Chapitre 12 Et le monde vole en éclat

 

Bonjour à tous, voici donc la suite avec Anne Elizabeth…Marie et Dom… J’espère que ce chapitre vous plaira et j’attends vos comm ( vous retrouverez Thomas au prochain) Bonne lecture

Attention chapitre à contenu sexuel déconseillé aux mineurs


Chapitre 12


Transie de terreur dans un coin du navire sur lequel elle était piégée plus sûrement que l’oiseau qui était en cage dans sa jolie chambre de Port Royal Anne Elizabeth sanglotait, les bras repliés autour de ses genoux comme pour se protéger des monstres qui l’entouraient. La petite fille hoquetait silencieusement, les épaules secouées par des sanglots muets. Elle était ainsi depuis qu’elle avait compris que la gentille Marie n’était pas vraiment gentille. Que Marie l’avait emmenée ici pour… pour elle ne savait pas pourquoi et elle s’en fichait.


Anne Elizabeth l’ignorait mais elle avait passé plusieurs jours inconsciente, prostrée, après avoir vu le visage de la chose à laquelle Marie l’avait donnée. Elle en venait parfois à douter que cette chose existait vraiment, ne l’ayant pas revue depuis son réveil quelques heures (ou jours ?) plus tôt.


Elle n’avait pas non plus revu Marie qui était la seule à part elle à ne pas ressembler à un monstre sur ce bateau. Elle détestait ce bateau. Ici tout le monde était laid et méchant… Et plus que tout elle voulait sa maman… Anne Elizabeth laissa échapper un nouveau sanglot à cette pensée, se représentant le visage tendre et aimant d’Eléna. Sa maman. Intérieurement la petite fille promit d’être sage de ne plus écouter aux portes de ne plus manger tout les gâteaux si elle pouvait revoir sa maman… Repliée sur elle-même Anne Elizabeth ferma les yeux, se concentrant sur Eléna, sur l’odeur des gâteaux et du thé, sur la voix de son père pendant qu’il lui racontait une histoire et laissa échapper un gros sanglot. C’était trop dur. Elle voulait sa maman, son papa, sa chambre … Même sa préceptrice ! Sur cette pensée, la petite fille, épuisée, glissa dans le sommeil, s’endormant à même le pont sachant que cette fois encore les bras aimants de son père ne viendraient pas la soulever pour la déposer dans son petit lit…


*


Assise dans un coin crasseux de la cale, Marie regarda avec horreur le monstre qui s’approchait d’elle. Celui que Julia avait souhaité récompenser. Celui dont elle était à présent la putain le temps d’une étreinte aussi immonde que révoltante. Elle ne voulait pas savoir son nom. Elle ne voulait rien connaître de lui.


Le monstre s’approcha un peu plus d’elle, son corps incrusté de crustacés effleurant le sien dont la peau portait encore la blancheur de la vie des non maudits. Du coin de l’œil, Marie nota le sourire satisfait de Julia tandis qu’elle refermait la porte de la cale sur eux, les laissant seuls.

- Tu viendras me voir lorsque tu auras fini de le satisfaire. Ricana Julia. J’ai autre chose pour toi ensuite.


Marie ne répondit pas et détourna le visage tandis que la main déformée de la créature effleurait son corsage, libérant la poitrine que Thomas avait si bien embrassée par une nuit sans lune à Tortuga…


Le cœur au bord des lèvres la jeune femme se laissa pousser sur le sol, cherchant désespérément à ignorer que le monstre retroussait à présent sa robe haut sur ses cuisses, à ne pas voir le pic de chair et de coquillages qui pointait entre ses cuisses et qui lui confirmait que oui , un homme même maudit, même devenu un monstre , restait un homme capable de désirer.


L’attaque fut brutale. La créature s’enfonça en elle avec un râle guttural, son sexe monstrueusement déformé déchirant la chair tendre de Marie dont le sang s’écoula comme pour une première fois sans que le monstre ne s’en formalise. Le hurlement de Marie résonna dans la cale, couvert par les accords sanglants et désordonnés de Julia sur l’orgue. Le rythme de la musique était rapide, féroce… autant que celui de la créature qui la besognait. Marie poussa un gémissement qui était autant d’agonie que de désespoir, souhaitant mourir sur le champ mais sachant que le repos lui était interdit pour les cent ans à venir. Ainsi l’avait elle voulu. Et le sang qui s’écoulait d’elle à présent était le prix qu’elle payait pour venger les larmes que Thomas avait fait couler.


La créature poussa un râle et Marie souhaita que ce dernier soit un râle de jouissance qui mettrait fin à son supplice. Ce n’en était pas un. Au dessus d’elle, en elle, sur elle, la créature continuait sa bouche ornée de dents pointues se posant sur elle non pas pour l’embrasser mais pour la mordre, déchirant la chair fragile de son cou. Une nouvelle fois Marie ferma les yeux, repoussant la douleur alors que son cœur se serrait à la pensée de sa mère. Giselle… Elle avait supporté cela des années durant.. Chaque jour, chaque soir elle avait vendu son corps à des hommes comme celui-ci… Comment avait elle fait ? Comment avait elle tenu ? Marie gémit alors que la réponse lui apparaissait. Elle avait tenu par amour pour elle … comme elle-même tiendrait par haine de Thomas…


Marie resta immobile tandis la créature continuait, son rythme accélérant brutalement alors qu’une goutte de sueur salée et verdâtre tombait sur la poitrine exposée de Marie. La jeune femme se crispa et regarda l’homme dans les yeux… Il était monstrueux d’apparence. Mais elle s’était déjà donnée à un monstre avant… Elle s’était donnée à Thomas. Et bientôt il paierait pour ce qu’il lui avait fait et rien que pour cela… Marie se sentait capable de contenter tout les monstres auquel il plairait à Julia de l’offrir. Juste pour la jouissance de l’instant où elle verrait Thomas à son tour perdre tout ce qu’il était si fier de posséder…


La créature poussa un ultime râle, un liquide pâteux et malodorant s’écoulant entre les cuisses de Marie tandis qu’il se retirait, le regard halluciné. Sans un mot, la jeune femme se redressa légèrement, refusant d’écouter les protestations de son corps douloureux et se dirigea d’une démarche chancelante vers la porte de la cale. Elle n’avait pas besoin de repos. Elle n’avait pas non plus besoin de temps pour admettre ce qui venait de se passer et le fait d’être devenue une putain à l’instar de sa mère. Parce qu’elle avait agi comme telle dès l’instant où elle s’était donnée à Dominic Sparrow… Elle avait été catin de son époux des années durant puisque que comme ce monstre, elle ne l’aimait pas.


*


Julia plaqua un dernier accord rageur tandis que Marie pénétrait dans sa cabine, le visage défait et un filet de sang s’écoulant le long de ses cuisses, glissant sur le bois sombre du Hollandais Volant qui parut s’en délecter.

- Me voici. Déclara Marie.

Julia lui fit signe d’approcher d’un geste à la grâce déformée par les tentacules qui luisaient sur sa main. Le coeur serré, Marie obéit, se demandant fugacement en quelle créature marine elle se transformerait lorsque bientôt, les premiers stigmates du Hollandais Volant apparaîtraient sur son corps.

- Amène moi l’enfant. Ordonna Julia.


Marie se crispa à la pensée de la petite Anne Elizabeth… La fillette ne cessait de pleurer, son doux visage enfantin ravagé par un chagrin dont elle savait être la cause.

- Vous n’allez pas lui … lui faire de mal ? Demanda-t-elle, le cœur se tordant à la pensée de l’horreur qui attendait l’enfant

- Cela ne te concerne pas esclave. Obéis puis retourne dans la cale. Jimmy a besoin d’une récompense. Répondit froidement Julia.


Marie hésita, tremblant à la pensée de ce qui l’attendait avec le cruel maître d’équipage qui maniait le fouet autant parce qu’on lui ordonnait que par recherche d’une jouissance

- Et ma récompense à moi ? Osa-t-elle demander

Julia s’immobilisa et lui adressa un regard terrible

- Qu’as-tu dit ?

- Et ma récompense à moi. Répéta Marie. Vous m’avez promis la vie de Thomas Norrington. Or jusqu’à présent rien ne s’est produit

- Insolente. Siffla Julia. Tu auras ta récompense… Tel est notre accord… Tu l’auras … Dès que j’aurais réussi à trouver Norrington… Ricana-t-elle.


Marie frémit en comprenant que Julia ne chercherait pas Thomas et avança vers elle

- Il viendra. Pour l’enfant.

- Alors je le détruirais. Répondit simplement Julia. A présent va la chercher.

Sentant qu’elle avait épuisé les réserves de patience de Julia, Marie inclina servilement la tête et se dirigea vers l’endroit où elle avait vue Anne Elizabeth pour la dernière fois.


Son cœur se serra légèrement en découvrant la petite roulée sur elle-même, le corps tremblant jusque dans son sommeil et elle se pencha vers elle.

- Lisa réveille toi.. Murmura-t-elle, du ton le plus doux qu’elle pouvait adopter.


L’enfant ouvrit ses yeux d’un bleu océan et ces derniers s’emplirent instantanément de larmes en découvrant Marie au lieu du visage tellement espéré de sa mère.

- Viens. Julia veut te voir. Dit simplement Marie

Anne Elizabeth la regarda sans comprendre

- Non… Je veux ma maman…. Je veux maman et papa et George et Marguerite et Tommy … Pleurnicha Anne Elizabeth

Le visage de Marie se durcit à la mention de son ancien amant et elle releva la petite sans douceur, la traînant jusqu’à la cabine de Julia


Anne Elizabeth, paniquée, s’efforça de freiner de toute la force de ses pieds sans succès et hurla alors que Marie la poussait dans la cabine

- Méchante, méchante !! Laisse moi je veux maman, maman !! Sanglota Anne Elizabeth tandis que Marie refermait la porte d’un geste sec, la laissant seule avec Julia.


*


Julia baissa un regard indifférent sur la petite fille, notant avec une crispation les cheveux noirs et épais de cette dernière. Les cheveux de Jack Sparrow.

- Maman. Pleura Anne Elizabeth en tentant de reculer dans un coin de la pièce.

- Je suis là. Répondit Julia, surprise de l’émotion fugace qui venait de monter en elle

- Vous n’êtes pas ma maman !! Hurla Anne Elizabeth. Ma maman elle s’appelle Eléna et elle est belle et elle donne des gâteaux et elle reçoit des dames

- Elle n’est pas ta mère. Répondit Julia. Je suis ta mère Annie.


La lèvre de la petite fille commença à trembler alors qu’elle regardait le monstre qui lui faisait face et elle reflua sa peur, songeant que dans une telle situation ni son père ni Tommy ( ses deux modèles) n’auraient reculé

- Vous n’êtes pas ma mère et je ne m’appelle pas Annie !! Moi on m’appelle Lisa . Cria-t-elle se raccrochant désespérément au diminutif affectueux que lui donnaient ses parents et qui la ramenait au temps heureux de Port Royal.

La petite fille eut la brève satisfaction de voir la créature esquisser un mouvement de recul avant de revenir vers elle, le visage encore plus déformé par la fureur

- JAMAIS !! Tu n’es pas Lisa !! Lisa est morte tu as compris !! Tu es Annie et tu es MA FILLE ! Hurla Julia avant de frapper la petite fille de son tentacule


Anne Elizabeth poussa un cri de douleur tandis que le coup la projetait contre le mur, son corps retombant en paquet sur le sol. Tremblante et à demi assommée Anne Elizabeth sentit un liquide chaud inonder sa petite culotte alors qu’elle se protégeait vainement de ses bras

- Ne me faites pas mal … Pleurnicha-t-elle. Non, méchante, méchante je veux maman Hoqueta-t-elle s’étouffant à demi sous ses sanglots.

Tétanisée, Julia s’immobilisa une vague émotion la prenant soudain en voyant la petite fille ramassée au sol, les bras levés en guise de protection. L’espace d’une fraction de seconde elle eut la vision d’un bébé vagissant et de la sorcière qui était venue l’arracher à ses bras et elle chancela brutalement, se retenant à son orgue qui émit un son discordant


Terrifiée, Anne Elizabeth se recroquevilla un peu plus sur le sol, espérant vainement y disparaître et Julia s’approcha d’elle, la toisant de toute sa hauteur

- Tout ça c’est la faute de ton bâtard de père. Cracha-t-elle

Anne Elizabeth frémit et la regarda, rampant prudemment en arrière

- Mon papa c’est pas un ce que vous dites !!! C’est un Gouverneur !!

- Ce n’est pas ton père petite idiote. Ton père c’est un pirate, ton père c’est Jack Sparrow et je suis ta mère !

Anne Elizabeth fondit en larmes, agitant ses lourdes boucles noires tandis qu’elle refusait d’entendre ce que le monstre lui disait

- C’est pas vrai les pirates c’est c’est des méchants… Bredouilla-t-elle.


Julia se crispa et la releva avec brutalité, l’amenant jusqu’à son orgue sur lequel trônait un petit médaillon

- Regarde si tu ne me crois pas… Regarde mon portrait avant que ton père ne me transforme en monstre. Rugit elle en déposant une miniature dans les mains d’Anne Elizabeth

La petite fille détailla le visage de l’inconnue, notant ses boucles blondes et ses yeux … d’un bleu pareil aux siens. Perdue, elle releva le visage et croisa le reflet de son propre regard dans celui de Julia.

- Ma maman s’appelle Eléna Norrington… Murmura-t-elle en tremblant. Et mon papa James Norrington et rien de ce que vous dites n’est vrai, le seul Sparrow qu’on connaît c’est Dominic. Pleurnicha-t-elle.

- Ton frère. Répondit Julia avec un sourire mauvais. Quand à ta prétendue mère c’est la sœur de ton père… Tu n’es pas sa fille tu ne l’as jamais été !!!

- Menteuse ! Cria de nouveau Anne Elizabeth en pleurant. Et j’ai qu’un frère et il s’appelle Tommy et il va venir me chercher avec mon papa et ils vous feront pendre !!!


Julia sourit légèrement à ce flot d’affirmations et gratifia la petite fille d’un sourire cruel

- Mais je compte bien sur le fait que ton précieux Thomas vienne te chercher….

Anne Elizabeth, interdite, la regarda, brutalement encore plus terrorisée ( si c’était possible)

- Je vous laisserais pas faire de mal à Tommy !! Papa non plus vous laissera pas

- Et que crois tu pouvoir faire petite ? Se moqua Julia. James Norrington ne peut rien contre moi , ni lui ni ton Tommy … en revanche moi…

- Laissez moi partir. Pleurnicha brutalement Anne Elizabeth. Je veux maman ..

- Je te l’ai dit ta mère c’est moi ! Hurla Julia avant de se tourner vers la porte. MARIE !!! Appela-t-elle tandis que Lisa se ratatinait sur elle-même.


Quelques instants plus tard, Marie, tremblante, fit son apparition dans la pièce, n’osant regarder en direction de la petite fille

- Dis lui Marie. Ordonna Julia. Dis lui qui est sa véritable mère….

Marie déglutit et se baissa doucement vers Anne Elizabeth, notant avec tristesse le mouvement de recul de la petite fille lorsqu’elle tendit la main vers elle.

- C’est elle ta mère. Lui affirma-t-elle d’une voix douce. Tu es née ici sur le Hollandais Volant. La sorcière Tia Dalma est venue te chercher dès ta naissance et a choisi de te confier aux Norrington. Rien de ce qu’ils t’ont dit n’est vrai.


Anne Elizabeth, la regarda, effarée, sa petite main serrant le portrait de Julia tandis qu’elle pensait au sourire de sa maman, à son papa auquel c’est vrai certains disaient qu’elle ne ressemblait pas beaucoup ( elle avait écouté les conversations ) . Tremblante la petite fille sentit son monde voler en éclats et elle secoua la tête pour tenter le rattraper.

- C’est pas vrai toi aussi tu mens … Ma maman s’appelle Eléna elle a des beaux cheveux noirs qui sont blancs par endroits et mon papa s’appelle James. Pleurnicha-t-elle, se répétant la phrase à l’infini dans sa tête. Et ils vont venir me chercher avec Tommy

Marie jeta un regard navré en direction de Julia dont la bouche se tordit de rage.

- Très bien Annie… Rugit elle en la prenant par le bras, sourde aux cris d’horreur de la gamine.


Folle de rage, Julia la traîna sur le pont, tandis que Marie, plus morte que vive les suivait, terrifiée à l’idée que Julia puisse tuer la petite fille. Une fois arrivée sur le pont, Julia regarda autour d’elle et sourit avec cruauté en voyant un navire qui se balançait nonchalamment

- Très bien Annie. Dit elle d’une voix aux accents métalliques. Puisque tu ne veux pas me croire, puisque tu ne veux pas m’aimer… comme ton bâtard de père !!! Rugit elle. Regarde ce que JE ferais à ta précieuse Eléna et à ton soi disant père s’ils osent venir te voler à moi de nouveau…

Anne Elizabeth tremblait de tout ses membres et tenta de détourner le visage pendant que Julia se tournait vers son équipage

- Faites venir … Le Kraken ! Hurla-t-elle. Et toi Annie … Regarde


La tête maintenue vers l’horizon, la petite fille serra ses paupières le plus fort qu’elle pouvait tandis que des hurlements et des craquements sinistres brisaient la quiétude de l’océan.

- Regarde Annie… Regarde ce que peut faire ta mère ! Ordonna Julia.

La petite fille ouvrit un œil avant de le refermer en hurlant après voir aperçu des tentacules géantes qui semblaient aspirer le navire

- Maman… Gémit elle à nouveau.

Cette fois Julia la repoussa sans douceur contre le bastingage.

- Nous aurons le temps de faire connaissance. Marie. Mets ça hors de ma vue. Ordonna-t-elle.


Sans perdre de temps, Marie se précipita vers Anne Elizabeth et la souleva légèrement tandis que prostrée, la petite fille fixait d’un œil morne la créature qui affirmait être sa mère ….


*


Pendant que Anne Elizabeth faisait l’amère découverte de ses origines, Dominic Sparrow pénétrait dans sa maison, heureux de retrouver enfin la femme qui lui avait tellement manqué

- Marie ? Interrogea-t-il joyeusement. Me voilà et avec un bon paquet d’or

La joie de sa voix mourut brutalement en découvrant que la cheminée était éteinte et que la poussière s’accumulait dans la maison.


Le cœur brusquement serré, Dominic se précipita dans la chambre, notant le lit sans drap avant de revenir au salon, affolé. Marie avait disparu … Avait elle était enlevée ? Ou pire ? Fébrilement le jeune homme regarda autour de lui et aperçut une enveloppe. Sans attendre il se précipita et un étrange pressentiment lui serra le cœur lorsqu’il reconnut l’écriture hésitante de Marie sur l’enveloppe.


Les mains tremblantes, il déchira cette dernière et déplia la feuille qu’elle contenait lisant à la hâte les quelques phrases qu’elle comportait.


Dominic,


T’épouser était une erreur, je pars pour ne plus jamais revenir.. Il m’a brisé le cœur une fois de trop et je n’ai plus qu’un but le faire payer.

Adieu


Fou de douleur, le jeune homme se laissa retomber au sol et hurla sa rage, l’identité du « il » ne faisant aucun doute…

- NORRINGTON !!! Hurla-t-il. Je vais te tuer …


Quelques instants plus tard, le cœur lourd et le visage durcit Dominic se rua hors de sa maison, les poches encore pleines de l’or qu’il avait été si fier de ramener et l’épée à la ceinture. Sans attendre il se précipita vers le port, interrogeant tout les navires en partance. Finalement un marin le regarda avec curiosité

- Tu veux aller où ?

- Singapour. Lâcha Dominic d’un ton funèbre, se rappelant que Thomas lui avait dit avoir le projet de rendre visite à Kiara

- Si t’as de l’or je t’emmène…

- J’ai ça… S empressa de répondre Dominic en exhibant sa bourse pleine

- Monte. Répondit simplement l’homme


Sans réfléchir, Dominic embarqua, l’arme au poing

- Gare à toi si tu me doubles

- Si tu me paies, pas de raison. Répondit placidement l’homme

Apaisé, Dominic fixa l’horizon, refusant de regarder la ville dans laquelle toute sa vie venait de voler en éclat

- Je te tuerais Norrington… J’en fais le serment… Murmura-t-il tandis que le navire quittait le port…

 

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Commentaires (5)

1. 16/01/2010

Tiens c'est bien fait pour Marie ce qui lui arrive avec l'équipage maudit !
Pauvre petite Anne Elizabeth, sa fait vraiment beaucoup de peine de la voir comme ça, pauvre petite
J'espère qu'elle va sortir de ce bateau par je ne sais quel moyen ou avec je ne sais qui...
J'espère que Thomas l'apprendra !
D'ailleurs au début (parce que j'ai lus le chapitre 13 partie 1) j'ai crus aussi que c'était parce qu'il apprenait la disparition de Anne Elizabeth...
La petite va surement s'imaginer que les pirates sont des gens horrible comme Julia maintenant ! La pauvre...
J'espère qu'elle finira par croire que Jack c'est son père !
Julia lui a appris d'une manière brusque quand même...
Au début quand elle l'a appelé j'ai eus peur que se soit pour lui faire du mal...
Trop bien ce chapitre est un de mes préférés de cette fiction !

2. 16/01/2010

Lol merci beaucoup, contente qu'il t'ai plu car c'était difficile avec les persos lol ...
Et oui Lisa est vraiment à plaindre ... mais la cavalerie viendra..

3. 19/01/2010

De rien !
oui , il m'as beaucoup plus...
C'est vrai que sa a du etre difficile avec les persos...
Oui la pauvre , a un si jeune age !
J'ai hate dans ce cas !

4. 19/01/2010

Lol mais c'est la fille de Jack donc elle est résistante ..jusqu'à un certain point

5. 13/02/2010

oui :s jespère kel séchapera

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