Chapitre 6 Lendemain amer

 

Bonjour ! Voici donc la suite des aventures de Thomas … et donc la suite de sa nuit passée avec Marie … Je sens que vous allez encore le détester mdrr… Quand à Dominic et bien… je pense que certains aspects de ce chapitre vous rappelleront le prologue de Cet horizon … entre autres choses. Bonne lecture et j’attends come toujours vos comm !


Chapitre 6



Lorsque Thomas fit son apparition sur le pont, quelques heures après le départ de Marie, son visage semblait aussi frais et reposé qu’à l’accoutumée, un vague sourire ironique trahissant seul son forfait . Gibbs prit une grande inspiration en le voyant, le vieil homme ayant assisté au départ de Marie aux premières lueurs de l’aube. Ce qui s’était passé était donc évident et cela faisait longtemps qu’il ne nourrissait plus d’illusions sur la bonté et sur le caractère du jeune homme que Jack avait eu la faiblesse de nommer capitaine durant son exil. Thomas regarda le vieil homme et sourit ironiquement

- Vous avez passé une bonne soirée Gibbs ? Lui demanda-t-il d’un ton affable tout en le défiant du regard.


Gibbs serra les dents et renvoya un regard sombre au jeune homme insolent

- Oui Capitaine Norrington. Répondit il, se forçant à rester poli

- Bien… Vous ne me demandez pas comment s’est passée la mienne ?

- Je suppose que c’est inutile Capitaine. Répondit Gibbs en lui lançant un long regard méprisant.

Thomas sourit à nouveau et désigna le quai du pouce

- Sparrow doit être rentré à présent. Désirez vous m’accompagner pour aller chercher les armes ou bien dois je demander à un autre homme ?

Gibbs hésita une fraction de seconde, perturbé à l’idée de se trouver face au fils de son capitaine qu’il avait vu grandir, de ne rien lui dire alors qu’il savait ce que sa femme avait fait la nuit précédente

- Alors Gibbs que décidez vous ? Se moqua Thomas

- Je viens. Lâcha le vieil homme songeant que sa présence empêcherait peut être les choses de dégénérer.

- Parfait dans ce cas allons y Gibbs. Commenta Thomas.


Gibbs le suivit avec réticences, l’esprit occupé par son dilemme. Devait il dire à Dominic qu’il avait été trahi ? Le choc serait peut être moins fort si c’était lui qui lui annonçait, après tout il l’avait vu grandir, il le connaissait bien…

- On ne souffre pas de ce qu’on ignore Gibbs. Lâcha soudain Thomas en le fixant d’un air pénétrant. Et je suis bien certain qu’il est trop stupide pour comprendre quoique ce soit, s’il était plus clairvoyant… sa femme serait peut être plus comblée…

Gibbs lui lança un regard chargé de haine et se crispa

- Je ne vous suis pas Capitaine Norrington, sans doute suis-je moi aussi trop stupide. Cracha-t-il

- Certainement. Répondit simplement Thomas en adressant un sourire séducteur à l’une des jeunes prostituées qui arpentait la rue à la recherche d’un client

Gibbs secoua la tête et se força à regarder ailleurs. Il ne dirait rien à Dominic… Il ne serait pas celui qui lui briserait le cœur…


*

Pendant ce temps, Marie, toujours vêtue de sa robe de la veille, attendait patiemment dans le salon désert que son amant retrouvé vienne la chercher tout en se remémorant les délices de la nuit écoulée. Aussi, la jeune femme poussa donc un soupir heureux en sentant des lèvres se poser dans son cou pour un tendre baiser. Certaine que c’était Thomas qui venait la chercher elle soupira

- Tu as eu raison de ne pas frapper…

- Pourquoi donc frapperais je pour entrer dans ma propre maison ? S’étonna Dominic


Marie bondit en reconnaissant la voix de son époux et elle se retourna avec promptitude, rencontrant de plein fouet le regard aimant de son mari

- Dominic…

- Oui . Tu attendais quelqu’un d’autre ? Plaisanta le jeune homme.

- Bien sur que non ! S’empressa de répondre Marie, désireuse d’éviter une scène. Comment était ton voyage ?

- Long…. Ennuyeux… Et sans le moindre profit qui plus est. Soupira Dominic en la serrant contre lui. Tu m’as manqué

- Toi aussi. Répondit Marie par automatisme.

Un baiser récompensa son mensonge et elle sentit les mains de son mari remonter le long de son dos, la caressant à travers l’étoffe

- Mais ça valait la peine d’attendre… Murmura Dominic. Tu es magnifique Marie… J’aime cette robe. Avoua-t-il tout en délaçant cette dernière


Marie se crispa légèrement et se força à lui sourire, tout son être protestant à l’idée d’être à Dominic après avoir si bien appartenu à Thomas.

- Pourquoi dis tu que ton voyage était sans profit ? Lui demanda-t-elle, désireuse d’attirer son attention sur autre chose que le sexe

- Oh… Et bien figure toi que cet imbécile de Villanueva a trouvé meilleur prix ailleurs… Je me retrouve donc avec des mois de travail sur les bras. Soupira Dominic tout en embrassant son épaule

- Oh … C’est dommage… Répondit platement Marie tout en songeant que bientôt elle n’entendrait plus jamais parler de la forge et du commerce que semblaient tant affectionner Dominic et qui la dégoûtait au plus haut point.


Dominic lui sourit et laissa sa main s’insinuer sous la fine chemise qu’elle portait, caressant sa poitrine

- Mais ça valait le coup de partir … Si c’est pour te retrouver ainsi… Sourit il en l’embrassant

Marie se laissa faire passivement, son esprit dérivant vers Thomas et Dominic approfondit son baiser, sa respiration se faisant soudainement plus hachée. La jeune femme cherchait désespérément un moyen de se soustraire à son devoir conjugal lorsqu’un coup ébranla la porte, interrompant leur étreinte

- Bugger… Marmonna Dominic sans bouger.

Un nouveau coup retentit et Marie soupira, prenant l’air ennuyé

- Tu ferais mieux d’y aller Dominic.


Son mari la regarda d’un air déçu et se résigna à ouvrir la porte.


Le cœur de Marie bondit de joie en voyant la haute silhouette de Thomas pénétrer sans façon dans leur maison tandis que Dominic grimaçait

- Bonjour cousin. Salua Thomas. J’espérais bien te trouver

- Bonjour Gibbs. Répondit Dominic, ignorant délibérément Thomas.

- Monsieur Dominic… Répondit le second, évitant son regard.

Thomas lança un rapide coup d’œil à Marie et lui sourit légèrement

- Bonjour Marie…

- Thomas. Répondit elle en s’efforçant de maîtriser les tremblements de sa voix, à la fois impatiente et angoissée à l’idée de ce qui allait se produire

- Que viens tu faire ici Norrington ? Cracha Dominic


Le jeune capitaine se retourna vers lui

- Oh Marie ne t’a rien dit ? Demanda-t-il d’un ton innocent tandis que le visage de Gibbs se marbrait de rouge

- Marie ? Répéta Dominic en se tournant vers sa femme, légèrement anxieux

- Décidemment … Confiez un message à une femme et voila ce qui arrive. Soupira Thomas. Je suis passé hier. J’ai besoin d’armes alors je me suis dit que tu aurais peut être un peu de stock.

Marie accusa le coup et Thomas lui fit un clin d’œil rapide qui la calma sur le champ. Sans doute Thomas avait il un plan pour l’arracher à cette vie misérable…

- Oui c’est vrai… J’ai complètement oublié, excuse moi. Dit elle rapidement à Dominic.


Le jeune homme se tourna vers son cousin et soupira. Les affaires allaient mal… Et il ne pouvait s’offrir le luxe de refuser une vente qui tombait à point nommé.

- J’ai un peu de stock oui… Qu’est-ce qu’il te faut ?

- Oh et bien voyons déjà ce que tu as. J’aime beaucoup ce qui passe dans tes mains, généralement les choses en ressortent … Plus affinées. Ironisa Thomas.

Surpris par ce compliment inattendu, Dominic s’adoucit légèrement et se dirigea vers la porte tandis que Gibbs lançait un regard hostile à Thomas et que Marie rougissait brusquement

- Je suppose que tu es pressé comme toujours. Déclara Dominic à Thomas

- Hélas… Je crains que nous ne soyons obligés de lever l’ancre en fin de journée… Vers six heures. Précisa Thomas en suivant Dominic.

Le cœur de Marie fit un nouveau bond dans sa poitrine tandis que Dominic se penchait sur elle pour l’embrasser

- Excuse moi Marie… Les affaires…

- Oui je comprends… Répondit elle avec sourire joyeux

Six heures… A six heures elle avait rendez vous avec Thomas… Rien d’autre ne comptait…


*

Flanqués d’un Gibbs plus taciturne que jamais, Dominic et Thomas cheminèrent vers la forge

- Tu es passé voir ton père ? Demanda Dominic à son cousin

- Oui. Et Anne Elizabeth va bien. Annonça Thomas. Vous devriez aller la voir.

Dominic soupira, songeant qu’avant cela il devrait remettre à flot son commerce qui souffrait de la concurrence toujours plus rude des pirates qui pillaient les navires lourdement armés de la Compagnie des Indes

- Nous verrons bien. Éluda-t-il. Que comptes tu faire ensuite ? Demanda-t-il, désireux de changer de sujet

- Nous allons à Singapour. Je dois voir ta sœur. Répondit Thomas avec une légère grimace. Un message pour elle ?


Le visage de Dominic se durcit et il ouvrit la porte de la forge d’un geste sec

- Non. Je refuse d’entretenir la moindre relation avec elle tant qu’elle serait mariée avec ce … ce monstre.

- Ce que j’aime le plus dans cette famille c’est l’affection qui en unit les membres. Ironisa Thomas.

- La ferme Norrington. Grinça Dominic.

Un éclair de rage traversa le regard de Thomas mais il se contint, affichant un sourire moqueur avant de détailler du regard la forge. Son œil acéré nota le feu éteint et les caisses d’armes qui semblaient avoir été jetées ça et là. Surpris, Thomas constata que de nombreuses épées étaient recouvertes de poussière et se retourna vers son cousin

- Tu as des soucis ?


Dominic se crispa et releva fièrement la tête, refusant d’admettre que ses caisses étaient vides… Surtout devant l’insupportable Thomas

- Alors de quoi as-tu besoin ?

Thomas soupira et commença à examiner le contenu des caisses, s’exerçant à quelques passes d’armes avec différentes épées.

- Combien pour le tout ? Demanda-t-il d’un air calculateur

Dominic sentit son cœur se remettre à battre… Si Thomas lui achetait tout, il éviterait la débâcle et ferait peut être même un confortable profit. Il annonça un chiffre élevé,s’attendant à ce que le jeune homme marchande

- D’accord Sparrow. Répondit simplement Thomas. Mes hommes vont venir chercher les caisses et si tu viens avec moi jusqu’au Pearl je te paierais tout de suite.

- Tu ne marchandes pas ? S’étonna Dominic. C’est bien la première fois

- Pourquoi je le ferais ? Répondit Thomas. J’ai plus que les moyens de payer et si j’en juge par ce que je vois ici, tu as plus besoin de cet or que moi.

- Je ne veux pas de ta charité Norrington. S’enflamma Dominic.


Thomas se retourna vers lui et sourit doucement

- Ce n’est pas de la charité Sparrow. C’est du commerce. Bien sûr si tu le souhaites je peux aller me fournir ailleurs, les bons forgerons ne manquent pas. Mais je préfère donner mon or à ma famille. Après tout c’est grâce au navire de ton père que mes caisses sont bien remplies, je pense donc qu’il est juste que toi aussi tu retires un bénéfice du Pearl.

Dominic se troubla, étonné par la déclaration de Thomas.

- Je .. Je n’y avais jamais songé….

- Allons Sparrow, que ça nous plaise ou non, (et soit bien certain que je n’aime pas plus cette idée que toi) nous sommes cousins… Et je pense qu’il est normal pour des gens de la même famille de tout partager … Tu n’es pas d’accord ? Lui demanda-t-il avec un sourire cynique tandis qu’un hoquet de dégoût échappait à Gibbs qui connaissait suffisamment Thomas pour comprendre le double sens de sa question ainsi que le véritable service qu‘il venait de payer.

- Si… si… Bredouilla Dominic. Je, merci Thomas…

- Allons , laisse tomber Sparrow. J’aime pas les effusions entre hommes …


Dominic soupira et emboîta le pas de son cousin, brusquement content que ce dernier soit venu, même s’il était toujours aussi insupportable…

- Tu es arrivé quand à Tortuga ? Lui demanda-t-il, désireux de faire un effort à son tour pour être aimable

- Hier en début de journée.

- Oh … Et qu’as-tu fait hier soir ? Tu es passé à la maison ?

- Non. J’ai vu ta femme en début de journée et comme tu n’étais pas là, j’ai passé une partie de la nuit dans les tavernes… et je l’ai finie dans les bras d’une catin. Répondit Thomas cyniquement

Dominic se crispa et secoua la tête

- Je pensais que tu avais déjà couché avec toutes les catins de l’île …Et tu dis toi-même que tu ne vas jamais voir deux fois la même …

- Et bien disons que j’ai fait une exception pour une fois. Se moqua Thomas. Gibbs dit aux hommes d’aller chercher les caisses

- Oui Capitaine Norrington. Répondit Gibbs dont le visage était marbré de rouge


Thomas pénétra dans sa cabine et se dirigea vers une cassette tandis que Dominic posait un regard dégoûté sur le lit défait, le désordre de la pièce lui en disant suffisamment long sur ce qui s’y était déroulé la nuit précédente

- Pauvre fille… Soupira-t-il. Je suppose que tu vas lui briser le cœur

- Oh sûrement… Répondit Thomas d’un ton négligent

- Tu n’aimes donc personne à part toi-même … Ne put s’empêcher de répondre Dominic, agacé par la légèreté de Thomas

- Si. Je l’aimais cette nuit, je ne l’aime plus ce matin voilà tout. Répondit Thomas en lui tendant l’argent.

- Je ne te comprends pas. Soupira Dominic en empochant rapidement la bourse pleine d’or. Tu n’as donc pas envie de te marier , de fonder une famille ?

Thomas se retourna vers lui, agacé

- Je commence à comprendre pourquoi le Gouverneur t’apprécie autant Sparrow. Vous avez les mêmes stupides idées romantiques sur ce que devrait être ma vie…. Et apparemment toi non plus tu ne comprends pas que je préfère ma liberté aux chaînes du mariage. Pourtant connaissant ton père, j’aurais cru que tu pourrais comprendre l’importance de la liberté

- Le mariage n’est pas forcément une prison. Rétorqua Dominic. Et je te rappelle que mon père aussi s’est marié…


Thomas éclata de rire et se tourna vers Dominic

- Oui mais il n’y a pas beaucoup de femmes comme Elizabeth Swann et puis … regarde où elle l’a mené … Je n’ai aucune envie de finir comme lui-même si ta mère a réellement beaucoup de charmes….

Dominic se crispa à ce rappel peu subtil de la nuit que Thomas avait passé avec Elizabeth et choisit de changer de sujet

- Tout se passe bien avec Gibbs ?

- Bof il me hait mais j’ai l’habitude. Répondit Thomas avec désinvolture en lui tendant une épée. Une passe d’arme pour passer le temps ?

Dominic sourit légèrement et s’empara de l’épée tendue

- D’accord mais je te préviens…. Je ne t’épargnerais pas Norrington

- Moi non plus… Répondit Thomas avec un sourire féroce


L’instant d’après les deux hommes se faisaient face, leurs lames s’entrechoquant violement tandis qu’ils se livraient à l’exercice sur le pont du Pearl, encouragés par les matelots qui n’avaient pas été réquisitionnés pour le chargement des armes. Dominic fendit brutalement, laissant s’exprimer l’antipathie qu’il éprouvait encore pour son cousin et Thomas para le coup avec panache, mettant à profit ses leçons d’escrime

- Tu n’as pas beaucoup de technique. Lança-t-il à Dominic avec ironie

- J’en ai bien assez pour te battre. Répondit le jeune homme en repartant à l’assaut .

Le combat dura de longues minutes, chacun des deux hommes prenant le dessus à tour de rôle. Gibbs, qui arrivait à ce moment pour dire que le chargement était terminé, blêmit en les voyant se battre et Thomas lui lança un regard amusé tandis qu’il faisait un pas d’une rare maladresse, laissant la victoire à son cousin.

- Tu as perdu Norrington ! Triompha Dominic en lui posant sa lame sur la gorge

- On dirait bien. Admit Thomas avec un sourire avant d’éclater de rire. Allons Gibbs, ne faites pas cette tête, ce n’était qu’un jeu… Rassurez vous je reste votre capitaine. Ne put il s’empêcher d’ironiser.


Gibbs ne répondit pas, grimaçant à cette idée et Thomas se tourna vers Dominic.

- Merci pour cette démonstration cousin… Gibbs ? Est-ce que les cales sont pleines ?

- Comme vous le vouliez Capitaine . Répondit le second d’un ton las

Thomas s’offrit un sourire satisfait

- Dans ce cas, il n’y aucune raison pour nous de rester plus longtemps… Profitons de la marée haute et levons l’ancre

- Je croyais que tu restais jusqu’à ce soir. S’étonna Dominic

- J’ai changé mes plans. Répondit Thomas avec hypocrisie. Transmets mes adieux à ta femme, dis lui que j’ai eu grand plaisir à la revoir et remercie la de ma part pour son charmant accueil. Ironisa-t-il. Oh et dis lui que je suis navré de ne pas avoir pris la peine de venir la saluer une dernière fois mais que des affaires urgentes m’appellent.

Dominic sourit sans retenue, secrètement satisfait que Thomas et Marie ne soient pas à nouveau en présence l’un de l’autre

- Je lui dirais. Promit il avant de tendre la main avec hésitations. Au revoir Thomas. Prend soin du Pearl, mon père y tient beaucoup.

Le jeune capitaine ne répondit pas, se contentant de sourire tandis que Dominic mettait pied à terre.


Gibbs s’approcha de lui avec réticences

- Que faisons nous Capitaine ? Lui demanda-t-il, les yeux brillant de joie après avoir vu l’insupportable Norrington remit à sa place par Dominic

- Nous levons l’ancre Gibbs. Répondit Thomas. Immédiatement.

- Bien. Répondit le vieil homme soulagé d’éloigner la tentation que représentait Thomas de Marie.

- Gibbs ? Le rappela Thomas. Il ne m’a pas battu vous savez… C’est juste que j’en savais assez sur sa technique pour pouvoir mettre un terme au combat.

- Quoi .. Mais ?

- Règle numéro un… Toujours connaître un ennemi potentiel Gibbs. Je pensais que Jack vous l’avait apprise celle-ci. Ironisa Thomas.

- Vous êtes… Commença Gibbs, outré en comprenant la ruse de Thomas.

- Je vous en prie Gibbs, je n’ai pas besoin que vous me disiez à quel point vous me trouvez intelligent. Se moqua Thomas. En route.

Gibbs secoua la tête d’un air navré et s’empressa de rejoindre l’équipage, conscient qu’il éprouvait de plus en plus de difficultés à se retenir d’administrer à Thomas la correction qu’il méritait … le seul problème était … qu’il n’était pas sûr d’avoir le dessus…


*


Tandis que le Black Pearl s’éloignait rapidement des côtes de Tortuga, Marie Sparrow surveillait sa pendule, attendant avec une impatience grandissante que l’heure du départ sonne. Sans la moindre nostalgie, elle embrassa d’un regard la maison dans laquelle elle vivait depuis cinq ans et qu’elle quitterait bientôt pour toujours. Elle n’avait pas fait de bagages, préférant laisser derrière elle tout ce qui pourrait lui rappeler sa vie avec Dominic et du reste, nul doute que les cales de Thomas regorgeaient d’étoffes dont elle pourrait faire des vêtements.


Perdue dans ses pensées elle sursauta en entendant la porte s’ouvrir et s’empressa de se composer une expression naturelle, consciente qu’elle devait donner le change à Dominic.

- J’ai une excellente nouvelle Marie ! S’exclama ce dernier en la prenant dans ses bras.

- Oh vraiment ?

- Norrington m’a acheté tout mon stock ! Y compris les armes que Villanueva avait renvoyées. Je ne pensais pas dire ça un jour mais je suis heureux que Norrington soit venu ! S’exclama Dominic avec fougue

- Oh … et bien tant mieux. Répondit Marie. Il n’est pas revenu avec toi ?

- Non. Il a choisi d’avancer son départ finalement… Tu le connais, il a toujours je ne sais quel affaire urgente à régler. S’amusa Dominic.

Marie blêmit brutalement

- Thomas a … quoi ?

Dominic sourit, trop heureux de voir ses soucis d’argent résolu pour s’apercevoir du trouble soudain de sa femme

- Il vient de lever l’ancre. D’ailleurs à ce sujet il m’a chargé de te transmettre ses adieux et de te remercier pour ton charmant accueil. S’empressa-t-il d’ajouter


Les yeux de Marie s’agrandirent sous l’effet du choc tandis qu’il lui semblait que son cœur se brisait une fois de plus. Thomas était parti… Il l’avait utilisée de la même manière que par le passé….

- Sacré Norrington. Continua Dominic tout à sa joie. Il ne changera jamais… Il m’a raconté qu’il avait passé la nuit avec une catin et à en juger par l’état de sa cabine il a du prendre du bon temps.

Marie accusa le coup, les mots de Dominic résonnant dans sa tête à mesure qu’elle prenait la pleine mesure de l’atroce réalité

- D’ailleurs en parlant de bon temps… Murmura Dominic. Si nous reprenions là où nous en étions avant son arrivée. Suggéra-t-il d’un ton câlin en l’embrassant dans le cou


Brisée, Marie ne protesta pas, refoulant ses larmes tandis que Dominic l’embrassait passionnément.

- Je t’aime Marie… Souffla-t-il contre ses lèvres avec ferveur. Je t’aime tellement … Laisse moi te le prouver …

- Dominic.. Commença Marie.

Son mari sourit et la prit dans ses bras, interprétant la brusque langueur de sa voix comme l’expression de son désir

- Ne t’en fait pas… J’ai fermé la forge, nous avons toute la journée pour nous … Souffla-t-il en la déposant sur le lit.


Vaincue, Marie détourna le regard, l’esprit ailleurs tandis que Dominic assouvissait son désir d’elle… Thomas était parti et plus rien n’avait d’importance à ses yeux ….

 

 

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Commentaires (8)

1. 11/09/2009

Ah sacré Thomas je m'en douté en tous il mefais vraiment penser a Jack

Marie est trop Naïve sur les bord après tous c'est la fille de Will lol et Dominic et bah lui est Cocu lol le pauvre me fais trop penser a Will celui la

Attend la suite avec Imapatience

2. 11/09/2009

Lol merci Millie et bah c'était sur que Thomas ... allait abandonner Marie. Une fois de plus. Mais tu verras que cet épisode va avoir de sacrées conséquences pour la vie de beaucoup de personnes ...

3. 15/01/2010

J'étais sur qu'il allait l'abandonner, il ne s'attachera jamais à personne pour toujours... Il aime trop la liberté pour cela...
J'adore le combat entre Thomas et Dominic...
Je sens que Thomas va le payer au centuple par Marie mdr

4. 16/01/2010

Ouhhh t'as pas idée de ce que ça va lui couter...Quand à s'attacher .. il aime sa mère et sa soeur aussi et quelques autres personnes, il a le sens de la famille mais il aime plus que tout être libre c'est vrai

5. 19/01/2010

mdr si mtnt ke j'ai lus ;)...
oui c'est sur qu'il les aime mais le mariage ne l'intéresse pas d'après ce qu'il a dit
oui c bien d'ailleurs kil ai le sens de la famille

6. 19/01/2010

Lol vi c'est pervers pauvre Thomas et encore c'est pas fini loin de là
Pour le mariage tu verras

7. 13/02/2010

coucou !
Stage enfin finis , je peu enfin revenir ici :)

8. 13/02/2010

Contente de te revoir Miss ! Ca s'est bien passé ?

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