Chapitre 40 La seconde moitié de l'amulette Partie 1

 

Coucou ! Voici donc la suite avec la poursuite de la quête de Thomas… Bonne lecture et … Reviews ?

Attention chapitre à contenu sexuel léger déconseillé aux mineurs


Chapitre 40


Tandis qu’à des nœuds de là, Kiara et ses hommes se reposaient en prévision du combat, le Black Pearl était lui en pleine effervescence. En effet, le navire était enfin arrivé à l’endroit où Mu était supposé se trouver et Thomas étudiait désespérément sa carte, cherchant une indication qui lui permettrait de trouver « la cité engloutie au milieu d’îles » ce qui était aussi facile que de trouver une pucelle parmi les pensionnaires d’un bordel …


Derrière lui, Zia poussa un long soupir las. Cela faisait au moins deux heures que Thomas cherchait sans succès.

- On devrait se coucher… Marmonna-t-elle

Thomas se retourna vers elle, un sourire ironique aux lèvres

- Oh … Tu es bien impatiente pour une fille qui n’aime pas ce que je lui fais.

Zia serra les dents et lui répondit avec hargne

- Je suis juste fatiguée. Et ce n’est pas en cherchant dans le noir que nous trouverons une cité engloutie !

- Ta sagesse m’épatera toujours. Se moqua Thomas en délaissant toutefois ses cartes pour s’étirer


Le cœur battant Zia le fixa, cherchant désespérément un moyen pour se dérober à sa couche ainsi qu’elle le faisait sans succès chaque soir

- Tu ne trouveras pas. Et un accord est un accord. Lui asséna Thomas. Je suis un homme de principes

- Tu es un pirate !! Fulmina Zia qui avait de plus en plus de mal à le supporter

- Oui. C’est-ce que je disais. Rétorqua Thomas en lui faisant un grand sourire charmeur. Alors… que vais-je t’apprendre ce soir …

Zia se força à garder son calme, s’encourageant à ne pas flancher alors qu’elle était si près du but. Demain ou le jour d’après elle aurait la seconde partie de l’amulette et mettrait fin du même coup à l’existence de Thomas Norrington. D’ici là, le jeune homme ne devait rien soupçonner.


De son côté, Thomas se débarrassa lentement de sa chemise, le regard fixé sur Zia. Il n’était toujours pas las d’elle. Ce qui était rare… En vérité pour l’instant c’était la troisième fille à lui faire cet effet… Les deux autres étant Charity et Kiara ( mais il était difficile de se lasser d’une femme qui ne lui accordait jamais deux nuits d’affilée… ) En vérité, Zia l’agaçait, l’intriguait et l’excitait tout à la fois. Un mélange auquel il ne pouvait pas résister. Un défi aussi. Parce qu’il entendait bien réussir à lui faire admettre que le plaisir charnel dépassait en jouissance « l’amour universel et spirituel » dont elle se gargarisait.


Torse nu, Thomas s’approcha de Zia et l’embrassa délicatement dans le cou tandis que la jeune femme levait les yeux au ciel. Voilà qu’il lui faisait à nouveau le coup du «  plaisir partagé » comme s’il ne pouvait pas prendre le sien et finir. Rapidement si possible. Elle resta sans réaction tandis que les mains chaudes de Thomas glissaient le long de ses épaules puis de ses bras nus. Ce n’était pas désagréable… En tout cas pas comme elle l’avait redouté. Mais aussi plaisantes que soient les caresses de Thomas elles ne lui procureraient jamais la jouissance de l’amour divin.


Le jeune homme la força à se retourner et leurs bouches s’épousèrent avec fièvre, les mains de Zia parcourant instinctivement le corps de Thomas tandis qu’elle se demandait comme chaque soir comment il pouvait se montrer si tendre et si prévenant à l’égard d’une femme qui, de son propre aveu, était là pour le tuer. Sans doute était ce son meilleur trait de caractère… même si ce dernier le mènerait à sa perte. A moins bien sûr que Thomas soit tellement dominé par ses appétits charnels qu’il en devienne stupide. Dans les deux cas, le résultat serait le même. Il mourrait.


Le sari de Zia retomba sur le sol et Thomas recula légèrement pour la regarder.

- Tu es plus belle chaque nuit. Souffla-t-il d’un ton sincère.

Zia lui répondit par un sourire nerveux. Ce qu’elle aurait souhaité être moins « belle »… sauf que cela aurait sans doute signé son arrêt de mort… Thomas la souleva délicatement et la déposa sur le lit avant d’allumer un des bâtons d’encens dont elle se servait

- Qu’est-ce que tu fais ? Lui demanda Zia qui savait à quel point il détestait cette odeur


Thomas ne répondit tout d’abord pas, embrassant son épaule

- Je me suis dit que nous pourrions essayer… Nos deux méthodes. Sourit il en la poussant à s’allonger.

- Je ne comprends pas …

- Chut… Murmura Thomas en posant un doigt sur ses lèvres. C’est moi le guide. Ferme les yeux

Avec réticences, Zia obtempéra,se promettant toutefois de rester sur ses gardes. Du moins si c’était possible… L’expérience lui avait en effet appris qu’il n’était pas toujours facile de garder le contrôle de son corps face à Thomas.


Le silence s’installa dans la pièce et l’odeur de l’encens l’envahit , aidant Zia à se détendre. Au dessus d’elle, Thomas l’observait et sourit en voyant son visage se détendre. Sans faire de bruit, il s’empara de la bouteille de rhum qu’il gardait toujours à portée de main et laissa couler lentement le liquide ambré sur la peau de la jeune femme.

- Voici l’eau qui te berce… Murmura-t-il

Zia frissonna en sentant le liquide glisser sur sa peau et se releva à demi

- Non ! Garde les yeux fermés et détends toi. Ordonna Thomas en se penchant sur elle


Zia frémit tandis que la langue du jeune homme venait cueillir les gouttes sur son corps, remontant jusqu’à ses seins avant de les lécher. L’odeur de l’encens, conjuguée aux sensations de la langue de Thomas se promenant sur son corps la détendit un peu plus et à sa grande honte, la jeune femme soupira.


Au dessus d’elle, Thomas sourit et humecta légèrement ses doigts de rhum avant de les glisser sur les lèvres de son élève

- Goûte. Lui intima-t-il tout en caressant sa cuisse de sa main libre.

La langue de Zia glissa sur ses doigts et elle grimaça, surprise par la saveur âpre du rhum. Plus bas, la main de Thomas l’agaçait, la frôlait et le jeune homme reprit la parole

- Laisse toi faire ne résiste pas… Souffla-t-il en glissant ses doigts en elle, allant et venant lentement.

Zia poussa un grognement de plaisir et Thomas sourit avant de s’abattre sur elle, lui faisant l’amour lentement

- Le plaisir Zia… Souffla-t-il. C’est ça l’union. Haleta-t-il.


Un peu partie,Zia soupira et noua ses bras autour du cou de son amant tandis qu’il gémissait, attendant de la mener au plaisir pour décharger le sien. Finalement Thomas eut la satisfaction de la sentir se raidir dans ses bras alors qu’elle jouissait. D’un geste prompt il déserta son corps et se répandit sur elle avec un râle avant de glisser sur le côté, entrelaçant leurs doigts

- Tu comprends maintenant ? Murmura-t-il


La réponse de Zia lui fit l’effet d’une gifle

- Ça n’a rien à voir avec l’amour de la terre… C’est … incomplet.

- Menteuse !

Zia se tourna vers lui et l’observa

- C’est agréable, c’est plaisant … La jouissance est grande mais pourtant ça reste bien inférieur à ce que je ressens lorsque l’amour m’enveloppe

- L’amour … Ricana Thomas. Dis moi si tu m’avais tué aurais tu justifié ton acte par « l’amour » ?

- Parfois certains sacrifices doivent être faits pour le bien de tous. Rétorqua Zia d’une voix sèche avant de se lever. Bonne nuit Thomas.

- Tu pourrais rester…

- Je n’y tiens pas. Lâcha Zia d’un ton méprisant. J’ai eu ma leçon. Je retourne dans mes quartiers.


Vexé, Thomas la regarda partir et resta allongé un long moment avant de réaliser que le sommeil le fuirait sûrement une bonne partie de la nuit. Avec un soupir las il se leva et se dirigea à son bureau dont il sortit la lettre qu’il avait commencée quelques jours auparavant et reprit son récit

«  Je commence à me demander de quoi cette Zia est faite. Figure toi que cette idiote continue à s’entêter avec ses âneries d’amour universel…as-tu déjà entendu quelque chose d’aussi ridicule ? … »


*


Quelques heures plus tard….


L’aube naissante commençait à peine à réchauffer l’air marin lorsque Ragetti poussa un cri de surprise… enfin c’était plus un couinement à proprement parler qu’un cri…

- Capitaine ! Appela-t-il


Fatigué par sa nuit sans sommeil, Thomas tourna un visage hagard vers lui et se prépara mentalement à écouter la nouvelle ineptie de son matelot

- Capitaine y’a des tours sous l’eau

- Pardon ? Je croyais avoir interdit le rhum durant les quarts …

- J’vous jure capitaine, venez voir

Agacé Thomas le suivit

- S’il y a quelque chose je jure de manger mon tricorne. Ironisa-t-il tandis que Gibbs lui emboîtait le pas.


Les trois hommes se penchèrent au dessus des flots et Gibbs fut le premier à réagir

- Avec ou sans sel le tricorne Capitaine Norrington ?

Thomas sourit brièvement et se retourna vers lui

- Faites attention Monsieur Gibbs… Vous commencez à me ressembler… Plaisanta-t-il avant de fixer le soleil qui montait lentement dans le ciel. On est dans les temps… Immobilisez le navire au dessus de la tour Monsieur Gibbs

Le second hésita un instant puis obtempéra tandis que Thomas se tournait vers Ragetti

- Je ne pensais pas dire ça un jour… je veux dire, vraiment pas… Mais tu as fait du très beau travail.


Ragetti leva un regard rempli d’adoration vers Thomas tandis que le jeune capitaine se détournait, examinant les tours qui formaient des tâches sombres sous la surface de l’eau.

- Gibbs ! Je pense que nous devrions nous placer au centre de ces tours. Expliqua-t-il

Gibbs soupira et entama la manœuvre, ayant renoncé depuis longtemps à demander les raisons d’une telle quête qui pour l’instant , hormis Zia, ne leur avait pas apporté grand-chose. Tout en barrant le Pearl, le vieil homme songea aux derniers jours écoulés. Zia était devenue la maîtresse de son capitaine ce qui avait eu pour avantage que ce dernier redevienne enfin normal ( encore que … était ce vraiment un avantage ?). Cependant, loin de se lasser de la fille ( ce qui passé les trois premières nuits était généralement le cas) Thomas continuait à la couver du regard ce qui en revanche n’était pas normal. Du moins pas quand il était question de Thomas. En vérité, Gibbs commençait à se demander si le jeune homme n’était pas tout bonnement tombé amoureux de la jeune inca, ce qui serait une première et … pas une bonne chose. A tout prendre il préférait encore que le Pearl soit commandé par un salaud plutôt que par un homme amoureux de la mauvaise femme. Car Gibbs en était certain, il le sentait jusqu’au plus profond de lui , Zia était mauvaise. Peut être pas en tant que personne mais mauvaise pour le Pearl et encore plus pour son capitaine actuel. Il avait bien tenté de s’en ouvrir à Thomas mais mis à part la conversation qu’ils avaient eu quelques jours plus tôt, le jeune homme avait rejeté toutes ses tentatives de discussion. Aussi Gibbs avait il pris l’habitude de garder un œil sur la jeune femme, du moins lorsqu’elle n’était pas au lit avec Thomas.


Justement, Zia choisit ce moment pour faire son apparition sur le pont et Thomas se retourna instantanément vers elle, un sourire aux lèvres.

- Zia… Voici la cité engloutie de l’Empire de Mu. Pavoisa Thomas en lui désignant l’horizon d’un geste théâtral

La jeune femme marqua un temps d’arrêt à cette nouvelle avant de se précipiter au bastingage, le cœur serré par l’émotion en voyant les vestiges de la brillante civilisation dont son père lui avait parlé et par la certitude que son calvaire prendrait bientôt fin. Avec la mort de Thomas. Elle ne ressentait du reste aucun remord à cette idée. Comme elle l’avait dit, certains sacrifices étaient nécessaires. Par conséquent, elle ferait son devoir ou mourrait en tentant de le faire ( elle avait pu constater que sous ses dehors inoffensifs, Thomas pouvait se révéler redoutable)


La main du jeune homme se referma sur la sienne et Zia sursauta brutalement tandis que Thomas se penchait sur elle

- Ne pleure pas Zia… C’est plutôt une bonne nouvelle non ? Ça signifie que nous atteindrons bientôt notre but…

Zia sentit la morsure d’un léger remord à ces paroles et se força à reprendre une contenance.

- Tu ne sais pas ce que Mu représente pour mon peuple.

- Non je ne sais pas, mais tu peux me croire, j’accueille avec émotion tout ce qui peut me permettre de retrouver ma liberté. Grinça Thomas.

- Je pense que je devrais aller chercher la carte. Se borna à répondre Zia en se dirigeant vers la cabine du jeune homme



*


Une fois à l’intérieur, Zia s’empressa de s’emparer de la carte qui reposait sur le bureau de Thomas et s’aperçut soudainement , que contrairement aux habitudes du jeune homme, le tiroir de ce dernier était resté entrouvert. Elle n’hésita qu’une fraction de seconde avant que la curiosité ne soit la plus forte et ouvrit le meuble d’un geste décidé.


A l’intérieur, une lettre non encore cachetée. Zia se précipita dessus, curieuse de connaître enfin l’identité de la personne à qui Thomas écrivait sans cesse et qui était de toute évidence le refuge auquel il tenait tellement. Ses yeux dévorèrent la première ligne et elle fixa la lettre avec incrédulité avant de relire à nouveau.


Plongée dans sa lecture, Zia n’entendit pas Thomas entrer et elle poussa un hurlement lorsque les mains du jeune homme lui arrachèrent la lettre

- De quel droit oses tu Zia ? Lui demanda-t-il d’une voix tremblante de colère

Cette fois elle rougit, admettant de bonne grâce qu’elle était dans son tort.

- Excuse moi je …

- Tais toi et sort d’ici. Lui ordonna Thomas.

- Thomas.. Je ne pensais pas que tu .. Et encore moins que la personne qui compte à ce point pour toi est…

- La ferme. Lui asséna durement Thomas. Tu ne comprends rien. Reste avec tes fadaises et tes inepties d’amour universel et ne te mêle pas de ça. Je ne tiens pas à en parler. Ni avec toi, ni avec qui que ce soit d’autre. Est-ce clair ?

- Je .. Suis désolée. Murmura Zia.


Thomas lui lança un regard furieux et Zia sentit un courant d’air froid lui remonter le long de l’échine. En cet instant, elle comprenait parfaitement ce qui avait permis à Tezcatlipoca de le posséder. Contrairement à ce que Thomas lui avait assuré, le fait qu’il serve le dieu du miroir fumant n’était pas un hasard

- Pourquoi tu ne sors pas ? Ironisa Thomas, reprenant peu à peu son ton habituel. Tu cherches les réponses que j’ai soigneusement gardées peut être… Et bien je vais t’épargner tout de suite cette peine ma belle. Mes lettres n’ont jamais eu la moindre réponse. JAMAIS !!

Pour la première fois, Zia se sentit réellement désolée pour lui et elle tendit la main dans sa direction

- Oh je t’en prie Zia.. Je sais ce que tu penses de moi alors à moins que tu aies envie de me faire une gâterie pour me soulager garde tes consolations pour un autre ou pour ta très chère terre mère ou je ne sais quoi. La repoussa Thomas d’un ton sec.


Zia serra les dents et se détourna. Elle s’était trompée, cet homme était immonde.

- Bien maintenant si tu as fini de fouiller, je suggère que nous allions sur le pont pour trouver l’autre moitié de ton amulette.

La jeune inca hocha la tête et lui emboîta le pas, encore tremblante du faux pas qu’elle venait stupidement de faire


TBC

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