgré tout ses efforts pour devenir un homme honorable, l’autre avait toujours su qui il était.. Le fils d’un pirate, pire que ça le fils du dépositaire du Code de la Piraterie… Beckett lui renvoya un grand sourire, tandis que le cri de jouissance d’Audrey retentissait, le visage de la femme tendu dans le plaisir mais qui avait les larmes aux yeux devant sa faiblesse. Beckett laissa la tige enfoncée en elle et se tourna vers Mercer.
- Laissez nous à présent Monsieur Mercer… Allez plutôt tuer quelques nègres, trouvez leur chef… je me charge du lieutenant Sparrow
Sans un mot mais avec un air soumis, Mercer sortit de la cabine , laissant Jack face à un homme dont il découvrait avec horreur la noirceur
- Vous avez eu la naïveté de croire que j’ignorais qui vous étiez ?
- Vous .. Vous êtes un monstre
- Oh .. J’aurais cru que les pirates avaient moins de scrupules… qu’est-ce que quelques nègres au regard d’une fortune en or ?
Jack se sentit bouillir devant l’insulte
- Les pirates défendent la liberté ! Ils la placent au dessus de tout ! Rétorqua-t-il, ne reniant pas son origine et en étant fier pour la première fois de son existence
- Liberté.. Répondit Beckett d’un ton méprisant. Ce que vous appelez liberté n’est qu’une utopie qui ne survivra pas à la marche du monde… Vous aviez fait le bon choix en vous affranchissant de votre détestable héritage familial et en rejoignant la compagnie. Ne gâchez pas tout à cause d’un sentimentalisme imbécile. Prenez une arme et allez aider Mercer…
Jack le fixa sentant la volonté de l’autre, le plaisir pervers qu’il prenait à tenter de le soudoyer, à lui faire épouser sa cause
- Pourquoi ne me tuez vous pas maintenant ? Pourquoi vouloir que je vous rejoigne ?
- A cause de votre père. Ricana Beckett . Vous ne voulez pas lui ressembler n’est-ce pas ?
Jack le regarda un moment avec détresse, son père incarnait tout ce qu’il avait voulu fuir en rejoignant la Compagnie. Pour lui être pirate était chose impossible tant il voulait être quelqu’un de bien, quelqu’un de respecté et de respectable. En endossant l’uniforme, Jack avait coupé ses cheveux, ses liens avec sa famille et renié son passé et tout ceux qu’il avait connus. Il avait cru que la Royale Navy ferait de lui un homme bon, un homme avec des valeurs, des principes .. Mais à présent il s’apercevait qu’il y avait plus de noblesse dans les actes des pirates que dans ceux des soldats. Malgré lui il jeta un regard vers Audrey, toujours au sol, le visage crispé de douleur cette fois…
Beckett intercepta son regard et sourit
- Oui.. Rejoignez moi et vous l’aurez si elle vous plait… Vous pourrez lui faire.. Tout ce dont vous avez toujours rêvé Jack…
Jack rougit en imaginant malgré lui la femme en train de gémir dans ses bras, se voyant s’enfoncer en elle … mais pourtant il fixa Beckett
- Je ne suis pas ce genre d’homme
- Dites plutôt que vous voudriez ne pas l’être. Rétorqua Beckett en se penchant vers le feu pour y ramasser quelque chose. Je suppose que vous déclinez également mon autre proposition ? Demanda-t-il d’un ton léger
- Je préfère vivre comme un pirate et être libre que d’obéir aux ordres d’hommes comme vous.. Capitaine Beckett…
- Fort bien… Dans ce cas nous allons sceller votre nouveau choix de carrière.
Avant que Jack ait eu le temps de réagir, Beckett lui saisit le bras et y appliqua le tison brûlant qu’il avait mis à rougir au feu à l’arrivée du jeune homme. Jack hurla de douleur en sentant ses chairs se calciner, manquant de s’évanouir. Beckett sourit à nouveau de la même grimace désagréable avant de retirer le fer rougi
- Vous voilà pirate.. Et marqué comme tel.
Les larmes aux yeux Jack comprit qu’il n’avait plus la moindre échappatoire devant la cruauté de son ennemi. D’un geste désespéré il saisit de son bras valide un lourd ouvrage qui reposait sur le bureau et s’en servit pour frapper violement Beckett avec, projetant contre le mur le capitaine qui ne s’attendait pas à une attaque du jeune lieutenant . Beckett glissa sur le sol, momentanément assommé. Jack fou de douleur laissa tomber le livre pour se précipiter vers la porte lorsqu’un gémissement de douleur l’arrêta net. Audrey… Il ne pouvait pas la laisser comme ça .. Pas avec ce monstre… Serrant les dents à cause de la douleur il s’agenouilla à coté d’elle
- Les clés ! Vite où sont-elles ?
Audrey le regarda sans répondre avant de regarder brièvement vers Beckett. Les larmes aux yeux et les mains tremblantes, Jack fouilla le capitaine toujours inconscient et finit par trouver les précieuses clés. Il libéra Audrey et jeta une veste sur la jeune femme nue.
- Vite. Gémit il, posant un morceau de tissu sur sa brûlure pour la protéger.
L’air absente, Audrey le suivit, ramassant au passage le livre avec lequel Jack avait assommé Beckett
- On a pas de temps pour ça ! S’écria Jack
Audrey se contenta de resserrer le livre contre elle, sa faiblesse évidente l’empêchant de courir. Jack la fixa, regardant son ventre puis la prit dans ses bras sans prévenir, courant avec elle jusqu’au bastingage
- Vous m’excuserez mais c’est le seul moyen. Déclara-t-il avant de les jeter tout deux à la mer.
Lorsqu’ils refirent surface, Jack souffla de douleur à cause de l’eau sur sa blessure mais aussi du poids d’Audrey contre lui. Alors qu’il se sentait perdre pied, un main sombre se tendit vers lui et Jack reconnut le colosse qu’il avait libéré.
- Toi monte . Déclara-t-il en l’aidant à hisser Audrey
Jack soupira de soulagement et jeta alors un regard vers le navire qu’ils venaient de quitter, s’apercevant avec un serrement de cœur que le Wicked Wench était en train de couler, victime de la folie et de l’avidité de son capitaine… A ses côtés Audrey s’était évanouie et le colosse sombre le regarda d’un air interrogateur
- Où nous aller à présent ?
Les yeux brouillés par la douleur et la peine, Jack reconnut néanmoins le paysage qui l’entourait et désigna à l’autre une passe remontant un fleuve
- Par là … nous là bas … sécurité le bayou… Gémit il avant de s’évanouir à son tour après avoir aperçu Mercer et Beckett courant s’installer sur une chaloupe, abandonnant lâchement sans remords le navire qu’ils commandaient…
Jack gémit dans son sommeil, revivant la sensation de chaleur inondant son bras, la lourdeur du corps inerte d’Audrey pesant contre le sien, les hurlements des soldats et esclaves blessés qui avaient été emportés par le fond lors du naufrage du Wicked Wench résonnant dans son esprit affaibli par la fièvre… A ses cotés, Gibbs posa une compresse tiède sur son front, refaisant inlassablement les mêmes gestes, espérant que ça suffirait pour guérir son précieux capitaine…
*****
Elizabeth était rentrée de chez son père animée par des sentiments mitigés. Le Gouverneur avait certes paru heureux de la voir mais avec une réserve qui n’existait pas dans leurs rapports antérieurs et que la jeune femme ne s’expliquait pas… Cependant elle devait avouer que son père l’avait complimentée sur sa robe, contrairement à ce qu’elle avait prévu. Elle défit son chignon avant de le refaire habilement et orna ses oreilles de lourds pendants de rubis que Cutler lui avait offerts avec la robe, préférant ne pas attendre l’aide des servantes. Elizabeth se regarda un instant dans le miroir et soupira en songeant qu’elle eut mille fois préféré courir pieds nus sur une plage de sable rosé plutôt que de porter d’aussi somptueuses tenues… Mais cette vie n’était pas pour elle et elle devait l’oublier, faire comme si les moments passés avec Jack n’avaient été qu’un rêve… un rêve trop doux. Se mordant les lèvres en réalisant qu’elle était encore en train de penser au pirate, Elizabeth referma d’un geste sec le coffret à bijoux et se dirigea vers le salon. Une fois à l’intérieur elle eut la surprise de s’y trouver seule ou presque … Mercer était là, occupé à faire la correspondance du Lord. Surmontant sa répugnance envers l’homme, Elizabeth lui adressa la parole
- Lord Beckett n’est pas ici ?
- Non Madame… Il m’a chargé de vous dire de dîner sans lui. Il rentrera tard et viendra vous rejoindre dès son retour
- Oh … et bien… je … Hésita Elizabeth.
Mercer lui tendit un verre de sherry
- Voulez vous que je reste pour vous distraire Lady Beckett ? Je sais à quel point votre appétit est féroce… Murmura Mercer en la déshabillant du regard ouvertement
- Ce ne sera pas nécessaire David. Prenez donc votre soirée. Répliqua Elizabeth de son ton le plus cinglant, désirant faire comprendre à l’autre qu’elle ne le voyait que comme un domestique
- Merci Madame. S’amusa Mercer. Oh .. Et avant que j’oublie vous trouverez les gravures de ce soir sur votre oreiller et Lord Beckett a bien précisé que vous deviez garder la robe en l’attendant
Rouge de colère et de honte , Elizabeth le regarda sortir, profondément humiliée par la connaissance de leur intimité que semblait avoir Mercer. Désireuse de donner une leçon à son époux, Elizabeth s’installa dans le grand fauteuil, un livre dans les mains et la carafe de sherry à portée de main. Les heures passèrent, la carafe diminuant jusqu’à ce qu’Elizabeth finisse par tomber de fatigue et surtout d’ivresse. Convaincue que Cutler ne rentrerait pas cette nuit et à la fois déçue et soulagée de son absence, elle monta jusqu’à leur chambre. Elle s’approcha du lit, résolue à ne pas obéir à Cutler et saisit le paquet de gravures, décidée à ne pas les regarder. L’ensemble était plus lourd qu’à l’accoutumée dans sa main et Elizabeth y jeta un léger coup d’œil. La première scène la fit rougir et sans s’en rendre compte elle s’assit sur le lit pour examiner les gravures, ses résolutions oubliées.
Cette fois, la femme portait une robe mauve, assortie à ses yeux et l’expression de son visage était toute de douceur et de soumission. L’homme, dont elle ne voyait pas les traits, comme toujours, défaisait lentement son chignon élaboré. Elizabeth sourit devant cette scène de tendresse inhabituelle, curieuse de la suite elle tourna les gravures, se laissant bercer par la douceur des différents tableaux, le sherry contribuant à diffuser une douce chaleur dans ses reins. Au bout la troisième la scène changea brutalement… La femme tournait le dos à l’artiste, agenouillée devant l’entrejambe de l’homme et Elizabeth poussa un glapissement écoeuré en devinant ce qu’elle faisait … Rapidement elle passa à la suivante, découvrant cette fois la femme à quatre pattes tel un animal, avec derrière elle le sexe luisant de l’homme s’approchant de son… Elizabeth écarquilla les yeux, approchant malgré elle son visage de la gravure, incertaine de ce qu’elle voyait … La porte de la chambre claqua, la faisant sursauter..
Cutler la regarda, satisfait par l’abandon de sa pose et son regard un peu éméché grâce au sherry.
- Lève toi Elizabeth. Ordonna-t-il d’un ton dur. Je crois que tout ceci a assez duré
Elizabeth se mit à trembler un peu saoule, ne comprenant pas de quoi il parlait
- Debout … Et répond à ma question. Comment appelle t’on une femme qui, avant le mariage, se vautre dans la débauche avec un amant de passage ?
Elizabeth blêmit et baissa les yeux, se sentant coupable
- Une catin… Murmura-t-elle
- Bien… J’ai accepté de te pardonner cet écart.. Et de te prendre pour femme… Mais.. Ma chère douce et jolie petite catin… j’entends que tu m’obéisses… Je te veux désirable … je te veux belle.. Je te veux alanguie attendant des caresses. Murmura-t-il en s’approchant d’elle, défaisant habilement sa coiffure
Elizabeth s’immobilisa, l’esprit brouillé par l’alcool
- Cutler que .. Que voulez vous ?
- Je te l’ai dit Elizabeth.. Je veux t’apprendre le plaisir sous toutes ses formes comme je t’ai appris l’escrime… Tu m’appartiens corps et âme… je veux que tu le réalises maintenant. Murmura-t-il en terminant de dénouer ses cheveux, les caressant souplement, lentement tandis que sa femme se détendait sous ses doigts
Elizabeth sourit avec abandon…épuisée par l’alcool et par la culpabilité, n’ayant plus force de lutter, le désir s’éveillant peu à peu en elle. Elle poussa un cri de douleur lorsque la main de Beckett se referma sur ses cheveux, la forçant à s’agenouiller devant lui.
- Vas y Elizabeth… va ma petite catin… fait en sorte que je te désire..
Elizabeth se mordit les lèvres tandis que la main de Beckett la maintenait sans pitié au sol. De son autre main, il défit la ceinture de ses braies, en extirpant un morceau de chair flasque qu’il lui présenta
- Montre moi que je n’ai pas eu tort de te pardonner Elizabeth…. Donne moi du plaisir …
Elle leva une main hésitante et commença à caresser son époux, chassant le souvenir fugace et si doux de la main de Jack guidant la sienne, de la tendresse du pirate… Cutler gémit faiblement tandis que sous ses doigts son sexe grossissait
- Mmmm C’est bien Elizabeth… Maintenant… Lèche le, goûte le. Murmura t ‘il en caressant doucement ses cheveux, la maintenant toujours à genoux.
La jeune femme se détendit sous sa caresse et pointa le bout de la langue, obéissant à l’ordre donné.
Tandis qu’elle s’enhardissait, goûtant le sexe érigé de son époux, Cutler descendit sa main sur son corps, repoussant sa robe jusqu’à découvrir sa poitrine avec laquelle il joua un moment. Finalement il la libéra d’une voix rauque
- Lève toi.. Et enlève cette robe. Je veux te voir
Agenouillée devant lui Elizabeth leva les yeux et obéit, les sens en éveil . Une fois qu’elle fut nue, Cutler l’embrassa avec brusquerie, sa bouche exigeante fouillant la sienne tandis qu’il la caressait
-Mets toi .. À quatre pattes Elizabeth. Murmura-t-il à son oreille, la forçant à se retourner
La jeune femme se raidit à la fois excitée et révoltée par ce qu’il suggérait
- Offre moi ta virginité Elizabeth… Murmura-t-il à nouveau. Laisse moi t’apprendre ça …
Avec un tremblement, mais sachant qu’elle ne pouvait pas lui refuser ça après sa trahison, Elizabeth s’agenouilla avant de poser ses mains sur le sol avec réticences. Derrière elle, Beckett eut un sourire triomphant et commença à caresser son œillet de son gland mouillé par la salive de la jeune femme. Elizabeth se raidit en le sentant l’effleurer avant de pousser un soupir de soulagement alors qu’il s’enfonçait dans son intimité. Elle gémit lorsqu’il commença à aller et venir en elle, tandis que doucement il glissait son doigt dans l’endroit qu’il convoitait, la forçant à se détendre peu à peu. Elizabeth soupira plus fort alors qu’il ressortait son sexe de son intimité, la laissant au bord de l’orgasme. Doucement avec un sourire aux lèvres il frotta à nouveau son sexe contre son œillet laissant cette fois son gland pénétrer l’orifice délicat. Les ongles d’Elizabeth se refermèrent sur le tapis tandis qu’il s’enfonçait avec une violente poussée en elle, ne se préoccupant guère de déchirer les chairs ou non. La main de Beckett saisit ses longs cheveux cendrés les enroulant autour de son bras, la forçant ainsi à relever la tête. Elizabeth gémit à la fois de souffrance et de plaisir en sentant sa main caresser son clitoris tandis qu’il s’enfonçait encore plus profondément en elle. Finalement, il se lâcha puissamment avec un râle de satisfaction avant de ressortir brutalement de son corps meurtri.
- Tu auras moins mal la prochaine fois. Annonça-t-il en refermant son pantalon
Puis doucement, presque tendrement, il se pencha sur elle et caressa ses cheveux
- Tu es faite pour l’amour Elizabeth… Va te coucher à présent. Murmura-t-il avant de l’embrasser
Elizabeth, l’air frustré, le regarda un instant avant de se relever à son tour et de se coucher, plus perdue que jamais …
1. 14/05/2008
Hem pauvre Elizabeth lol
je préfere largement Becket comme ça que dans la vie non revé ce caractere lui ressemble plus ^^ impitoyable lol en plus la honte qu'il fiche à Elizabeth mdr je saute quelques paragraphes ça vaut mieux ^^
JAck fraudrait peut etre qu'il se décide à aller la sauver non ??
qu'on retrouve vite tout pleins de Sparra !
En tout cas super chapitre !
2. 22/05/2008
euh... Elle est ou la tête! mdr!
J'ai adoré... C'est un sacré cutler que ce cutler là! vraiment. Et notre pauvre petite lizzie. J'adore quand il l'apelle "ma petite catin". Je me marre toute seule devant mon écran. Pour que je rie d'une blague de cutler il faut se lever tôt pourtant!
3. 20/03/2010
Purement magnifique la bannière :D
4. 20/03/2010
Lol merci , elle existe en version sans texte de chapitre, je l'ai surement postée !
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