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Chapitre 2 Parures ...

Chapitre 2

Elizabeth ouvrit brusquement les yeux, son corps douloureusement tendu appelant encore d'autres caresses. L'air légèrement égaré elle fixa les deux femmes comme si elles lui parlaient une langue étrangère. Celle qui quelques instants auparavant lui avait dispensé d'aussi tendres caresses se trouvait à présent debout, une serviette déployée dans les mains et son visage avait repris son masque imperturbable.

La seconde laissa courir à nouveau ses doigts sur sa nuque et devant l'immobilité de la jeune femme elle se pencha et souffla doucement à son oreille
" - Allons levez vous... "
Elizabeth ne comprenant plus ce qui arrivait se leva alors, se laissant guider par les deux femmes qui se mirent en devoir de sécher son corps à l'aide de serviettes tièdes... Peu à peu son coeur reprit un rythme normal alors que les deux servantes échangèrent un regard en voyant la manière dont son corps allait encore au devant de leurs mains sans que la jeune fille ne semble s'en rendre compte ...


Après avoir été méticuleusement séchée, Elizabeth fut parfumée, les fragrances nouvelles évoquant quelque fruit inconnu et sucré.
La jeune anglaise fut invitée ensuite à quitter les chaudes vapeurs du bac.
Tout juste un frisson plus tard, sa peau caressée par la fraîcheur de l’air de la cabine, une des dévouées servantes fit passer à Elizabeth les manches d’un fin vêtement noir, fait de la soie la plus délicate. Cette chemise la couvrit des seins aux hanches, comme l’aurait fait une indécente robe trop courte.
Puis l’on passa à Elizabeth une longue robe, au style étrange, fort éloignée de tout ce que la jeune fille avait pu porter jusque là.

Mais au moins celle-ci n’était pas un élément de torture comme pouvait l’être certaines robes, la gaine mille fois trop serrée, qu’elle était encore il y a peu contrainte d’arborer lors des interminables réceptions de son père.

Celle semblait être tissée dans une étoffe rugueuse, et pourtant son intérieur était doux et chaud contre sa peau. Le travail des couturières qui avaient conçues ce vêtement devait se compter en centaines d’heures…
Les femmes rabattirent les pans de l’étrange vêture, qui se refermait comme un manteau, et les mains délicates d’une des servantes nouèrent une ceinture faite d’un tissu pourpre.

La seconde domestique s’affairait à coiffer les longs cheveux d’Elizabeth avec une infinie douceur ; elle les attacha finalement avec deux étranges petites baguettes, maintenant leur volume en un subtil équilibre sur le dessus de son crâne.

Alors que la première domestique s’agenouillait devant la jeune anglaise pour lui faire passer d’étranges chausses , la seconde ajusta sur le lobe des oreilles d’Elizabeth deux boucles aux chaînes lourdes et rutilantes ;
D’un regard elle put noter que les pierres sculptées avec art qui constituait les bijoux devaient valoir une véritable petite fortune…Autre chose que les bibelots qu’aimait arborer de son vivant Jack Sparrow…
Mais cette pensée fut chassée de son esprit car déjà on faisait passer à l’invitée de l’Empress une sorte de par-dessus sans manches, au col large , lui-même rehaussé de pierreries…

Sao Feng tenait décidément à ce que sa captive paraisse devant lui vêtue comme une princesse.
Un tout aussi exotique couvre-chef fut ajusté sur la chevelure d’Elizabeth…Pourpre et noir, ce dernier rutilait aussi de pierreries et semblait compléter sa robe.

Satisfaites de leur travail, les deux domestiques s’inclinèrent, puis invitèrent Elizabeth en lui prenant la main à les suivre vers une mystérieuse porte attenante…

Elizabeth avançait à petits pas, pas encore habituée à la coupe ajustée du vêtement que les servantes l'avaient aidée à passer. Elle savourait la caresse de l'étoffe sur la peau nue de ses jambes, chaque pas causant un nouveau frôlement du tissu qui était plus doux que tout ce qu'elle avait pu porter jusqu'à présent. Les lourds pendants qu'elle portait à ses oreilles oscillaient à chacun de ses pas venant caresser son cou et la ramenant au temps où enfant, elle se parait des bijoux de sa mère pour paraître femme.

Les deux servantes ouvrirent la porte devant elle, la laissant pénétrer dans la pièce. Une fois qu'Elizabeth fut à l'intérieur les deux femmes s'inclinèrent et refermèrent la porte derrière elle, la laissant seule. La jeune femme embrassa la pièce d'un regard, séduite par l'atmosphère feutrée qui y régnait, les bougies artistiquement disposées diffusant une lumière douce et un parfum suave. La pièce dont la couleur dominante était un rouge pourpre légèrement plus soutenu que celui de la ceinture qui fermait son étrange robe . Une couleur chaude.. Induisant le confort et le bien être... Les meubles lui semblaient délicatement exotiques, les sièges comme les tables d'un bois sombre dans lequel des motifs complexes avaient été sculptés. Les fauteuils étaient recouverts d'une sorte d'une étoffe pourpre lui rappelant étrangement celle de ses vêtements mais dont la richesse dépassait tout ce qu'elle avait pu connaitre. Dans le fond de la pièce se détachait un immense lit à baldaquin tout aussi ouvragé que le reste du mobilier. A la différence de toutes les couches qu'elle avait pu voir jusqu'à présent celui ci était très bas et encerclé par des barreaux de bois finement ciselés et une seule ouverture située au pied du lit permettait d'y accéder. Le baldaquin était tout de bois sombre et composés de motifs délicats et complexes que reprenait le couvre lit d'un pourpre presque noir mais orné de fils d'or qui complétait l'ensemble

Elizabeth rougit légèrement à cette vue, réalisant que l'endroit dans lequel on l'avait conduite n'était autre que la chambre de Sao Feng. Gênée elle détourna le regard , rencontrant alors son reflet dans le miroir, découvrant avec surprise une femme richement parée aux pommettes bien dessinées et donc les pendants d'oreille mettait en valeur la ligne délicate du cou. Avant qu'elle n'ait le temps de s'admirer plus longtemps une porte habilement dissimulée dans l'ensemble de la pièce s'ouvrit derrière elle...

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Commentaires (1)

1. Litany 12/01/2008

... Aie aie aie... on sais ce qui va se passer mais... :S

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